CCLXIV, LE VICOMTE DE CHATEAUBRIAND AU COMTE
DE VU.LÈLE.
(1 Vérone, ce 19 noïembre 1822.
« Vous ne doutez pas, mon cher ami, de toute la part que je prends à la perte que vous venez de faire. Indépendamment de ce qu'elle a de cruel pour vous, elle augmente les difticuUés où vous vous trouvez engagé, en détournant votre attention des affaires. Mais je connais la fermeté de votre esprit; vous ne vous laisserez pas étonner par tout le bruit. Une fois votre parti pris pour la paix ou pour la guerre, vous marcherez hardiracntdansia route que vous aurez cru devoir suivre. La crise des fonds sera courte : s'il y a guerre, un succès les relèvera; s'il y a paix, ils remonteront également. Dans la supposition de la guerre, ce que nous avons fait ici vous servira puissamment, et vous n'êtes point d'ailleurs engagé au delà de ce qui cesserait d'être cas d'absolue néces-
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site. Quant à moi, je ne séparerai point ma destinée politique de la vôtre. Viennent jamais les revers et TOUS verrez si je suis fidèle à mes amis.
« M. de Montmorency se propose de partir demain; Pozzo le suit; moi, je crois que je serai libre dans les premiers jours du mois prochain; j'aurai g;rand plaisir à vous revoir et à vous embrasser. Tout k vous et pour la vie.