‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 119 sur 142 · CCXLIIL LETTRE DE M. DUPRAT · texte numérisé non relu

CCXLIIL LETTRE DE M. DUPRAT

A M, le chancellier,

Monseigneur , avant travaillé à Texecution de la diarge qui m'a este commise, voire avec tels. fruictsj grâces à Dieu, qu'il y a subject de croire que les Eglises ne seront aulcunenient esbranlees par les nou* veaux mouvemens. Attendant que le Seigneur me iasse. k grâce de continuer es proviiïces de Xaintonge et

Mjîm. dx Ditplxmis-Mohrày. Toxx xii. 3a

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Gui,eqne , est^p^ e&tpe ide moa ddbvoir de Êûre euteodv» à voslpe gismdeiir Us plaioctes al crainotes que j'^ai trouvées dans ies Eglises , et qui pourrotent estre capaUes (k leur faire pregter 1 oreille auU affîires qui se présentent , s'il «i y est pounreu : i^ sçaToir , le peu As soing qu'on a eu d'execuler les choses promises , et re* pare^: les gnei^ rç^pris^entes par MM. ks députés feoe» rau|;f:; a^J^rig^€t|lf qiiîIeur«4«AéiiiguereteDeiieeiik composilion de la chambve de Paris, en laquelle sont intere^&ees dix proymces ; 3°. la longueur en ilaquelie on les tiei^ ^np ^p^s efl&im, bqueUe est întenfmtec par plusieurs y n'aveîr eultre hut que de les jetter en uneiiapatience qui lei^r iaict faire quelques escapades, sur lesquelles ont Uw& pwose donner le toit du troo* Ue, pour i^pres continuer au prejudioO'deieurs propre bif^ e( pepçks puJ>licqMp ; 4^ l'iosiauce que les Eglises sonMYf i^i* qw i0 pip# , meanes -par M. le eardi^ nal de Joyeuse £ipprochç des aflhms de la eoart, pour porter lia xqyQç à une discontiouation de ses bonuei TOllpnté^ enwjm Ja «eUigi^. La qononrmnee

du mariage d'Ëspaigue et du voyage de G^pieHie et plusieurs adtres, tels oiiibragei» que ceuU qui sont loing des affaires de la court prennent pour certitudes, n'y ayant aussi faulte de gens qui travaillent à fomenter telles aprehensions et espouva^temens. Leur donnant beaucoup de lustre , et auquel il seroit dangereux qu'ils ne eherchassent à les remédier en eux roesroes, eu quoi, tuûuseigntjiir , ilest aise de remçdier , s'il plaist

à levers ms^^t^, messe^f^rs du fimstiil^ de pm* céder h re]|;eç^tip9i d^^sfts pKpmses^ repafant toitf

grief sans aulcune remise, lesquels sont si peu de ehose, eu esgar4 à ceuUque les ËgUses s'estooneot de de que la diasge -desdiots sieuns doputés leur est ai

▲ IL LE CHANCKLLIER. 499 .

peu fimctueuse , et de ce qu'on tient leur afFaire en telles longueurs, laquelle il eU aisé de leur faire prendre:, pour artifioe, et parée qu'il est à craindre que sur la

déclaration de l'octroi de rassemblée, les provinces, atterees à ToiulM'e de ces mouvemeoSi eu fassent la convocation elles nesmes , semble nécessaire de la pre» Tenir par ung gracieux octroi d'icelle, en lieux et temps couvenaiïie, y ayant toute différence entre une assemblée générale tenene sous rauctorit^ de leurs majestés ,et une aultre convoquée sans leur auctorité; car eu une assemblée ^ octroyer par leurs majestés, se ^ trouveront députés de toutes les provinces, la pluspart desquels sont intéressés au repos , au lieu qu'en une aukre ne se rendroient que les députés des provinces qui sont en quelques fiebvres , qui pourroient manier les affaires plus chaudement, joinct aussi qu'en celle là leurs majestés pourroient /aire trouver , selon la coutume, qiielqu*ung de leurs parts, pour y représenter leurs bonnes intentiotts, au lien qu'en celle ci, eu esgard à leur dignité, et de plus, parée que le temps et le lieu proœderoie&t de leur commandement, au lieu qu'en celle d il seroit Aom peult estre en l'endroict le plus sur du royaulme. J'ai passé à Saulmur pour eooferer Avec IL Duplessis, lequel , selon sa prudence et sagesse accoutumée , «i*a donné de très bonnes instructions pour advertir les Eglises de leur debvpir, lesquelles ont esté agrées de tout eenlx que j'ai vus, et croit que Dieu les bénira aussi eilleurs. Il m*a fiiict voir copie des deux lettres de la royne et de M. de Vil- Jeroy à IL de Robon, et de la response qn'il leur a laicte par M. de Yillette , ensemble celle que ledict sieur jde Eohan à escrite audict sieur Duplessis, pour l'asseu- ^ ner que, suivant les bo«s ad vis qu'il lui a donnés, il

5oo LETTRE DE M. DUPEAT* «le.

persistera à fsûre son debvoir , sans se divertir du service da roy au consentement de la royne^ laquelle bonne nouvelle servira grandement comme elle a fiiict es lieux où j*ai passé depuis Saulmur à raffermir les volontés des Eglises au service de leurs majestés. Voilà, monseigneur, ce que j'ai estimé debvoir estre par moi très humblement présenté à vostre grandeur pour le service de Dieu , du roy et de Testât, dont j'ai retenea copie pour en rendre raison au besoin , etc.

Du i3 febTrier 1614*

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A madame de Rohan.

Madame, j'ai receu la vostre du 1 5, et depuis mott fib de Villarnoultaura eu Thonneur de vous veoir* Mon* ftieur vostre fils m'a donné communication de sa response à la royne par le sieur de Villette ; j'en ai jugé comme vous, et c'est pourquoi je vous donnai advis en passant ici de tenir bride. Souvent j'ai l'honneur d avoir de ses lettres; mais plutost pour demander des nouvelles que des advis, ce qui faict que je suis sobre* Le 16 du présent passa ici le sieur de La Cfaesnaie; et le 2a , M. de Montbason sur revasion de M. de Vendosme. Aussitost j'escrivis à monsieur vostre fils tout ce que j'en avois appris» et non sans lui toucher ong mot de mes sentimens et raisons qui se réduisent à deux poincts ; l'ung puisque nous debvons avoir une assemblée générale, nous ne pouvons préjuger les resoleutions de nos Eglises par nos conseils ou desseins particuliers, i aultre qu'en demeurant dedans les termes de conscience et de debvoir envers leurs suyesté, nous

L£XTR£ D£ Bf. DUPLESSIS, it«« 5oi

pouvons, à la faveur de leurs services, prendre grands avantages. Ce que je dis à propos du discours qu'avec très sain jugement il vous a pieu me faire en vos lettres, sur lequel je vous ajouterai que j'ai dict des raisons au sieur de La Ghesnaie si fortes pour abréger le temps de nostre assemblée, et si concluantes au service du roj p bien de Testât et autre, que je pense qu'on sera bien^ aisé si nous empressons de le nous accorder , ce qtie, madame, vous garderés, s'il vous plaist, à tous seule, etc.

Du a4 febvrier 16 14-

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