LETTRE IL
Du même an mêmtu
Genève.
<u Li de prison, le marquis de Courcelles ne trouva rien de mieux que d'intenter, dans un bref délai -^ un procès à sa femme devant le Parisien l; il l'accusa d'adultère sans nommer les cxïmplices. Elle fut arrêtée, conduite à la Conciergerie; on lui donna une seule chambre pour priison ; et le procès instruit, les accusations du raari furent trouvées justes; Fadul-
lj-:teka 11.
Dei medismu al medtittio.
Gencvtt.
adto (Tttinque ànWt prl^ioiti, H CotccUcSt dl Ik ^ : a brève tempo , non trovando altra rlplcgo , %! tnnase jjroccsso alla mogîle net parlaraento . ai con acctiBd d* ndnUerio »mim nonmrsi, clie In |roTieTale g:1l «Kltilteri, onde con nn cafialHT ddlo steaîJo vonne qnesta atjarnom cou JottA nello Congsrgerle, ft.H»li^mtak^ unn GoLi camtra per prigtoTic, cû în t&nto (ormaXnnl H iirocL*aso fiiroiao trovatc vallide le uccuje del
PfftGE» lUSTlPieATIVBS. 217
tère fut prouvé, le mariage dissous et la marquise condamnée à }a réclusion perpétuelle avec la tête rasée : elle appela de cette sentenee au tribunal criminel de la Tournelle, qui confirma entièrement celle du Parlement.
Pendant ce temps, une femme de chambre de la marquise nommée Françoise, et à laquelle j'ai parlé plusieurs fois, qui avait la liberté de sortir et entrer dans la prison pour le service de sa maîtresse, trouva le moyen de la délivrer, sans s*effrayer du péril dont elle était menacée, d'être fouettée ou pis encore, tant il est vrai qtie ia fidélité d'un serviteur peut beaucoup. Pendant deux jours cette fidèle domestique sortit et entra dans la prison deux ou trois fois par jour, feignant un mal de dents insupportable, et pour cela elle portait ses coiffes très-
m»rito, e provatosi V adnlterio , fU con sentenza posto in libertli del maritaggio il maTchese , e la mardieaa conds»nata ad tma perpétua clatunra , col eapo raso , deUa qotA seotenza ne appellb essa al tribunal criminale délia Tout" nelle, dal quale fh confèrmata in tutto la sentenza data dai parlsmeuto.
In qnesto mentre nna cameriera délia marchesa alla qwde ho pariato pih rolte, dctta Francesea , che areva la Ucensa (V nscire ed entrare dalla prigione per 11 servigl délia padrona, concfainse con qnesta il œezzo di llberarla t senta cnrarsi del manifesto pericolo al qnale tt esponera, d*'e8aMr ftmttata, e qnalche cosa dl peggio ; qnanto è t'ero die 1» fiedeltà in chi serve con zelo pnb mfAto. Per due gfoml danque qucsta aflBdata cameriera nsci ed entrb nella prigione due e tre volte per giorno , llngendo tm mal di denti insopporiabile, ed a qnesto fine andava con 1i snoi velt <!^
3lS
Pièges justificatives
avancées sur son front et sur ses joues, en outre un mouchoir qui tournait d'une oreille a l'autre par dessous le menton, de manière qu'à peine si on voyait les yeux et le nez, elle tenait de plus dans ta bouche une petite balle qui faisait paraître sa jovie gonlîce. Le matin du troisième jour, la mar((ui<îe prit les habits de sa femme de chambre, s'arrangea la tète et la figure de la même manière, et prise par le geôlier pour sa servante, elle eut le bonheur de sortir de prison; comme elle avait beaucoup d*adoraleuri4, l'un d'eux, prévenu de son des- Boin, lui fit trouver une voiture à un endroil déïsigné : la marquise y monta et fit quelques lieues avant que sa fuite fût découverte.
Pendant ce temps, la femme de chiimbre s'enveloppa la tète comme sa maîtresse, se mit au lit et feignit de dormir ; le geôlier étant entré
C4.p<i ben baaid ne! fronte, t hmi aYsmti Ttdla taceÎA ecl hi oltrti un mAianocca clic glrava da una orocclila &iV altni, per mtta il mentô , în incKlo cbe appena si Teduvono ^U occbi cd il iiaso, tenendo ûi plU neUa bocca jiqïi m che bai-^ lotiuEi da nntà partti che U foceu reâor gooflii la guancia, La iDattipa Ac\ tuTza gioniD, pre«l la marchesa gU abltî delIa caiDoriera> e cantraûittoai ddla stesaa imuilura il capo ed il volto^ Htinmta dal carceriere la eerva, ebbe la fortuna d'ituiclr di prtgiuiie^c, corne non le mancAvano dradt^ arYlsatone Vkuo^ la aéra dèl diacgno, e dyiroi*», faU« tnavare uoa carosza ft sel lu un luogo du»l(piato , iKJHtoKi la marcLefia dontro » tece bea moite le^^he prima rhc ai acopriaee k trama.
La caineri^ra , in tanto , si m^BAâ col capo intrâocLatâ , coroe la padrona ^ nel Ictto dl qneata , ângendo di donnire.
Pièces XUST1FIGATIVB8. 219
pour lui apporter son déjeuner, le matin, vers dix heures, leva le rideau de son lit, vit qu'elle dormait, laissa le déjeuner sur la table et sortit doucement de sa chambre pour ne pas l'éveiller.. A une heure après midi (et il y avait juste sept heures que la marquise était partie) , le geôlier revint mettre le couvert pour le dîner, et il la trouva encore endormie ; il ouvrit les rideaux et les fenêtres pour la réveiller, et s'apperçut de la supercherie ; il mit les fers aux pieds de la pauvre servante, et courut en donner avis au premier président, dont le premier mouvement fut de rire ; on parla plusieurs fois dans le Parlement de ce qu'il y avait à âdre, riant quelquefois de cette maligne adresse, et le plus souvent admirant la fidélité d'une seiv vsmte pour sa maitresse. Après deux mois de
Onde entrato il carceriere verso le dieci délia mattliia, per porterie la solita ooUazione , alxata alqoanto la bandlnella del letto, e visto che dormira la crednta marchesa, laaciata la eollazione sopra la tavola, se ne naci di caméra , cheto, cheto, per non itvegli*rla.
Un* ora dopo U mono dl ( ed erano sette ore appnnto che la marcbesa era ftaori di prigione) il carceriere rit<Hni6 per raecomodare la tavola per il pranzo, e trovato che ancora dormtra, ^perte la flnestre e la bandineUa nél volerla srei^Save, si aocorse deU' inganno ; di modo cbe posto nn pan» di ferri ne' piedi alla povera cameriera, corse per dara» a:Tyiso al primo présidente , che di primo lancio si mefse a rldere. Si parlb nel parlamento pih rolte di qnéUo era da farsi, ridendosi talvolta délia sagaoe astmda, ed obmimaioat per lo pih V amore e la fedéltà d* nna serra Ter*o la padrona. Dunqoe dopo due mes! di prigione venne la
■^îo Pièces JusTrpicATiVKS.
prison, la femme de chambre fut relacliée et hamiie; avec ia même fidélîlë, elle rejoignit sa maîtresse à Genève; la marquise eut tout le temps nécessaire poirr accomplir sa fuite et lendrc mutiles les démarches du marquis pour la rattraper^ car il avait fait de jurandes dépenses pour faire courir après elle de tous côtés. La marquise, qui, comme je Fai dit, avait eu suffisamment de t-cmps, tantôt par des chemins détournés, tantôt directement, changeant fréquemment de voiture, arriva à Dijon , où ) s'arrêta peu, et continua sa route pour Ge- *llifVe, toujours accompagna du même favori q\û lui avait procuré une voiture et les hahits nécessaires pour quitter ceux auxquels elle devait de s'être sauvée l'avait pourvue dune autre femme do chamhro et d'argent : après l'avoir mise en sûreté et laissée A V hôtel des
tfaineriera liln?n»tit e biintUtA, e t^m la stcisa fedelti» si portb pol In «xenern dOTe «iipca ch* era l* ptulranA. In tunto In s!giir»rti mnrrlieRa ^rlibB tmopo magtrlute al bisoj^tio, pcr incoinpiTP la «lia fug», p ihîi- rt-tidere iutttUI t«itte Iç «UU^etiJCtr Atà\ mtirthoii* pur tncalscQTla, avendo Nenza ri»t»*iir«Tiio di ftpcae fiitio conrere dJetro, da tnttc U* parti, la jçonte pcr arre^tnrlu.
La itiarcheiwi, ehe, come ho detto, ave va nniUi tempo * bMtftDKa, ora pr-r stTade iinUrptte ort uni dlrctte, eon jklti mtttdîtîonl dl vetture, si pnrt?) in Digiuuo, duve siittia Cèrmnrfei cb« poci>^ »egnl lo ntruda per Gênera, nccompayniiU d» ii m i l ■ ii iiiiifitiiHr MM fiiTiirlto cbu le srevft fiUto tn>v«rtt in ilAiMtHBVRtMMfr»j# K^ï ^^'^^^ neceMNul per ounbljiMl di BéBiabUgo iravcrlB lalvatii, «tie riMFnapro-
vïdnta Û' nitra raiiierlcra e di dt-mirl. «? itoffl meiiî'alA In nobo^
PlàcjS8 JUSTIFICATIVBS. aai
TroiS'Jiois, il s'en alla pour n'être point inconnu.
Comme elle avait vu à Dijon M. le conseiller Chorey, mon patron, il lui avait donné pour moi une lettre par laquelle il me la recommandait; à peine arrivée à Thôtel , elle s'informa de mon adresse, m'envoya la lettre par sa femme de chambre, avec laquelle j'allai de suite la trouver. Je confesse à V. Ex. que je fus ébloui de sa beauté, d'autant plus qu'avec une gracieuse politesse, elle s'avança vers moi pour me saluer en m'embrassant, suivant l'usage français, et me dit : Ne croyez pas, monsieur Leti, que je sois ici pour de mauvaises affaires. Ma raison est que mon mari me veut, et que' je ne le veux pas. Alors je pensai qu'elle était madame de Gourcelles, dont on parlait tant, et je lui répondis : Il y eu a bien d*autres qui
Iftsdatala neU* osteria de' Tre Bfe , se ne litornb in dietro p«r non esser conosohito.
Come aveva yeduto in Diginno il signor consigUerc Chorey, mio grau padrone, le fh da qneato data una letteraccia a me indirizzata, con la quale me la recommandava , onde appena gionta neU' otteria, iafoimatMi délia mia casa mi mandb tal lettera con la sua cameriera, e con la stessa lo andai atrovarla. Gonfesso a V. E. che nel veder tal beUezza reAtoi tatfco al>bagU«to, e tanto piU <die con ana gentil clTiltà, si avTicinb essa sieisa a salatarsii eol tiacto aU* uso francese, e i»oi mi disse : Nim ertielê, tignw Leti, tke «• M» giM por maU affare. La ragioM è «k» il mio tnaritc mi vuoUt 9d t« non lo voglio. Allora mi imaginai esser ^iiesta la signora Gorcelles, délia qaale tanta si pariava, oAde ùMsetamente lo le riqioti ; Ci *ono dêgli €Ulri oke Ui
nfin, Je lui fis quitter rtiôtel, je Lui trouvai un appartement dans ïa maiâon d'une veuve Cropet, je kt menai voir le premier syndic Dupan, et, avec un peu de vanité, je prenais grand plaisir à promener cette dame dans la ville ; tous m'enviaient en me voyant tenir ce soleil dans ma main, et souvent, appuyée sur mon
Gfineva.
. n Bomma la levai dal]' oaterU^ le trovai biionc et&ii2a In casa d'tina t&I vedova Cropct, la ccradassi a redere 11 primo alndlcD Bupaa , e, coD un poco dî mla yanlth, plgllavo a gran ptacere dî posse^Ri^t iiucato signora per la cittk^ Invidiaudomi tutti nel vcdennl tencre titi solo nuUu mano, t spcano iipvogglatc mjl l>racclOt che con la q««l!tîi tlul mlo
Pièces justificatives. aa^
bras, mon habit simple et noir servait de ntia^e pour mieux faire briller un tel astre. La foule était si grande dans les rues pour admirer tant de beautés, qu'il fallait une demi-heure pour •faire cent pas; de manière qu'aveuglé par cette lumière éblouissante, le cœur enflammé, la tète bouleversée par ses suaves paroles, je m'éloignai de mes livres et des lettres. Mais bientôt s'approchèrent d'elle les habits de velours de quelques magistrats plus humains, bien que je fusse pour ma part circumdatus infirmitate; des comtes, des marquis, des mylords et d'autres nobles étrangers, qui, à l'envi les uns des autres, s'efforçaient de briller par leurs habits, se joignirent au cortège et me l'enlevèrent, si bien que la marquise ne pensa plus à moi ; et, voyant les épées d'or et d'argent qui montaient, descendaient ses escaliers, je me
abito sempUoe e nero BérviTO di nebbie a ta! sole per fiirlo meglio rUucere, ed il concorso per yedere tanta bellézza era cosl grande nelle strade, che ci yoleva mesza ora a for cento pasèi. Di modo che abbagliato d* on lame cobI chiaro, infiammato il encre d'nn tanto oggetto, scommosso il capo dalla yaghezza di cosl soayi ooncetti, diedi insensibUmente il bando a libri ed a lettere. Ma fattisi pian piano innaazi le oasaoche di yellnto d* alconi magistrat! pih nmani , ancoTcbè io fossi per la mia parte oircimdatui inhrmiiaiê, ed introdottiai al corteggio e conti , e marcbesi , e milorti , ed altri nobili stranieri, che, a gara gli uni degU altri, si sfOrarano di payonneggiiarsi con abiti, me la rapirono, a segno die non pensando piii a me la marchesa, e le spade d* oro e d^argento che salivano e discendtfyano délia sne scale, mi
aft4
Pièges justificatives.
trouvai obligé de roprcndro ma plume et de conlinaer à écrire dans mon cabiiieL la vie du pnident Philippe IL
Il m'est impossible de trouver des expressions Buffisantcs pour dire à Votre ExceUeiice à quel point celte dame est belle; il faudra doncqu'EUe se œn lente du portiaît que je vais essayer de lui Iracer, Ses yeux sont deux étoiles qui semblent prouver que son visage a été fail clans les ci eux plutôt que vers la terre; il n'y a point de cœur, tel glacé qu'il puisse être, qui ne m glorifie de iie soumettre à ces yeux, qui Ihippent douce* ment, mais qui fout des plaies plus profondes que n'en firent jamais les plus cruels tyrans ; ce sont des dards qui blessent^ des rayons qui éblouissent, des flammes qui brûlent, des bétes féroces qui déchirent, des lances qui tuent.
CerteSj ils sont beaux; à lem^ prcaiiére vue
Gbliçarono a ripîfciîar 1* mia peiinsi, cû aconlinnarc n scrlvcrc iiel tnlii gHbintiittcj lu yJta ûtH prudeiitti FRIppo ]I«
Quanta 4)Qc«ta. diuna hm bella, la. picclolezza àéi. nila giudi&lo non essenâo capace dl fomlr conçut tl aJla panoa per dnmo le dDvutelafmtoaxtota n \\ E. che pi^rù bSiiogiidi cUe &f contcntl chc \a gVxe ne tûcols^ un &Vf\ù a.\ihozzo. I snni {iccbi sc4nbr4&no , al vho» due atellu cUo wrvono dl prova ehe il fluo vcUo piîi cJiQ nellu teir* ïi itiito bibbrlcatci nol cieîo. Alleleggi û\ qucstc lucl ctie ferticono dokËincntc, eau plaida piti prorondii, dl quello clie fecero mai crudeiniente ad altri i tiraanif ncm vi h petto anclie intérrijtlto ed &gg!iJac«i&to che non «i glorii d' inchlnarBegli rlvcrentc. Son dardi clie lerUcï^no, son raggi eh« aUbagliano. aou Qiuiuae dm accendouoj Mn mostrl chc ibraimno, son lancîe clic uccldouo, C«rto il che aon beUl. A i prïmi sguajdl dî quesU occhi, lu
Pièces justifigattybs. ai5
j'ai vu rajeunir des Xénocrates , s'agenouiller des Momus , chanter les Aristarques, s'attendrir des Gâtons , et les Solons pousser du fond du cœur des soupirs redoublés.
Que dirai -je maintenant de ces doux entretiens dans les réunions, de ce trésor de toutes les grâces, de ces lèvres de corail, de ces dents plus belles que les perles, de ce délicieux sourire, enfin de la plus belle bouche que la nature ait jamais formée ! Il faudrait être amant comme Myrtil, pour pouvoir décrire suffisamment bien la bouche d'une autre Amaryllis. Celui qui va la visiter, ne redoute que son silence ; chacune de ses paroles forme une nouvelle âme dans le sein de celui qui l'écoute ; la douceur du nectar coule de cette adorable bouche; elle distille la saveur de la manne, surpasse le goût de la datte, la suavité du miel
ho yednto ringiovenire i Senocrati ; gennfletersi i Momi ; cantar gli Aristarchi , piegarsi i Catoni , e mandar scatoriti dal cuore raddoppiati sospirl i Soloni.
Che dirbora del pih saporoso foyoïnele, del trattenimento dolcissimo nélle oonyersazioiii ; del tesoro di tntte le gracie; délia conca de* yeri coralli; deUa madré perla délie perle pih yaghe ; délia r^gia del riso ; délia pih bella bocca che abhia formata mai la natara. Or qui conyerrebhe esaer amante come Mlrtillo , per poter ben descriyere la booca d* nna Amuillide. Chi ya a yisitarla non teme che del silensio. Da ogni Boa sillaba al forma nna nnoya anima nel petto dl chi r ascolta. In questa adorabUe bocca régna la dolcesxa del nettare ; ordina U sapore délia manna ; signoreggia U gosto del dattolo ; domina la soayità del miele e diapone
PlèCBS lUSTIFfOATIVBS.
et la salutaire substance du sucre. Cicéron, qui Basait par expérience tout oe cjtie valait la bouche d'Aristote j écrivait : gue de cette bouche flécoulaii un fleuve d'or à chaque parole. Eh bien! je ne crains pas de dire que chaque parole qui tombe de la bonche de cette danae, produit une mer de pierres préciensefi; que ceux qui veulent oublier leurs peines aillent récouler, car elle est semblable au temple du dieu des Lydieos, dont on disait que, loreqii'il s'ouvrait, il ôtait à tous les chaînes des soucis et des pluB grands chagrins.
Il semble qu'autour de cette pèche de perles, on recueille les grâces les plus remarquables ; chacune de ses paroles étant une grâce , il n'est donc pas étonnant qne tous les cœurs se coupent autour d'elle, et que les pensées de ceux qui récoutent ne puissent plus la quitter. Je dirai de plus qu'il s'échappe de sa boucho de»
la BAlotlfera BOBtetnen del raccaro. Cicérone, che aveva cspis- Timentato U grau valore délia liocca â' ArUstotele, sctuah ; vhe da quesla Mcaluriva ad ogni accitnto un fiume ê* oro, E , non cnHlo gran colpa il dire che qaeâta aignora sid og^ tua parola riroduce im mare di gemme. Chi vuol flcordartf' degM atfiinni , che cottu ad udtr partar queata bocca , nott âissiiïiilie al tcmplo del dlo de' l^ldl, di cuî fù detto cliit neU* aprlnii sciogUcTa n tiittf le c&tcne dclïo molestlc, 9 deg^lt afflmnt magglori.
Pare che alV intomo di questa pesca dl perle vi si peacamoi lutte 1c gra/ie pllt rlgnardoroU , easendo ogaï sua pan»lii utUL grazla; cltti pcrh non e du maravlglLarsl se al aggruppano l cuori . e si Inchlodano le menti ai ehl Tascolta, Dlrt dl piti cko d-A queata booca esccrno catcne d'oro ognt
PlÈGBS JUSTIFICATIVES. a«7
chaînes d'or comme il en sortait de celle de Mercure pour enchaîner ses auditeurs, et ce qui le prouve, c'est que personne ne pourrait la quitter si on ne s'y trouvait nécessairement forcé par la crainte de se rendre importun.
Ohî mon Dieu, quels frais sourires! quelles fleurs agréables I quelles paroles embaumées I quel paradis terrestre! On voit semé sur son visage quelques petits grains dé petite vérole qui semblent l'émail de pierres précieuses sur une figure d'albâtre; je crois que la nature laissa ces signes gracieux pour prouver qu'elle avait contribué à la formation de cette rare beauté; sans eux, il y en aurait eu beaucoup certainement qui Fauraiènt encensée comme une œuvre plus céleste qu'humaine.
TQlta cl^e 8' âpre, corne aaciYano di queUa 41 Mercurio, per incatenâre gil nditori ; ed h chiara la prova, poichè nessuno pub iHirtiTsi dalla sua presenza, se non molestafo dalla nécessita, che vaol dire, dal timoré di rendersi troppo importune. Oh Dio! c^ierisi odorosil cl^ fiori aggradevoli! che concetti imbalsamati! che paradiso terrestre I seminato nel Yolto, ma ben raro , si yede qualche granello di vaiola, si a di morhUlo, che serve corne smalto digioje, su la fiaceia d' alabastro. Non ho io difBcoltk di eredere che dalla natura si sono lasclati espressamente questi grasiosetti segni , giU ail* estremità deBe guaneie , jper tue yedere che dalla sua parte ayeva contrihnito allaformazione di questa cosï rara beltà, senza di che ri sarebbono molti che, al sieoro, V arrebbono incensata corne opéra pih céleste ehe unuma.
aa8 Pièces justificatives.