‹ Mémoires et correspondance de la marquise de CourcellesChapitre 5 sur 81 · I. Mémoire» de la marquige de Courcelle · texte numérisé non relu

I. Mémoire» de la marquige de Courcelle

a. Voir la pièce justificative, no VI, Lettre de Gregorio Leti.

3. Walckenaer, Mémoiret tur Madame de Sevignéy t. IV, page i53. Paris, 1848, Didot

Notice. 9

de cette intrigue. La belle-mère de Sidonia et sa belle-sœur se prêtèrent à leurs desseins , et l'on vit alors, étrange spectacle, la mère aidant au déshonneur de son fils >, la sœur à la honte de son frère.

Nous avons parlé de la première : arrêtonsnous quelques instants sur la seconde. Catherine de Bonne, issue du premier mariage de Marie de Neufville avec Alexandre de Bonne , comte de Tallard, n'était donc que la sœur utérine du marquis de Courcelles. Elle avait épousé Roger de Hostung de Gadagne, marquis de Charmes et de la Baume, le 17 mai 1648. Elle en eut un fils, le maréchal de Tallard ' .

La médisance et la calomnie formaient le fond de son caractère. Le recueil MS. des chansons historiques nous en a conservé un portrait peu flatteur : « Elle était grande p , friponne, espionne , rediseuse , aimant à brouiller tout le monde et ses plus proches, pour le seul plaisir de faire du mal. D'ailleurs, infidèle et fourbe à ses amants, qu'elle n'aimait que par lubricité, en ayant toujours plusieurs à la fols, qu'elle jouait et desquels elle se souciait peu. x> Nous trouvons dans le même recueil un couplet qui vient à l'appui de ce portrait ; le voici :

Je suis de tous la fidèle interprète Je ne puis rien celer ^

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