I. Pi^ justificative, I, 6i
MOTIGJB. 49
fie&ions, qu'mspirait à Wakkenaer * ceette yie si agitée de la marquise de GonroeUes : « Sidonia, diiril, laissait cette [ureuve, ajoutée à tant d'au- Ires, que le seul fondementt certain du bonheur est en nous-méme; et que la naissance, la jîcbefise^la beauté^ legjgrâces, Fesprit^tout ce qu'on ambitionne, tout ce qu'on désire,: sont non-seulement des dons impuissants pour nous cendre heureux, mais peuvent être les pkis fortes et quelquefois les seules causes de notre malheur. Otez à Sidonia un seul des avantages dont elle avait été dotée par la nature , par la fortune, par la famille, et aussitôt vous verresdifrparaître une partie des dangers qui .l'assaillirent au sortir de l'enfance. Ses destinées alors eussent été tout autres, soit que ses jours se fussent écoulés dans la tranquille obscurité du cloître ou dans l'heureuse activité du toit domestique , soit qu'elle eût passé sa vie dans la brillante sphère de la cour , au milieu des luttes et des agitations du monde. »
Il ne sera point hors de propos de donner ici ce que nous appellerons la bibliographie des mémoires et lettres de la marquise de Gourcelles.
I. Walckenaer, Mémoires sur Madame de Sévignéj t. IV, ch. VI, page iS-
Notice.
[l en existe de nombreux mss* Voici ceux que nous avons consultés :
I ms. à la Bibliûtiièque Mazarine, n" 3ooi, iutitulé : Ilisiotre de la vie de fa marquise de CourceîteSy suivie de ses letires amoureuses.
a mss. à la Bibliothèque de L'Arsenal , intitulés : Lettres de madame de C***, n°* 373, et 373 ier^ Belles lettres françaises.
t nu.k la Bibliothèque impériale, intitulé :
Lettres d'Ath, 1675, n" i5^. Fonds Bouhier*
Ce ne sont pas les seuls mss. qui nous soient restés ; je citerai, entre autres, le ms. dit de Millin, qu'a coliationné M. Monmerquéj et que je n'ai pu consulter.
II n'a été donné , avant celïe-ci, qu'une édi* tion des mémoires et lettres de madame de Courcelles, sous ce litre :
f^ie de la marquise de Courceiles, écrite en, partie par elle-même ( Paris j 1808 , in-ia ). Cette édition contient ; un avant-propos de réditeur, Chardon de la Rochette; les mémoires de madame de Courceiles ; la suite de sa vie , par le président Bouhier , de TAcadémie française ; les lettres de la marquise à Du Boulay ; les lettres de Gregorio Leti, relatives à la marquise de Courceîies ; la correspondance de la marquise et de Gregorio Leti ; une notice assez longue sur Gregorio Leti.
Enfin, parmi les auteurs qui se sont occupés
Notice. 5i
subsidiairement de madame de Gourcelles, nous citerons Walckenaer dans ses mémoires sur madame de Sévigné % et M. Sainte-Beuve dans son compte-rendu de cet ouvrage*.
Madame de Monaco en a parlé aussi dans ses mémoires recueillis par M. Alexandre Dumas ; mais nous soupçonnons vivement la galante maîtresse de Lauzun d'avoir , — on nous pardonnera l'expression, — rafraîchi ses souvenirs dans le chapitre YI du tome lY des Mémoires sur madame de Sévigné, publiés en 1848.
Paul Pougin.