‹ Mémoires et correspondance de duplessis-MornayChapitre 90 sur 142 · CXCV.— LETTRE DE M. DE YIELARNOULD · texte numérisé non relu

CXCV.— LETTRE DE M. DE YIELARNOULD

M. Duplessis.

Monsieur, j'ai jugé nécessaire que vous feussiés adverti d'une partie de ce qui se passe en. ce monde ki, avant 'que lessceussiës d'aultre part, afin de vous y préparer; je me restreins donc à ceci, laissant le surplus au sieur Marbault

. La resolution est d*escrire et envoyer partont aulx principaulx et principales communautés. Geste lettre sera communiquée au député, et en substance revient à ceci que sur ces plainctes et demandes du synode de Guyenne, qu'ils disent excéder ce qui est de leur liberté «t vocation, sa majesté, si elle vouiioit user de son auctoritë et justice, leur interdtroit absolument telles asseniLlccs ; Yoire les synodes mesmes, ayant à satisfaire aulx ungs et aulx auitres, tant d'une que d'aukre relligion ; mais que, poussée d*ang désir de paix et de clémence, elle veult passer par dessus; puis leur fera entendre les subjects du retardement et exécution de beaucoup de chosdi promises, esquelles son intention est de faire travailler incessamment et sans délai; quand ils auront communiqué ladicte despescbe, vous Taures incontinent. Tant y a, quelque mine qu'ils fessent, qu'ils sont en allarmes à bon escient. Geste union et ressentiment commung entre tous, sur cest afiaire de Nismes (que le député faict valoir cpmme U doibt , et entre aultres ceste intercession de M. Desdiguieres ) les eslonne ; puis ce qu'ils apprennent du synode de Guyenne, qui parle si hault. Tout cela ei)« jemble les faict penser à eulx à bon esdent M. te

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chancellier entre tous, qui est moins transporté de passion et Fesprît le plus tiède ; M. de Bouillon y est porté pour son interest particulier, qui les eschauflb et leur faîct sentir le péril où ils se jettent. £t en effect, ils reviennent à ce qui a tousjours esté de vos advis; sçavoir : de contenter ks provuices en. exécutant de bonne foi lea choses promises. A eeia «^bo il& sont re« soleiis de mettre k main. Pour cest eiFeefe ont dict à mon liere de leur faire ung œemoii^e de toutes les choses principales qui pourront donner contcntemenb aq ^ gênerai et «particulier de ohaque province , et ce afin d'y mettre prompU ment ordre. Mon frère , dans deux fois vin§^ quattre lieures^ leur en fexs^ juigr .duquel je vous enverrai copia Je remets h M. Marbauk k surpHis.

Pour vos affaires particuliers , je leur ai esté à dos , et mg peu pressés, teUemcnl que le joue devant que cestt nouvelle de Guyenne feost arrivée, vostre afiaire estoit resoieu; M. le président Jeannin m'ayant teneu promesse, et ayant commandé à M. le thresorîer de Test pargne de tous bien assigner, et reaolea entre cub tjue ce seroit sur Tours ou Poictiers; mais M. Marbauit m'ajant dict que ce ne seroit que suc le quartier d'octobre, je YÎens eneores tout presentemenl de faire une batterie que ce feust sur juillet et octobre; ce que M. le président Jeamuu mia pcomifi de laireu M. Harbault ne veuU pas que je m'en aille que tout lie soit délivré, comme je ne ferai. Aussi que je me suis rencontré si heureusement que no&tre s£* taive pour nostre bonne partie se jugecât au moins ung incident principal; maintenant que je vois vosUc àilaire &icte et le temps assés propre, je me suis resoieu de voir si je pourrois riea £einre pour avnir ung brevet de conseiller d'estat; et le sonderai avant que je parte, de

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tant pla$ €^ >6 $çiii& que oe&l Yo&tjra desif , et qu'en temps et lieu eela pourra servir.

M. le prince sera ici après demain; les articles du mariage se signent; il semble que oe costé là prenne le dessus; mais les affiyres de ce monde ici sont fort variables y etc.

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