CCCXXIV. M. DE MARTIGNAC AU COMTE DE VILLÈI.E
" Viltoria, le 21 avril 1823.
« Monsieur le comte, un événement grave et qui appelle toute l'attention du gouvernement, est venu embarrasser un peu notre situation politique.
« Le comte d'Amaraute, repoussé du Portugal
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362 AVBIL 1823.
par les troupes constitutionnelles, est entré sur le territoire espagnol. Il vient de faire connaître à la junte provisoire la situation où il se trouve. Il était le 13 à la Pueblade Sanabria, sur les confins del'Estramadure et de la CasUUe. Sa troupe était forte de huit cents chevaux et de deux mille hommes d'infanterie légère avec quelques bataillons de seconde ligne. 11 offre ses services à la junte et demande les ordres de S. A. R,
K La junte m'a communiqué sa dépêche et j'en ai moi-même rendu compte sur-le-champ au prince. S. A. K. a pensé que la situation de la France visà-vis du Portugal ne lui permettait point d'accepter les offres de M. le comte d'Amarante et de lui donner des secours. En conséquence, j'ai adressé à la junte lalettre dont j'ai l'honneur d'envoyer une copie k V. Exe. 11 est tout à fait urgent que le gouvernement nous donne des intructions à cet égard.
« N'ayant point occasion d'écrire aujourd'hui à S. Exe. ie ministre de l'Intérieur, je prends ta liberté de vous adresser «n rapport officiel, que je lui ai annoncé par ma lettre d'avant-hier et que je vous prie de lui remettre après l'avoir lu. Je pense que la publication de ce rapport par le Moniteur serait d'un assez bon eft'et. Vous en jugerez. J'ai l'honneur d'être, etc.
(1 N. B. — J'ai omis de vous dire que la dépêche du comte d'Amarante annonce que les troupes constilutionnelles du Portugal étaient encore à Bragance et n'avaient pas franchi la frontière de l'Espagne.
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