‹ Mémoires et correspondance de la marquise de CourcellesChapitre 18 sur 81 · Lettres dn 9 et z6 mars 167a · texte numérisé non relu

Lettres dn 9 et z6 mars 167a

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i.e président Bouhier ' donna, sur cette seconde phase dïi procès de Sîdonia, des détails qui ne sont pas juîitiliés par les pièces que nous avons sous Les yeux ^ et que nous ne donnons après lui que sous toute réserve « Madame de Courcelles récusa, comme elle l'avait déjà fait, le jut^e de Châleau-du-Loir ; prélendit , comme devant, que les aveux qu'élite avait faits, lui avaient été arrachés par les menaces, auasi bien qu'un testament qu'elle présenta : elle y instituait son mari légataire universel, faisait un legs considérable à sa belle-mère. Le marquis, toutefois, n'était pas en nom dans ce testament; c*était le sieur d'Oiré qui sendjiait être son héritier, mais celui-ci déclarait que madame de , CourceUcs la douairière, aussitôt après le tesr tament fait , avait tiré de lui un acte de renoueiatîon.

Quant au chef principal de Faccnsation , à l'enfant dont elle était accouchée , elle soutenait la fable ingénieuse qui formait le fonds de sa requête du 7 septembre i66y : l'évasion de , son mari des prisons de la Conciergerie , son voyage incognito à Courcelle-Sj la complicité de Rostaing.

Un incident , je me retranche toujours derrière Fautorité du président Bouhier^ vint don*

I . Sult£> lie la rie ûc la marquiBiè âeCottrcetltSi pnbUéo pur M. Cliardoii de lu, Rodiette. Pari», igtj», în-n.

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lier da poids à sa déclaration. Sidonia apprit 4(te Rostaing était caché dans rArsenal, et l'y itanéter : or, M. de Gourcelles en était gou-

Joaqa'à* quel point fut-ce Sidonia qui provoqua rarreetatKNDi de Bostaing ? Les pièces du pffoeès ne nous ne le disent pas. Toujours estil que, d*ime confrontation de Sidonia et deson ^eomptice, devait sortir la preuve évidente de flou innocence ou de sa culpabilité; coupable , aUe était trop habile ou trop bien conseillée pour^Htivoquer sa confrontation. Innocente, elle ne se fiit point évadée après l'avoir provoquée.

Cest ce qu'elle fit cependant * le ag février 1673 *, Uen qu'elle eût dit dans sa priaon : a Je ne crains rien , puisque ce sont des hommes qui sont mes juges. » Grégorio Leti nous donne le détail de son évasion '.

« Une femme de chambre de la marquise , nommée Françoise, et à laquelle j'ai parlé plu- «ours fois, qui avait la lib^é de sortir et entra* dans la prison pour le service de sa maitresse, trouva le moyen de la délivrer, sans s'effirayer du péril dont elle était menacée, d'être fouettée ou pis encore : tant il est vrai que la .fidélité d'un serviteur peut beaucoup. Pendant

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