I. Mme de La Fayette avait prédit le Toyage de Dn Boalay
Correspondance. m
de ce que vous n'avez point encore reçu de mes nouvelles ; je n'ai manqué qu'un seul ordinaire à vous en donner, qui fut le dernier, parce que, n'ayant point reçu des vôtres, je me mis dans la tète que vous deviez arriver le lendemain. Un homme exprès vint de Lyon m'appiH'ter une de vos lettres et cet argent. J'en attends aujourd'hui par le courrier qui arrive à midi, d'tm autre style que la dernière, et j'en ai en vérité besoin. Je vous en envoie encore une pour ce Villars ; je vous prie, donnez-les-lui toutes. On ne peutid me faire aucune violence, ni lui, ni homme vivant. Ce n'est pas que , comme je vou» Pai mandé, il n'y ait ici d^ordinaire uwe grande facilité à prendre les réfugiés, mais j'y 8ui8|;^us heureuse que les autres, et cette étoile qui me fait aimer et servir partout ce qui ne me voit qu'en passant, n'a pas manqué de faire ici son effet ordinaire. Les magistrats y ont donné toutes les paroles nécessaires à ma sûreté et m'ont fait des honneurs infinis. Ceux-là savent mon nom, mais tout le reste ne me connaît que sous celui de Beaulieu, et sur ma bonne mine seule il n y a ici personne qui ne se mette en peine de me faire plaisir, jusqu'à mon hôtesse, qui est une femme d'importance, qui m'a offert non-seulement de me garder chez elle tantque je voudrais, mais qui m'a pressée d'une étrange façon de me servir de sa bourse tout
ti3 Gon&BSPOIinANGB.
autant qu'il me plairait. En vérité, ce sont de fort bonnes gens ; jo ne laisse pourtant pas de m'y ennuyer à la mort. Il en sera sûrement de même partout où vous ne serez pas. La poste arrive dans ce moment» et je re<;oîs votre lettroi Quoi que vous en vouliez dire, les réponj* équivoques de madame de Savoie sont fort ci barrassanles. J'envoie cette lettre à M, do IM rigny, qui vous la rendra à Lyon, Je voi attendrai ici; âme du monde ne m'y connaît que' le magistrat , et je serais fâchée de revenir à Chambéry» La Mazarin est partie d'Aiigsl:>ou pour aller à Munich, en Ba\ière* Au nom ûi Dieu 3 venez bientôt; jo vais mourir de chagrin et d'inquiétude* Si je pars do Genève, je vous le manderai. Il faut toujours que vous y veniez, car c'est votre chemin, et vous y trouverez ou moi, ou de mes nouvelles chez M. de La Combe^ hôtei des Trois-Moh,
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