LETTRE DE H. DE HARTIGMAC
jugerez sans doule convenable, si les journatix de l'opposition publient ces actes, de donner une explication sur leur contenu.
« Au nombre des questions que vous voudriez soustraire aux délibérations de la Rég;eticc,je vois la dépossession des biens du clergé vendus depuis 18!â0. Jusqu'ici celte question n'en a pas été une. Je crois que les acquéreurs se sont retirés et que le clergé a repris possession sans la moindre diflicuité. Ce qu'il y a de certain, c'est que nous n'avons pas entendu une plainte ni une réclamation. Au reste, le fait ne jugé pas le droit et je pense bien aussi qu'il serait sage d'attendre le retour du roi pour statuer sur le principe.
<' J'ai vu avec bien du plaisir que vous engagiez Monseigneur à faire quelque chose pour M. Eguia et pour M. Calderon. La place de capitaine général et un ordre français dans un rang un peu élevé satisferaient, j'espère, le premier. Le second acceptera avec plaisir les fonctions de conseiller d'État. Gela ne suffit pas. L'un et l'autre ont sacrifié leur fortune. Eguia a une nombreuse famille, et je le crois dans le besoin. J'ai ia certitude qu'une somme de trente où quarante mille francs, qui lui donnerait les moyens d'attendre son traitement de capitaine général, rendrait notre négociation plus facile et empêcherait son mécontentement. Cette somme serait bien employée. La moitié suffirait pour le bon M. Calderon.
« Je dois recevoir aujourd'hui la déclaration de la junte que les sommes qu'elle a reçues lui ont été comptées à titre d'avance et de prêt. J'aurai soin do vous l'envoyer.
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Il Je m'arrête el il est bien temps. J'ai tan t de choses à vous dire qu'il faut bien que je parle longtemps. Excusez-moi en faveur du motif. J'ai l'honneur d'être, etc.
« De Martig:4ac. »
OCCLXni. — I.E COMTE DE VlI.LfcLE A 3. A, R. M"* LE DUC
d'angoulèhe.
«Paris, ïeVi mai 1823.
t< Monseigneur,
« Je remercie V. A. R. de la lettre qu'elle a bien voulu m'adreaser le H de ce mois. Elle sera bien près de Madrid quand elle recevra celle-ci; aussi veux-je n'y mettre que ce qui peut être indispensable à communiquer à Monseigneur.
Il J'ai eu hier une longue conversation avec M. le maréchal. Il est fort disposé à ne pins rien contester ■ de ce qui paraîtra raisonnable à V. A. R. Mais il reste fortement préoccupé et sincèrement affecté du surcroît de dépense que vont causer les doubles dispositions faites pour le mémo service, par suite des achats faits par lui et des obligations contrac- j tées envers Ouvrard. Je crois du devoir et du véri- : table intérêt de S. A. R. de se prêter à tout ce qui I pourra éviter à l'Etal des dépenses inutiles; et je le dis à Monseigneur en toute franchise, parce que je i le connais assez pour savoir que la vérité ne peut | l'oiTenser.
» M. le maréchal prétend avoir àsadispositioudes ! subsistances pour six mois; il me parait très rai- | sonnable que cet approvisionnement serve à la ,