LETTRE IV
La marquise de Courcelles à Du Boulay,
Genève.
'ai reçu votre lettre du 6. Je n'ai ^ qu'un moment pour faire réponse, ^ parce que le courrier va partir. Je suis charmée d'apprendre que vous vous portez bien, malgré vos courses fatiguantes. Je m'étais mis dans la tête depuis quatre ou cinq jours que vous étiez malade; j'en étais moi-même à la mort. Je suis très-fâchée qu'il y ait eu des lettres que je vous écrivais d'Athée perdues ; faites-les chercher à la poste, si vous êtes encore à Paris. Je vous ai écrit une fois depuis que je suis ici. Je le ferais à tous les moments du jour, si je pouvais
JffO
COBRËSPONDANGB*
rendre compte de tout ce que je pensaie *pour vous. Adieu; je meurs d'impatience de voir la prophétie de madame de La Fayette * accomplie , et je ne me croyais pas capable de ce que je sens là-dessus. Je sais enfin contente de moi sur c^ qui vous concerne, et G*est dire beaucoup. Àdïeu.