CCCXL. S. A. R. h\L DLT. d'aNGOULÈME AU CO-HÏE
HE VILLÈLE
« YilLoria, ce 29 avril 1823.
« J'ai reçu ce matin, mon cher comte, votre lettre du 2."). J'ai choisi M. Regnault pour deux raisons :
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i" p;irc(M|ii(' vous me raviez recomniaiidé ; 2" parce (|u'élaiil à Jîayoïine depuis longlemps, il était parfaitement au fait de toute notre affaire. A présent la chose est faite, il n'y a plus à y revenir. J'ai nommé une commission composée de lui, de M. Bricogne, de (luilleminot et de Bordesoullc, pour examiner le marché Ouvrard et y faire tous les changements qui seront possibles. H. Hegnault écrit au ministre de laGuerre. Je vous demande que ce que j'ai écrit hier sur le duc de Bellunc reste entre vous et moi ; je lui en ai écrit à lui-même aujourd'hui. J'ai repensé à ce que je vous ai mandé hier, et j'ai renoncé à faire marcher le duc de Rcggio sur Madrid. Si quelqu'un y va, ce sera moi, après avoir bien assuré mes derrières. Je n'ai point encore de nouvelles de Saragosse, mais j'en attends d'un moment à l'autre. Les dépèches du duc de Reggio, que j'ai reçues ce matin, me porteraient à croire que l'ennemi a quelques forces sur notre droite dans la direction de Léon ; je le saurai plus positivement d'ici à quelques jours. Pour ce qui est de la marche à Madrid, je ne pourrai y mener que quinze mille hommes, et par conséquent il sera impossible de pousser plus au sud, mais comme cette marche sera plus politique que militaire, j'ai pensé qu'il n'y avait que moi qui pût y aller. Le duc de Reggio a fait partir de Burgos le chef d'état-major du comte d'Amarante qui y était venu; il ne l'a même pas vu. La junte se conduit fort bien à cet égard-là, et a donné tous les ordres que je désirais à ses généraux pour n'avoir aucune communication avec les Portugais. Je vous remercie des meilleures nouvelles que vous
ion AVRIL 1823.
me donnez des dispositions de l'Anglelerre, et de l'assurance que je ne manquerai pas de fonds ; mais j'ai envie de vous gronder pour vos transports, car il me paraît qu'ils ne sont pas plus assurés que ceux du ministre de la Guerre, puisque vous êtes obligé de recourir à nos moyens. Adieu, mon cher comte, comptez sur toute mon estime et affection.
« Louis-Antwi.nk. »