LETTRE VL
La marquise de Cour celles à Du Boulay,
Qeakrey le a 4 décemtjrc.
e comprends bien aisément que vous |}J ne pensiez plus au chagrin que vous ^ avez senti depuis trois jours; j'en ai 4&^ tant eu moi-même depuis celui qua ,
vcmsia'avez quittée, ^vb jecroiraie ne nen tous defoirlÀ^ssus, si vous ne m -ams peint laissée à Génère. Mais je nfoee me faire honneur des \arwm que fai données à TOtre départ, parœ qu'eues sont intéressées. Cependant, il est vrai qoe je*TWis cfeerche à-tons les moments du jour ; que je suis an désespoir de ne vous plus entendre louer ce que je dis de bon; que je n'ai pas un seul moment d'enfance depuis que vous èees parti, et que, si je ne rentre ee soir dans le goût du violon chez Lucras, qui me donne è souper, je vous prierai de revenir. Je vous envoie une lettre pour Vîïlars, de qui j'en ai reçu qui ne me parient non plus d'argent ni d'affaires que si fêtais €résus. Vous verrez ce que j6 lui écris, et lui ferez tenir ma lettre, s'il vous plaît. Je ne lui mens pas d'un mot quand je le menace de la Conciergerie ; car il est vrai que je rentrerais dans le feu pour me tirer de l'état où je suis, et depuis huit jours que vous ne m'étour^esez pkis, je ne trouve cent fois plus maHieurense que je n'avais encore cru l'être. Je suis fâchée qu'on commence à démêler vos sentiments pour moi et qu'on sache déjà vos courses. Cela m'a empêchée de mander à Vîllars de vous voir sur mes intérêts, car cela, joint à la nouvelle de madame de GouiMsges*' , n'aurai
I. Hademolséne Dogue de Bagnols, nl^ce par sa nlèrie de réponse dn chancelier Le Tellier. Sor mari , Philippe ICm*