‹ Mémoires et correspondance du comte de VillèleChapitre 91 sur 130 · CCCXVIII. — S. A. R. M"" LE RKO D ANGOULËME AU COMTE DE VILLÈLE · texte numérisé non relu

CCCXVIII. — S. A. R. M"" LE RKO D ANGOULËME AU COMTE DE VILLÈLE

« Vitloris, ce 18 avril 1823.

« Monsieur le comle de Villfele, j'ai reçu ce matin votre lettre du i'i. D'ici à quelques jours je vous enverrai des réponses aux notes que vous m'avez envoyées, soit de voua, soit faites dans vos bureaux. L'intendant de l'arméo étant toujours à Bayonne, ayant fait les marchés avec M. Ouvrard, et n'en ayant aucune copie, je ne suis pas en état de vous répondre aujourd'hui. Qu'on m'envoie ici un homme fort dans ces matières, probe et ayant la confiance du gouvernement : c'est tout ce que je demande. J'ai donné des ordres pour les bulletins et pour le télégraphe. Je vous remercie des nouvelles que vous me donnez; j'espère que l'exécution des ordres que j'ai donnés au général Molitor et au maréchal Moncey ôteroot toute espèce d'inquiétude pour nos frontières. J'espère pouvoir me remettre en marche vers le 5 mai et être à Madrid vers le 25 . Rien de nouveau ici, sinon que l'avant-garde a occupé hier le fort de Pancorbo, où nous avons trouvé trente pièces de canon. L'idée de former une secondé" junte pour la Catalogne et d'y employer M. de Matailorida est impraticable. C'est toujours avec plaisir que je vous renouvelle l'assurance de toute mon estime et affection.

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• LE COUTE DE VILLËLE A M. DE MÂRTIGKAC.

« J'ai reçu, mon cher monsieur, votre iellre du 12, et ne pouvant vous écrire dans le moment, j'ai inséré dans ma lettre à Monseigoeur nos réponses aux questions que vous faites.

« Nous avons cru nécessaire, pour favoriser la formation d'une armée espagnole dévouée au roi et pour préserver le pays des déprédations de nos auxiliaires, de leur fournir, soit pour leur solde, soit pour leur nourriture, habillement et entretien, uno somme déterminée et qui ne leur sera payée que d'après les ordres de M*' le duc d'Angoulême,

« La justice elles formes de notre gouvernement, qui soumettent toutes les dépenses à la sanction des Chambres, nous forcent à donner à cette subvention la forme d'une avance faite par le gouvernement français au gouvernement espagnol. 11 nous parait donc nécessaire qu'après avoir pris les ordres de Monseigneur, et vous être convaincu avec lui que notre idée n'a rien d'inapplicable à ta situation, vous retiriez successivement, de la junte royale, des reconnaissances et obligations remboursables, ainsi qu'il sera postérieurement réglé entre les deux gouvernements, de toutes les sommes déjà payées pour l'armement des troupes espagnoles, et de toutes celles que Monseigneur leur fera fournir dans la suite. Vous pourriez voir avec M. de Caux, si ce ne serait pas le cas de conclure entre la junte au nom de Ferdinand, et M. de Caux au nom de la France,

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une sorte de stipulation qui pât être produite aux Chambres, si c'était nécessaire, et qui entrainerait l'obligation des romboursements, résultant des fournitures ou versements que nous justifierions avoir été faits aux troupes espagnoles.

<( Je pense, quant à la durée de ces fournitures, qu'elle doit être bornée k l'époque où, maitres de Madrid, et le gouvernement provisoire reconnu par une grande partie de l'Espagne, il aura par luimême les moyens de pourvoir par le produit des impôts au paiement de ses troupes.

« Ce ne sera que plus lard, pour coasolidor en Espagne l'ordre que nous y aurons rétabli, qu'on pourra y faire un emprunt avec quelque succès et UD véritable intérêt pour le pays; tout ce qui serait tenté prématurément sous ce rapport, ne produirait que des ressources passagères et trompeuses, détruirait même toutes celles qui existent encore pour préserver d'une ruine prochaine l'ordre que vous auriez établi.

« On a été fort content ici de la proclamation de la junte provisoire; nous sommes au reste très décidés à nous en rapporter, sur tout ce qui regarde l'opinion en Espagne, à ce que Monseigneur approuvera,

<' M. de Loslende a été acquitté et élargi hier. Nous allons le renvoyer à son général et il ne dépendra pas de moi que l'on ne parvienne à la connaissance des motifs qui ont dirigé l'auteur de l'infemale combinaison de cette adresse.

« Avertissez, je vous prie, le général Guilleminot de dater du lieu, du jour et de l'heure, les dépêches

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télégraphiques qu'il nous envoie; ce défaut de date nous met chaque jour ici dans le plus grand embarras.

« Adieu, etc.

" J" DR ViLLÈLE. ..

{xcxs. — le comte de villèle a s. a. b. m"" le duc d'angouléme,

t Paris, le 20 aTril 1823.

« Monseigneur,

" Je reçois votre lettre de Monldragon du 16, et ne puis m'empècher de commencer celle-ci en offrant à V. A. K. les tributs d'admiration et de reconnaissance qui lui sont dus pour la peine qu'elle se donne de nous écrire aussi souvent, au milieu des soins et des fatigues que sa situation lui impose d'ailleurs.

H Monseigneur a raison de redouter que nous n'entravions son service et ne le jetions encore dans de nouveaux embarras pour l'approvisionnement de son année, si nous voulions diriger d'ici une affaire aussi délicate ; c'est pour éviter ce danger que pour toutes les mesures que nous vous indiquons, même pour celles que nous prenons, j'ai toujours le soin de dire à V. A. R. : Voilà ce que nous croyons bien, voilà ce que nous faisons en conséquence ; mais si vous jugez que ces dispositions soient mauvaises, inopportunes, ou seulement exposent votre service à des chances qu'il soit utile d'éviter, faites ce que vous croirez préférable.

« Nous sommes aux anges ici de la belle conduite de l'armée et des dispositions satisfaisantes dans

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LETTRES IlK M. DE VILLÈLE. 353

lesquelles vous trouvez la population espagnole; la noble mission de votre armée va ainsi se trouver accomplie et servir de réponse à la mauvaise disposition de l'Angleterre, et a la méfiance des puissances coatinentates. Jusqu'à présent Tarmée française n'a fait que délivrer l'Espagne du joug révolutionnaire qui lui était imposé ; le peu de résistance de l'armée espagnole, le bon accueil des populations le prouvent. Il faut à tout prix conserver ces deux avantages jusqu'au bout. L'effet, loin de s'affaiblir, doit, ce me semble, aller au contraire en croissant, si V. A. R. continue à maintenir parmi ses troupes la même discipline, si leur passage, au lieu de peser sur les populations, leur est avantageux. Je sens, sous ces deux rapports, combien il importe que notre armée paie tout et puisse toujours tout payer. Aussi prcnds-je toutes mes mesures pour que V. A. R. ait sans cesse à sa disposition les sommes dont elle a besoin, et vous pouvez être en toute sécurité sur ce point. Monseigneur doit aussi l'être sur mon opinion h l'égard des dépenses d'une semblable guerre. Je sais plus qu'un autre que le succès, c'est-à-dire notre propre existence, tient en grande partie à celte dépense elle-même, à l'ordre qu'elle garantit dans l'armée, a. l'appât dont elle doit être pour la population ; et tout grognon que doive être un ministre des Finances à pareille fête, V. A. R. peut être certaine que, saut les abus qui partout sont un mal, loin de me plaindre des dépenses utiles que vous ordonnerez, je serais désolé de voir un seul des résultats que vous pouvez obtenir, reculé d'un jour par une dispendieuse économie.

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« Monseigneur doit savoir déjà que M. de Lostende a été honorablement acquitté, qu'il va repartir pour reprendre son poste auprès du général Guilleminot et que le Roi lui a accordé le grade qu'il réclamait.

« Monseigneur aura lu les discussions du Parlement d'Angleterre ; c'est de l'humeur mal déguisée de perdre l'influence acquise dans la Péninsule au moyen de la révolution espagnole.

Il Stuart vient maintenant nous tracasser sur la proclamation de la junte, qu'on trouve penchant trop vers l'absolutisme ; nous laissons dire et maintenons, pour ce qui nous regarde, la ligne de conduite tracée dans le discours du Aoi.

(1 D'un autre côté, les ambassadeurs d'Autriche, de Aussie et de Prusse se sontréunis chez notre ministre des AfTaires Etrangères, afin de donner leur assentiment à la réunion en Pologne d'une armée de cent mille Russes, avec dénomination d'armée d'observation de la Sainte- Alliance; nous n'avions nul sujet, nul moyen de nous y opposer; seulement il a été unanimement reconnu que cette armée, uniquement destinée à comprimer les révolutionnaires de tous les pays, s'ils étaient (entés par l'occasion de faire quelque nouvelle tentative, ne pourrait être mise eu mouvement que de l'avis unanime des quatre cours alliées. Le seul danger de cette mesure est du côté de l'Angleterre, à qui elle doit inspirer de la méfiance ; elle annonce peu de confiance aussi de la part de ceux qui la prennent; il faut répondre à tout cela, Monseigneur, par la sagesse de vos opérations et par la promptitude du succès, autant que

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cette célérité no sera pas achetée aux dépens de la sûreté.

« On e»t aussi fort inquiet de la manière dont nous traiterons, une fois à Madrid, pour obtenir la liberté du roi ; il parait qu'une fois que V. A. R. sera là, on est décidé à y renvoyer tous les ministres étrangers; il n'y a, ce me semble, aucun mal à cela; mais, ce qui eût été honteux, ce qu'on eût bien voulu, ce qu'on n'a osé nous proposer, je crois, parce qu'on a prévu que le Roi le refuserait, c'était d'avoir ces messieurs près de V. A. R. pendant la campagne comme commissaires de la Sainte-Alliance.

« La "Vendée vient de nous élire un royaliste & Fontenay, un des deux arrondissements qui avïùent nommé M. Manuel.

« La plus grande tranquillité règne dans lo royaume et nous n'avons aucune donnée pour craindre qu'elle soit troublée.

« L'éternel budget va finir demain ou mardi, et passé jeudi il n'y aura probablement plus de séances à la Chambre des députés.

H V. A. R. pourrait nous éviter l'inconvénient que nous venons d'éprouver d'une manière sensible hier : la dépêche télégraphique du 19, de Rayonne, ne nous apprend que les mêmes choses apportées ce matin 20 par l'estafette. Il faudrait que chaque estafette expédiée du quartier général apport&t une dépèche télégraphique datée du lieu, du jour et de l'heure ; que cette dépèche, remise aussitôt son arrivée à Rayonne, nous portât le résumé des nouvelles que nous ne recevrions que trois jours plus tard avec leurs détails par l'arrivée de l'estafette.

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« Od s'impatiente ici de savoir si l'ai'tillerie de siège sera bientôt rendue devant Saint-Sébastien ; si l'on a des équipages suffisants pour faire en même temps le siège de Pampelune. On se sert de tout ce qu'on ne dit pas pour faire courir les bruits les plus absurdes, agioter à la Bourse, faire baisser la rente et nous Atev les moyens de nous procurer les fonds nécessaires à la réussite de nos opérations.

« Mais vous déjouerez toutes ces intrigues, Monseigneur, et la glorieuse campagne que va faire V. À. ït. sera un des plus grands services rendus à l'humanité; car c'est, par ses résultats, du sort du monde que celte guerre va décider,

<f Permettez, Monseigneur, que je continue à vous oiïrir l'hommage de mes vœus et de mes sentiments, etc.

CCCXX(, — s. A. R. M"» LE DVC I>'aNGOULÈME AU COMTE DE VILLÈLE,

« Vittoria, ce 20 arnl 1823.

(• Je viens d'apprr>ndre, mon cher comte, que le général portugais Silveira, chassé de Portugal, s'était réfugié en Espagne avec quelques troupes, qu'il se mettait à la disposition de k junte espagnole et qu'il cherchait à se rapprocher de mon armée. Comme cela pourrait nous attirer la guerre avec le Portugal et que l'Angleterre serait derrière, je n'aurai aucun rapport avec lui avant d'avoir des ordres du Roi. Je demande à la junte de suivre mon exemple et do l'engager à regagner les frontières du Portugal.

La division du général Obert s'est emparée avant hier de Logrono de la manière la plus brillante. Sur la demande des habitants, j'ai fait occuper Bui^os et Bilbao. J'ai reçu ce matin votre lettre et celle du duc de Bellune du 16. Comptez sur toute mon estime et mon alTeetion pour vous.

occxxii. ije comte de villèle à s, a. r. m'* i.e l>uc

d'angoixéme.

« Paris, le 31 avril 1823.

« Monseigneur,

it J'ai toujours des regrets quand je viens détourner V. A. R. des occupations importantes qui pèsent sur elle, pour l'entretenir des sujets qui peuvent lui paraître propres à accroitre les difficultés de sa situation. Mais je prie Monseigneur de considérer que si quelquefois je suis d'avis de repousser des moyens qui paraissent devoir éloigner les embarras du moment, c'est par la prévision des obstacles ou des inconvénients plus graves qu'ils vous prépareraient dans l'avenir.

" A «jourd'hui, c'est d'un projet d'emprunt au nom de la junte royaleespagnole.donton vient dem' entre* tenir, comme d'une chose proposée par M. Ouvrard et pour la réussite de laquelle on dit même que son associé M. Tourlon est au moment de venir à Paris. Je suis sûr que des propositions positives ont été faites à cet égard, et je crois utile de fixer V. A. R. sur les dangers de cette opération.

« Une des plus grandes difficultés que nous au-

rons à vaincre pour consolider Ferdinand sur son trftne et rétablir l'ordre en Espagne, viendra de l'état déplorable des finances de ce royaume.

« On ne pourraypourvoir aux dépenses publiques qu'au moyen du crédit, soit qu'on le fonde sur des impôts, sur des revenus ou ventes de biens ecclésiastiques, autorisées par le clergé et le Pape, soit qu'on use aussi du concours des colonies, pour supporter les chnrges de la métropole.

« Obligé d'user du crédit, on sera entraîné à la reconnaissance plus ou moins complète des dettes déjà contractées. Un emprunt, fait en ce moment, ne pourrait l'être qa'k des conditions tellement onéreuses, que ce serait aggraver la situation au lieu de l'améliorer; mais ce qu'il aurait surtout de funeste au rétablissement des finances espagnoles, c'est que le taux auquel il serait consenti, servant d'antécédent à celui qu'on ferait plus tard, étendrait sur une situation meilleure l'influence de l'incertitude qui domine l'état actuel, et que le traité fait avec les prêteurs d'aujourd'hui vous livrerait à eux sans concurrence pour l'emprunt à venir.

'< Ce sont de singulières gens que ces hommes à argent ; le profil ne décide pas seul leurs actions, ils ont aussi un honneur à leur manière, qui les porte à ne pas figurer dans des opérations de ce genre, après ou même avec tels ou tels ; et je puis assurer, par la connaissance que j'ai d'eux, qu'en faisant aujourd'hui l'emprunt de la junte espagnole, Ouvrard, par exemple, s'assurerait, sans concurrence des principaux banquiers de l'Europe, l'emprunt bien plus important, que vous-même, avant de

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quitter Madrid, serez obligé de voir conclure par le gouvernement de Ferdinand pour sa propre sûrefé,

« C'est pour ménager cette ressource à l'accomplissement du but louable de la mission de V. Â. R. que j'ai été d'avis qu'on vousautoris&tà fournir aux dépenses urgentes de vos Espagnols, au moyen de vos propres fonds; c'est dans la même intention, qu'entendant parler de nouveau des offres séduisantes de M. Ouvrard, j'ai cru devoir en dire mon opinion à V. A. K., en attirant son attention sur les considérations qui me paraissent dominer et décider cette question.

« Hier, après avoir fermé la lettre que j'eus l'honneur d'écrire à V. A. R., M, de Chateaubriand me dit qu'il avait des données pour croire que les Anglais armaient une Soltille pour venir croisei: sur les c6tes septentrionales de l'Espagne. J'en parlai le soir à sir Charles Stuart, qui m'a dit n'en rien savoir. Je donne cet avis à Monseigneur, afin qu'il calcule ses opérations de manière à être en mesure à tout événement, pour n'étro pas inquiété sur ses derrières par des révoltes, ou l'organisation de guérillas, favorisées en Biscaye et dans la Galice par l'espoir de l'appui des Anglais.

« L'occupation de quelques points importants sur cette côte par les royalistes espagnols, s'ils ne peuvent l'être par nos troupes; quelques mesures de précaution contre la prise de Sanfona ou de tel autre port, dont on ne pourrait ensuite débusquer les révoltés qui s'en seraient emparés; enfin ta dts^position de la frégate, qui se rend au Passage, de la croisière d'un vaisseau de ligne et de la Guerrière,

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établie devant le Ferrol, et que Monseigneur pourrait appeler surla partie de cette côte où il pourrait le juger utile : tels sont les moyens que je crois devoir lui indiquer comme propres à garantir du danger, peut-être imaginaire, que je lui signale. « J'ai l'honneur d'être, etc.

n J" DE ViLLÈLE, »

CCCXXUI. — s. A. R. M"" LE Dl!C d'aNGOLLI^MH AU COMTE DE VILLÈLE.

« Villoria, ce 21 avril 1823.

« Monsieur le comte de Villfele, j'ai reçu vos deux lettres des 1(> et 17; la dernière me rassure; elle calme, je l'avouerai, des inquiétudes. Vous me donnez aussi, par celte même lettre, une bonne nou~ velle : vous nous avez préparé des fonds en aboudancc. Je crains seulement que nos moyens de les transporter ne soient pas suffisants. J'en ai souvent parlé à M. Bricogne; il doit vous en écrire.

« Si tous nos approvisionnements avaient élé prêts comme ceux d'argent, nous n'aurions pas été réduits à traiter avec Ouvrard; ce n'est pas que je croie que nous ayons fait une si mauvaise alfaire. Je m'occupe avec soin des détails de ce*trailé. J'ai ordonné un travail complet sur cet objet, et je vous l'enverrai pour vous mettre à même do reconnaître, qu'à l'exception de quelques articles vagues que nous rectifierons, d'un cautionnement considérable en S p. 100 que nous exigerons et que nous obtiendrons, du tarif de l'armée que nous ferons reconnaître au moyen d'un léger sacrifice, au moment du

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