‹ Mémoires et correspondances du comte de VillèleChapitre 12 sur 158 · LKTTRES 1»R M. I) K C. II AT E AU H U I A N II · texte numérisé non relu

LKTTRES 1»R M. I) K C. II AT E AU H U I A N II

et qui n'a pas aujoimriiui \o moindre danger, « Il paraît maintenant assez probable que, guerre ou non, il y aura nn Congrès. Le prince Esterbazy, ambassadeur autrichien ici, part dans un mois pour Vienne, et il m'a dit qu'il avait la promesse du prince de Metternich d'aller avec lui au Congrès à Florence ou en Allemagne. Ceci, mon cher ami, facilitera ma nomination à ce Congrès. C'est la chose que je désire le plus vivement et que je vous demande; c'est là que j'achèverai d'acquérir dans vos intérêts cette prépondérance diplomatique qui augmente pour moi de jour en jour. Ainsi je marcherai auprès de vous sans vous gêner; je serai sous votre main en cas de besoin ; et si rien n'est encore assez mûr, je reviendrai, après le Congrès, reprendre mon poste en Angleterre avec un accroissement de force et de considération. Je ne vois aucune objection raisonnable à ce plan et d'autantplus que parmi vos ambassadeurs vous n'avez personne. On ne doit pas sous votre ministère recommencer les sottises de Laybach. Ne m'oubliez pas et croyez au dévouement de votre sincère ami. Vos affaires vont bien ici et j'ai pris le dessus: depuis six ans on avait bien mal servi la France.

« Chateaubriand. »

Page 1