A MADAME DE ROUAN
Depuis j'ai sceu , par lettres de M. Durand du 9'» qu'il estoit à Sully , et s'acbeuiinoit vers vous. Je pense que iroas aurés jugé, et par là et par aultres circon* stances, qu'il y a quelques choses à esclaircir préalables à l'entrevue , qui est le subject de celles que présentement j'escris au sieur Durand. Vous aurés sceu que leurs majestés sont allées à Monceaux, le conseil chacung chés soi; M. de Bouillon à Sedan. On menace tousjours de transférer le siège de Nismes 'à Beaucaire; mais j'cspere que ce ne sera quune commination; au moins s'est on résolu de ne toucher poinct à rexcommunieation , dont d*abord on disoit vouUoir prendre cognoissance. Je n'ai pas oublié de faire Toir que c'estoit gaster tout, etc.
Du 16 aoust i6i3«
A M. MarbauUj conseiller et secrétaire du rqjr.
M. Marbault , ceste ci respondra à trois vostres du jo% Je pense que les miennes à M. le président leannin, sur le faict de Nismes ^ ne seront venues qu'à propos; et veu qu'on parle tant d'union, je ne me puis assés esbahir que M. de Bouillon en ce subject ait encores tasché de heurter nostre discipline , c'est à dire en elle toutes nos Eglises. De l'aultre part, vous avés recogneu la dureté de M. de Rohan , et nonobstant, M. Durand m'eserit de Sully , du 19% ou il estoit avec lui , qu'il sera le i au Parc , et me convie de m'y rendre au plus tost, sans me donner aulcung esclaircissement de ses intentions , ni vers moi ni vers le public. Vous pouvés penser si les choses se peuvent faire ainsi, et
346 LETniË D£ M. DUPLESSIS
de ([uelie importance il in*est de n'y leucoiiUer pas une troidear; au public mesine, qu'elle ny soit pa& remarquée, et qu'il vaudroit beaucoup mieulx ne* se voîr poinct , cL laisser à penser aulx adversairei> que tout y va bien; cependant j'ai escrit à M. Durand celle dont je tous envoyé copie , par où vous verrës que je ne nie démens poinct de mes procédures accoutuniees. i»es bourgeois vont au pis à La Rochelle, et le corps de ville ne s^ aide pas. J'en receus hier des lettres du consistoire pleines d'affections, mais ils se sentent bien foiUes pour le msA : j'attends ce qiie me pondra le corps de ville. Geste plaie est entreteneoe de divers lieux, mesuie on double que certaines gens, eoubs ombre d'y negotier les dernières de M» de SuUj, mesnagent nultre chose. Nous ne sommes pas à la fin de nos misères, si la miséricorde de Dieu ne uqus prévient. Ma principale appréhension est qu'après Tentreveue qu'on procure , M. de Rôhan ne fiisse quelque nouvelle escapade qui me lembrouille, car il est certain qu'on trame de relier le cercle, prenant subject de ce qu'à faultc de l'avoir continué , les choses promises ne s'effectuent pomct; je plains ceste brouillerie du Palatinat U &ult que ce soit, pour d'aultrcs que les ûWa, de M. de Walsingham; car il n'en eut qu une, mariée et veufve trois fois, de M. de Sidnejr, du comte d'ËssesL et d'ung comte Irlandais. Je doubterois plustost celles de Dudley , parce que M< de Sehomberg, qui peult tout auprès de M. l'électeur, en recherche l'une epeerduement
j ai receu la deelaratioii de M. Lagier tout à propos, car j'attends ici demain le receveur des consignations; vous l'en remercierés de ma part : aussi M. Le Coq, très aiieclionaeement de rimpriuié cpi'il m'envoye.