A M. MARBAULT
Pour mes r 0,000 livres, uioii fils de Villarnould . persiste que M. le président Jeannin lui a promis par exprès, et plusieurs fois, qu'ils serorent assignés sur la ferme de Loire, et de faict, ils m'esgareroient aultreneiit mon hypothèque , comme naturelle. Je respondrai par le prochain au mémoire de M. Pageot.
Je vous envoyé quattre lettres , dont j'ai esté requis , à messieurs de la chambre, pour certains aôaires de Charbonnières. Vous en ferés la supcrscripiion , j^our les addresser à ceulx: vers lesquels vous e&timerés qu'elles ferait plus d'effisct.
Grimaudet m'en sollicite, lequel m'a fort bien servi en Tafiaire de Mellerao,
Tous vôttft soubviesdrës aussi d'addresser désormais vos lettres en chifires, avec la souscription au sieur Pierre Bouquet, marchand, demeurant à Saulmur. C'est pour déguiser raddresae au messager mesme, etc.
Du 16 aoust i6i3.
CLXIIL — -^iiETTRE
De messieurs de ville de La Rochelle à Jf. Diiplessis.
MOMSiBUA, nous avons receu les lettres qu'il vous a pieu nous eserire au subject de nos divisions, qui nous tesmoignciit la grandeur de vostre charité et la prudence coutumiere de voa conseils. U est certain que le mal qui est parmi nous est extrême , à noslre grand regret, et dont les douleurs nous sont plus sensibles que eombien qu^il se forme par nos propres indispositions, nous préjugeons assës qu'il penit estre prejudii inhle à tous ceulx de nostre profession et sentiment, Ceste considération faict que nous ne pouvons
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que trouver très bon les émotions desquelles vous estes porté pour y chercher les remèdes , et pour ce que nous sommes les subjects sur lesquels les plus violentes passions de ce mal s'exercent, nous croyons vous avoir, monsieur, une extrême -obligation^ de la compassion que vous avés en nostre endroict , et des salutaires moyens que vous nous présentés pour y remédier; sur ce nous vous dirons avec franchise et vérité que quelque droict que nous ayons, fonds en justice, en tiltre et en possession contre le desordre auquel on nous veult porter, que recognoissans que
cculx qiH agissent contre nous cstoient membres de nous mesmes, considérés comme corps, que nous n'avons pas esté si dénaturés à ce qui faict part en nous, que par conférences et amiables compositions nous jfk^'ayons voulleu rapprocher les parties qui s'en séparent; et comme depuis peu messieurs nos pasteurs, par délibération du consistoire, se sont ein- . ployés de nous concilier, nous nous promettons qu'eo représentant ce qui a esté de nos soubmissions , il sera jugé que nous nous somqpes mis en tel deb voir que les gens de bien ne peuvent que louer nos procédures; que si jusques à présent on vous a représenté nos comportemens auitres que la vérité que nous en escrivons , nous vous supplions, monsieur, d'en relever tous les ombrages , et prendre caste créance de nous que pour donner contentement à vos pryeres, satb* faire au vœu de ceulz qui désirent nostre conserva* tion, nous ne serons jamais esloignés de guérir, s'il se peult par nous, nostre propre mal, voire à larelasche de nos droicts, eta
Du 17 aoust i6l3.
A M. DUPLËSSiS.