‹ Mémoires et correspondance du comte de VillèleChapitre 76 sur 130 · LETTRES DE 3. A. H. MONSIEUR. 2S · texte numérisé non relu

LETTRES DE 3. A. H. MONSIEUR. 2S

tes sentimeDts et les expressions pleines de bonté, dont il lui a plu de se servir à mon égard. Je ne crois pas de les mériter, mais il est infiniment honorable pour moi, qu'un ministre, tel que V. Exe, pense si favorablement sur mon compte, et je la prie d'être persuadée de toute la reconnaissance que je lui en professe.

(( V. Exe. ne se trompera jamais lorsqu'elle me croira animé du zèle le plus sincère pour concourir, eu tant que dépend de moi, à la satisfaction des désirs du Roi, au contentement de son gouvernement, et à. l'bonneur et aux avantages de la France. Je serai toujours prêt à en donoerdes preuves dans les occasions, et je puis bien appuyer la vérité de ces sentiments du témoignage des ambassadeurs deS.M.T.C.àRome,sanscraindred'en être démenti,

« Il me reste à exprimer un vœu à V, Exe, celui d'être honoré de sa bienveillance particulière, La bonne conespondance entre les deux ministères peut contribuer très avantageusement à la réussite des affaires réciproques. J'ai l'honneur d'être, etc.

CCLXXXIV. — s. A. R. MONSIEUR AU COMTE DE VILLÈLE.

« Jeudi soir 6 mars 182). " Je sais, mon cher Villèle, que vous devez voir mon fils demain matin, pour convenir avec lui de tous les arrangements définitifs de la grande opération dont il est chargé '. Je ne vous parlerai pas de ce

:,q,t,=cdbïGoogle

qui concerne la pai'tie militaire. Il suffit à. cet égard de presser et'd'acliver forlement\es boanes intentions du maréchal de Bellune. Maia la partie politique est ce qui vous concerne . M.deTataru ayant refusé,îl faut faire un autre choix. J'ai pensé que le duc de Brissac pourrait peut-ôtre convenir,secondé par M. deMartignac,ot en troisième par M, de Boi8.sel. Pensez-y bien dansvotrebonnctète. Mon filsne proposera rien, mais il acceptera ce qui lui sera proposé au nom du Roi.

« J'ai vu Capelle ce soir et je lui ai parlé avec force sur le détestable esprit des journaux, et sur la nécessité de s'en emparer. Il m'a juré qu'il y faisait tout ce qu'il pouvait, mais que notre ami Corbière avait besoin d'être poussé à cet égard, parce qu'il traitait cet objet avec trop de mépris.

« Ne me répondez pas sur le premier article de ma lettre; mais si vous pensiez que je dusse voir Corbière pour lui parler des journaux et de la garde nationale, écrivez-le-moi tout de suite et je le verrais dans la matinée. Dites-moi aussi si vous avez des nouvelles d'Espagne et d'Angleterre.

« Vous connaissez, cher Villèle, mon amitié et ma confiance.

Page 1