I. Apremont, commune de Varrondissement de Nantoa
(Ain).
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^ORBESPÛNDANCB.
I aurait été pris aussi s'il s'y élait trouvé. Tirez
de là vas conséquences. Personne au monde ne
^ soupçonne ici ce que je suis, et il faot bien que
I je n'aie pas autant de grandeur dans la mine
I ^e vous me le dites quelquefois , pour caclier
I ma noblesse aussi aisément que je le fais,
I A vous dire le vrai, ce chien de nom que vous
m'avez fait prendre n'y contribue pas peu; et
je n'entends autre chose que demander à mon
[laquais : — De quel Beaulieu ta maîtresse^ porte-
l-elle le nom? N'est-ce pas d'un tel, fait de
' telle manière, qui logeait au Marais, ou d'un
I autre que j'ai connu ailleurs? — C'est-à-dire
que je crois n'être pas la demoiselle *? J'écoule
tout cela avec une tranquillité merveilleuse;
I ce pendant j'avoue que ce rôle mo déplaît fort
©t quMl me convient très-mal. DegnVe, hâtez-
[tous de m'en délivrer, et si vous n'a\ez pas
assez de votre impatience , songez à ïa mienne
et entrez bien dans toutes les raisons qui me
Ifont souhailer votre retour. Écrivez-moi tou-
[ jours sous le nom de Beaulieu, et ajoutez-y
{ €hez M, de La trombe, maître de rhôtellerie des
I TrofS'Roh. Je vous envoie encore une lettre
L|K)ur mon oncle ; faites-les-luî donner toutes les
lieux f je vous prie; cela m'est essentiel, non
pas par l'endroit seulement que \ous pensez,
I . On Hait que ce de mot demoiielh âdsig^mit alora toute nmc notile , marlie ou non ixiflrl^«.
Correspondance. 109
mais encore par d'autres plus importants pour moi. Je voudrais bien avoir eu une de vos lettres , afin de vous pouvoir écrire mille choses qu*il faudrait bien que voua sussiez , et que je . n'ose hasarder avant cela. Je voudrais bien que vous pussiez juger par vous-même de quelquesunes. Je viens d'apprendre qu'un courrier qni arrive de Lyon cherche une femme déguisée :
je vais savoir ce que c'est.... C'est une rêverie de mes gens que ce courrier de Lyon.