PHILIPON DE LÀ MADELAINE A SUARD
» Paris, à l'Élisée-Bourbon, faubourg Saint-Honoré, 28 pluviôse an xr.
» Je prie monsieur Suard d'agréer les trois bagatelles ci-jointes, qui m'ont occupé et distrait dans les temps fâcheux que nous venons de parcourir.
» J'ai eu l'honneur de lui adresser, en 1784, mes vers patriotiques sur L'éducation du peuple, qui concoururent, avec l'Ami des Enfants, pour le prix d'utilité publique.
» L'Académie a besoin de gens qui travaillent à son Dictionnaire et à sa Grammaire. Deux des brochures que je joins ici annoncent que j'ai quelques connaissances des principes de ma langue.
» Si monsieur Suard pense que ce soient là des titres à une place d'académicien, je le prie d'employer son talent à les faire valoir. Il ajoutera un nouveau prix à l'amitié dont il m'a honoré et il acquerra un nouveau droit à la reconnaissance de