CLXVIII.—,* LETTRE M. MAKBAULT
^ A Mm Dupkssù,
MoirsEiGirEUR , j'ai receu celles qu'il vous a pieu m^escrire du i6* et 17'. Nous avions sceu, par M. dé
Saugeon, le passnge de M. de RohaD à Tours, et doublions que M. Diirtind vous etist veu en passant II a escrit de Mouron -à M. de KouiPray, comme si vous debviés avoir contentement de celles qu'il vous avoit envoyées; mais ne lui oele' pas que si cest affiiire réussit bien, cf ue sera pas sans une infinité de ilidicultés qu'il aura faileu surmonter ^ tesmoignant au * reste la satis&ction qu'on avott eue de vos lettres; concordamment tous les gens de bien trouvent que n'avës pas eu subject d'en avoir de la response, m du passage dudict sieur sans vous voir , ce qui iaci*litoit sa negotialion. Le député double que ceulx. qui n'auroient peu rompre le voyage de M. Durand , ont pris un g aultre chemin, cestui ci ayant eu trop de bruict, et les ayant rendeus odieux , et qu'ils se sont servis de M. deLaBoulàye, lequel il dict avoir trouvé tout changé devant qu'il partist; et au lieu qu'il avoit tousjours mainteneu qu'il ne leur falloit prendre aulcune liaison avec M. de Bouillon, lui estre veneu de guet à pens et sans aultre préface offrir de faire tout ce qu'il vouldroit ; sur quoi n ayant esté rien respon* deU) il lui feit une nouvelle visite exprès ; enquis sHl en avoit charge de M. de Rohan, respond que non, mais qu'il s*asseuroit de n'estre poinct desadvoué , et voulloit engager le député k lui enfoncer ceste- matière, et lui dire le détail des choses. Ce qu'il ne vouU Msw. DB I^unmfâis-MoEirây. Tom xii.
LETTRE UE M. »IARBAtLT
leut ftire, erojfant que les^kninisbm, aulxqueU il s*en estoit > descouvert , lui avoîeut donné charge de ce £iire pour le faire parler, dont le subit ciiangemejut qu'il avoit veu en lui, lui donne le principal soupçon. ' Cependant il n*avoil poinct veu M. de Rohan, lorsqu'il aesorit à M. Dupiessis. M. de Saugeon a ireu la royiMs» qui Im a fine! Ire» bonne cbertf^ ét lui a tcsmoignë qu'elle auroit grand plaisir de voir M. die Eohan ici, et qu'il y seroit très bien veneu. Le subject de aoB voyagea est» la teneue ici de^slui ei. M. Le Prince a esté fort malade, mais il se porte tfnieuk ; il a esté saigné deux fois. Cela a empesclié madame de La Tremouille de partir phifs tosi; c'est pour demàm (|ue de Charenton elle contineue sén voyage, etc.
ToubUois que le bruici cêwt que d'Alincourt va asire surintendant dés fttianees) aalti^, liéiltenaùt gênerai de Normandie. M. le mareschal de Fervaques li'eit peult plus.
Da a4aoaH 161 3.