I. Plfece Justificative, I
a. Nous citerons entre autres ce sonnet, oîi, supposant la marquise au^ pieds de ses juges, on lui fait dire : Pour un crime d'amour, dont je ne suis coupable Que pour aroir le cœur trdp seoslble et trop doux ,
Notice.
qu'elle f lit coutumacei du bénéfice du jiigemenl^ demeurait donc avec son désespoir et sa houle. Di8ons-le cependant : ce n'en était pas une à cette ëpoque. Ce n'élait qu'un iiecideut, une
F infirmité commune à bien dm maris, et qui
.n'exposait le malade qu'a quelques quolibets.
I Lui -même y prétait assez maladroitement:
({ L*autre jonr à table, chez M, du Afans, écrivait madame de Sévigné \ Courcelles dit qu'il avait deux bosses à la télé qui l'empêchaient de mettre une permque : cette sottise nous fit tous sortir de table avant qu'on eut achevé de manger du fruit, de peur d'éclater à son nez: un peu après» d'Olonne* arriva: M. de La
' Rochefoucauld me dit : Madame, ils ne peuvent pas tenir deux dans cotte chambre ; en effet , Courcelles sortit..... n
Dix-huit mois après sa fiiite , madame de Courcelles revint à Paris, et le 20 février 1672, elle se constituait prisonnière à la Conciergerie *. Tant d^audace chez une femme condamnée surprit tout le monde, et donna à réfléchir à ceux-là même qui étaient le plus persuadés de m culpabilité.
Aussitôt le marquis de reprendre la procé dure. Il n*était bruit à ïa cour et à la ville que
u Lettre du ao février 167».