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PAR UN TEMOIN OCULAIRE

A Monsieur le Secrétaire de la Société Historique de Montréal,

Monsieur

En 1844 ou 1845, vers Pépoque où des difficultés s^étaient élevées entre l'Angleterre et les Etats-Unis, au sujet de certaines limites territoriales qui n'avaient pas été jusque là formellement définies, un No. d'un journal anglais publié à Montréal m'étant tombé par hasard sous la main, j'y remarquai une correspondance anonyme appréciant, au point de vue anglais, les engagements, tant de terre que de mer, entre les Anglais et les Américains depuis 1812 à 1815. Les remarques que je vais citer plus loin, sur la perte de la ba-

taille navale du lac Cliamplain, m'étonnèrent singulièrement moi qui avais été pour ainsi dire témoin oculaire du combat, qui en connaissais tous les détails, soit par moi même, soit par le canal de plusieurs de mes amis, officiers canadiens engagés dans cette affaire ; je ne pus m'empêcher d'éprouver un sentiment de dégoût en voyant jusqu'à quel point un écrivain, se donnant pour chroniqueur fidèle des événements accomplis durant cette intéressante période de notre histoire? pouvait fausser les faits et se rendre coupable d'un acte d'injustice révoltante. Le correspondant anonyme, désirant expliquer les causes de la défaite de notre escadre sur le lao Champlain, ne connaissant vraisemblablement pas mieux, cite, entre autres choses, le passage suivant de ''James^ Naval " occurrences ofthe late ivar between Great Britain andlhe " United states : " " AU the Gun-boats, except the " Mur- " ray'*\ ^'Beresford'^^ and another, abandonned the object as- *' signed them : (app. no. 90) that is, ran away almost as soon ** as the action commenced ! AU surprise at this will cease " when it is knoivn, that not one ofthe Gunboats had more " than three seamen on board ; their crews, with the excep- " tion ofa/ew marines in some ofthem, being composed of " a small detachment ofthe S9th. Régiment and of canadian ** militia who spoke the French language only, "

La calomnie était trop atroce pour que je la laissasse passer sans mot dire, et quoique peu versé dans la connaissance de la langue anglaise, j'entrepris, sur le champ, de réfuter cette histoire honteuse, faite sans doute à plaisir par M. James, pour ménager la sensibilité de ses nationaux, aux dépens de braves volontaires dont le seul crime était de ne parler que la langue de leurs aïeux. Je fis donc voir que le Capitaine Daly, du 3me. bataillon de la milice incorporée, employé dans les chaloupes canonnières, avec les officiers et les miliciens de sa compagnie, était le même qui, avec cette même compagnie, s'était distingué l'année précédente, à

Chaleauguay, d'une manière si remarquable ; qu'il s'était volontairement offert, avec ses hommes, au commandant en chef pour armer quelques-unes des chaloupes canonnières sur le lac Champlain ; que des soldats éprouvés, comme l'étaient le Capitaine Daly, les officiers et les miliciens sous ses ordres, courant spontanément à un danger imminent, ne pouvaient être du nombre de ceux qui lâchèrent pied dès le commencement du combat ; j'eus beau citer de mémoire le nombre des morts et des blessés et invoquer un certain Ordre Général, concernant la belle conduite de cette compagnie en cette occasion, je ne pus convaincre qu'à demi les lecteurs anglais, qui, d'ailleurs, trouvaient leur compte dans les faits tels qu'expliqués par James ; il me manquait un document pour ne laisser aucun doute sur l'entière véracité de mon récit , l'Ordre Général auquel je viens de faire allusion. Je fis mille instances auprès de l'adjudant-général de la milice pour me le procurer, mais sans aucun résultat. J'eus pour réponse que cet ordre général ne pouvait se trouver, au bureau de l'adjudant-général de la milice, et que, s'il existait, je ne pourrais me le procurer qu'en ayant recours aux archives du départementdel'adjudant-général de l'armée. Force me fut donc de m'en tenir là, n'ayant pu obtenir de mon travail qu'un demi-succès. Deux ans après j'acceptais la place de député adjudant-général de la milice, et, dans les premières vingt-quatre heures de mon installation dans le département, j'eus le plaisir de mettre la main sur l'ordre général dont on me disputait l'existence deux ans auparavant ! Mais alors il n'était plus temps ; ayant perdu l'à-propos de cette preuA'e, quand j'en avais eu besoin, je dus remettre à une autre occasion le soin de faire connaître la vérité et de venger la mémoire de mes courageux compagnons d'armes indignement traités.

L'an dernier, je crois, ou peut-être l'année précédente, M. Rogers qui a écrit un livre intitulé : '' The vise of Canada

^^ fromBarharism to loealth and civilisation, page 287, ^' répète cette calomnie en ces termes : " The troops cooked "■ away while Downie faught desparetely with a fleet which, ^^ as a whole, was super ior in strenght to his, andwhichwas " rendered eminently superior hy the shameful défection of " the gun-boats manned hy canadian militia and soldiers of " the 39th Régiment.''

Après avoir lu ce passage dans le livre de M. Rogers, je pris la peine de lui faire quelques remarques dans une lettre que je lui écrivis à ce sujet, lui adressant en même temps copie de l'ordre général qui établit si bien le rôle honorable que jouèrent nos compatriotes à bord des chaloupes canonnières sur le lac Champlain, en septembre 1814 ; mais jusqu'ici ma lettre est demeurée sans réponse.

Enfin, dans le cours de la session dernière, une adresse à la Reine, priant Sa Majesté d'accorder la demi-solde aux quelques officiers survivants de la milice incorporée qui ne l'ont pas reçue, ayant été soumise au concours du Conseil Législatif, je crus l'occasion favorable pour rétablir la vérité des faits accomplis sur le lac Champlain en 1814, faits que des historiens ignorants ou malhonnêtes se sont plu à dénaturer. M'étant chargé de faire valoir cette adresse dans le Conseil Législatif, je pus, dans le cours des débats, citer les preuves nécessaires pour mettre dans son vrai jour la belle conduite du capitaine Daly et de sa compagnie durant le combat naval du 11 septembre 1814. Malheureusement, comme cela arrive souvent, je ne pus voir, le lendemain dans les journaux, qu'un sommaire incomplet de ce que j'avais dit la veille, dépourvu des preuves que j'avais données pour établir la vérité des faits.

Maintenant, Monsieur le Secrétaire, comme je vois qu'un des objets de la Société Historique de Montréal, est de travailler " à dissiper les erreurs qui se glissent dans la relation '' des faits de notre histoire, " je crois ne pouvoir

mieux faire que de vous adresser la présente correspondance, afin de placer dans un lieu sûr los pièces justificatives que j'ai découvertes et que j'appuie de la connaissance que je possède moi-même des faits qui se rf^tlachent à la conduite, pleine de valeur et d'esprit chevaleresque, et pourtant si honteusement calomniée, de la compagnie des grenadiers de l'ancien 3e bataillon de la milice d'élite et incorporée. Si comme je le pense, la Société Historique de Montréal considère la valeur comme une des plus belles qualités d'un peuple, et, s'il est admis qu'on ne peut citer de circonstance où cette qualité ait fait défaut chez nos compatriotes, elle n'hésitera pas, sans doute, quand le temps lui paraîtra opportun, de publier les renseignements que je lui envoie, et sur l'authenticité desquels elle peut compter, Je ne tiens nullement à ma correspondance ; la société pourra en extraire ce qui lui semblera propre à décider la question et cela pourrait paraître d'autant plus nécessaire que, si j'en juge par le Ir. exemplaire que l'on a eu la bonté de m'adresser la forme sous laquelle la société présente ses travaux aux lecteurs diffère entièrement de celle que j'emploie dans ma correspondance.

Les écrivains anglais ont employé bien des détours pour expliquer la défaite de notre escadre sur le lac Champlain en 1814; aucun cependant n'a osé avouer la vraie cause : la trop haute opinion que nous entretenions de nous-mêmes et notre peu d'estime de la valeur de nos ennemis. Cette fausse confiance est une erreur bien grande qui a coûté cher à plus d'un peuple, et aux anglais plus souvent peut-être qu'à aucun autre. Tous ceux qui ont connu la bouillante valeur de l'infortuné Downie savent très-bien que ce brave, mais téméraire officier, quinze jours avant la bataille du lac Champlain, déclarait dans un Mess-room à Odell Town, qu'avec la ^' Confiance^'* seule — un de ses navires — il pourrait rosser {lich) l'escadre américaine toute entière ! Et en

effet, que fit-il le jour da combat ? L'armée ne le vit-elle pas<y à huit heures du matin, une lieue en avant de sa flotte, attaquer seul l'escadre américaine, et n'est-ce pas un fait incontestable que le pauvre Downie était déjà mort et son navire complètement désemparé avant que Pring, commandant le " Xmne/," put tirer son premier coup de canon, pour secourir la ''Confiance^'' ? Le " LinneV^ ensuite, et le reste de la flotte, se présentèrent en ordre serré, combattirent pendant deux heures et firent infiniment plus de mal à l'ennemi que n'avait pu faire l'attaque isolée de la " Confiance,^^ et cela longtemps après que ce dernier navire eut amené son pavillon. Pour ce qui est des chaloupes canonnières, voici ce qui arriva : nos compatriotes, dans trois de ces chaloupes, se placèrent dans l'ordre qui leur avait été assigné, et tinrent ferme à leur poste aussi longtemps qu'ils virent le drapeau anglais flotter à bord du dernier navire de notre escadre ; mais notre pavillon étant enfin amené de toutes parts, et tout paraissant alors perdu sans ressource, ils purent, à force de rames, échapper à un ennemi tout puissant et regagner PIle-aux-Noix. Je tiens ces faits de mes amis, le capitaine Daly lui-même et son brave lieutenant. Hercules Olivier. D'ailleurs nous verrons bientôt, par la liste des morts, comparée au nombre respectif des combattants, que nos compatriotes, placés au poste le plus exposé, durent soutenir vaillamment le rude choc des ennemis. Quant aux chaloupes canonnières anglaises, quelques-unes d'entre elles combattirent courageusement, côte à côte de nos compatriotes, mais le plus grand nombre, sous les ordres du lieutenant de marine Rayot, prit la faite dès le commencement du combat, ce qui, il n'est guère permis d'en douter, eut l'effet d'agir comme agent démoralisateur sur l'esprit des équipages de notre escadre.

A la page 2 17, t. II, de l'ouvrage intitulé : "^ History ofthe " Me Province of Lower- Canada by Robert Christie,^^ Pau-

loi

teur, uprès avoir raconté, d'une manière sommaire, ies priur cipaux faits de la malhem-euse expédition de Plattsburgh, ajoute ces quelques remarques : '' Thus terminated the luck- " le$s and humiliating expédition to Plattsburgh^ with the "Zo55 ofthe squadron ( the gun-boatSj oiving to the miscon- ** duct ofthe officer in command {Lieutenant Rayot)^^jexcep' " ted) and five hundred men of the land forces in killed >' wounded and missing. This gentleman^ Lieut : Rayot^ '^ soon a/ter his disgraceful flightfrom the naval action at " Plattsburgh^ disapeared, while under arrest, preparatory '' ^o his trial by a naval court martial^ andivas struck from ." the navy list.''''

Pour ce qui est des observations de M. Rogers que : " The " troops cooked away while Downie faught desparately^^^ il n'y a rien de plus faux ; tout cela n'est que fiction, et il est probable que M. Rogers aura coupé, avec des ciseaux, aussi bien que le reste de son ouvrage, ces remarques de quelque gazette publiée trente ans après la guerre de 1812 : c'est tout simplement une invention faite à plaisir pour noircir la mémoire de Sir George Prévost. Le fait est que l'ordre d'avancer donné au son de la trompette, du clairon et du tambour, se fit entendre dans toutes les brigades composant l'armée aussitôt que parut le premier navire de la flotte au détour de Cumberland-head ; chaque régiment prenant la position qui lui était assignée, à quart de portée du canon des retranchements ennemis, en attendant le mot de commandement qui devait précipiter ses pas à l'assaut ; les batteries anglaises érigées en face des travaux américains se démasquant et ouvrant en même temps leurs feux sur l'ennemi ; et tout cela se passant avant que la " Confiance " eut tiré sa première bordée. Les chasseurs canadiens marchant la gauche en tête, avec la compagnie légère ou Berczy, qui avait perdu, enlongeant la rivière Saranaque, onze hommes tués et blessés, et qui avait repoussé Pennemi chemin faisant.

étaient déjà dans les batteries avant que le Linnet eu paru au détour de Cumberland-head. Le signal pour monter à l'assaut devait être donne par les brigades Robinson et Power, mais ces brigades s'étant égarées dans le bois, après avoir traversé la rivière Saranaque, ne purent, à l'heure convenue, donner le signal de l'assaut; et notre flotte, pendant ce délai, ayant été battue, ordre fut envoyé à ce;* deux brigades de revenir sur leurs pas. Quant aux deux corps d'infanterie canadienne, qui formaient partie de l'expédition, il suffit de dire qu'ils étaient à V avant- garde en marchant sur l'ennemi, longeant le lac Champlain, sous les ordres du major-général Brisbane ; et à Varrière-garde, en reprenant la route du Canada, et que l'ennemi ne put une seule fois, pénétrer leurs rangs soit en avançant, soit en re^ traitant.

Mais revenons aux chaloupes canonnières et au petit dé-^ lâchement canadien qui les montaient : les remarques de M. Rogers nous les ont fait perdre un instant de vue. Sir Georgç Prévost don.^ une dépéclic qu'il écrivait le jour de la bataille, à un moment oia il lui était impossible de connaître tout ce qui s'était passé dans le cours du combat naval, a blâmé, il est vrai, la conduite des chaloupes canonnières, mais ces paror les de blâme sont bien compensées par son ordre général en date du 1er Décembre de la même année, lorsque, mieux renseigné, il crut de son devoir d'accorder un juste tribut de louange à quelques braves qui, autrement, se seraient trouvés flétris en partageant une censure commune qu'ils n'avaient assurément pas méritée. Voici d'abord les paroles de la dépêche à laquelle nous venons de faire allusion : ^^ Scarcehj had hîs Majestifs t roops forced a passage accros " the Barnnac^ and asccnded ihe hdghts on ïchich sland tkc " enemy's loorks, that I had Ihe cxircme mort ifica Hou io '^ hcar ihe shoui of vîciory fromihceneniy^sworks^ in cou- ^ séquence of ihe hriiish jlag heing lowered on board of the

'^ Confiance''' and '^ Linnet " andlo see our Gun-houls scek- " ing iheir safety injîight.^^

Comme nous venons de le faire remarquer, le général en chef, écrivait de son quartier-général le jour même de la bataille ; il ne pouvait donc connaître les détails du combat ; mais plus tard, ayant été mis au fait des circonstances les plus minutieuse, le général Prévost n'hésita plus à rendre justice à qui justice était si légitimement duc, et il lança l'ordre général que voici :

Adjulant-general's Office, Montréal 1 Dec. 1811.

General Order, " The season of tLe year no longer rcquiringthe rétention " of the detachment of the 3d Battalion embodied Militia, " serving in the gun-boats, it is ordered to rejoin the Head " Quarters of the Corps. His Excellency the Governor in " Chief and Cornmander of the Forces, considers it an ac^ Df " justice to Capt. Daly and the officiers and men under his " command, to express the high sensé he entertains of the " laudable zoal which inducedthem, voluntarily to cmbrace " so ardous a brandi of the service and to persévère wilh for- " titude and steadiness in the discharge of its varions duties, " in the performance of which the detachment had one ser- " géant and eight soldicrs killcd and one lieutenant and two " soldicrs wounded in action with the enemy. „

(Signed,) Ed. Baynes, Ad.-Gcn. N. A.

Il est, ce nous semble, bien évident que cet ordre général ne pouvait être destiné à complimenter un détachement de milice, " ne parlant que français ^^'' si ce détachement avait, comme nous l'assure l'historien James, pris la fuite dès le commencement du combat ; d'ailleurs il est clair que lorsque l'on fuit sans combattre, l'on ne se fait pas luer : cela n'a pas besoin de ^commentaire pour se comprendre. La

seule question qui reste maintenant à résoudre est celle-ci i ce détachement s'est-il approché aussi près de Pennemique les bâtiments qui ont le plus souffert, le " Confiance^'' et le " Linnet,^'' montés par des équipages dont la bravoure n'a pas un instant été mise en doute ? Pour répondre à cette question, il n'y a qu'un moyen à prendre, celui d'examiner l'état comparatif des morts et des blessés, eu égard au nombre des combattants, à bord de ces bâtiments et des chaloupes canonnières, montées par la milice canadienne.

Voici l'état officiel des morts et des blessés à bord dea principaux bâtiments de la flotte anglaise, donné par le Capt. Pring à Sir George Prévost, dans son compte-rendu de la bataille du Lac Champlain :

Navires,

Equipages,

Tués.

Blessés.

Confiance

300 hommes

Linnet

Chubb

Finch

On voit facilement que le nombre des hommes tués ^ bord de ces quatre navires, tous armés de marins anglais^ comparé à celui des combattants, est d'un homme sur cha-. que 8 et 9 hommes.

Le détachement, sous les ordres du Capt. Daly, ne s'éle-. vait pas au dessus de soixante à soixante-dix hommes, et il eut 9 hommes tués, c'est-à-dire un homme sur chaque 7 et 8 combattants : le nombre proportionnel de morts se trouve donc en faveur des chaloupes canonnières. Quant à celui des blessés, il se trouve il est vrai en faveur de la flotte, mais cela s'explique facilement. A bord d'un navire l'on combat derrière de murailles de bois dont les éclats blessent, à droite et à gauche, tous ceux qui se trouvent dans le voisinage de la trouée d'un boulet, tandis que dans un^

chaloupe ouverte, il n'y a que ïes boulets seuls qui frappent • voilà la différence qui, d'ailleurs, est parfaitement connue des marins. ..

Il est inutile d'en dire davantage ; les faits que je viens de rapporter parlent pour eux-mêmes plus éloquemment que je ne saurais faire. J'ai cherché vainement, depuis longtemps, l'occasion de laver la tache qu'un faux orgueil, chez quclquc;-'^ écrivains anglais, avait essayé d'imprimer au caractère du Capt. Daly et de ses braves compagnons d'armes, victimes de leur dévouement chevaleresque, et n'ayant pu le faire jusqu'ici d'une manière satisfaisante, désireux en môme temps de pouvoir rectifier une page défigurée de l'histoire de notre pays, j'adresse aujourd'hui avec plaisir les quelques lignes qui précèdent à la Société Historique de Montréal, persuadé qu'elle ne permettra pas qu'une calomnie si odieuse se répète plus longtemps sans être contredite. Le courage anglais est trop bien connu de toute la terre pour qu'il ait besoin de s'étayer sur aucune espèce de fausseté ; et je ne puis mieux terminer cette correspondance qu'en répétant, dans la langue dont je me suis servi dans le Conseil Législatif, les paroles qui terminaient mes remarques sur le même sujet j '^ To attempt to cast a stigma on a brave and gênerons aux- " illiary^for Ihe purpose of iampering national Jeeling, is *' un/air, unjust^ unbritishlike.''^

J'ai l'honneur d'être, Monsieur,

Votre obéissant serviteur,

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