‹ Mémoires et correspondancesChapitre 61 sur 97 · NOËL A SUARD · texte numérisé non relu

NOËL A SUARD

Au citoyen Suard, secrétaire perpétuel de l'Académie française.

« Douai , 28 pluviôse an xi.

» Citoyen,

» Absent pour une mission du gouvernement, et ne pouvant

annoncer que je me mets sur les rangs par les visites d'usage, permettez-moi de m'adresser à vous pour vous prier de présenter à l'illustre compagnie dont vous êtes membre, l'hommage de mon respect et le désir que j'ai, depuis longtemps, de profiter de plus près du secours de ses conseils et de ses lumières. Vous avez été un de mes juges et vous connaissez mes titres. Oseraisje vous prier, d'après l'intérêt que vous m'avez souvent témoigné, de vouloir bien les faire valoir.

» Ces titres sont deux discours couronnés par l'Académie, savoir : l'éloge de Louis XII et celui du maréchal de Vauban ; deux mentions honorables de poésie, dont l'une accompagnée de circonstances assez flatteuses ; je veux parler de Y Ode sur le dévouement héroïque du duc Léopold de Brunswick ; un dictionnaire de mythologie universelle que le public a honoré de son suffrage, ouvrage, à la vérité, moins glorieux qu'utile ; quelques services rendus aux lettres et à la patrie dans tous les postes que j'ai remplis; enfin mon amour pour les lettres, que j'ai toujours cultivées autant que les affaires me l'ont permis; quelque connaissance de la littérature ancienne et moderne, et plus que tout, la confiance dont m'a honoré le gouvernement, en m'appelant à concourir à la restauration de l'instruction publique.

» Agréez, citoyen, l'expression de mon estime et de ma haute considération. » fr. noel. »

Page 1