‹ Mémoires et documents de la Société historique et archéologique de ..., Volume 6Chapitre 22 sur 31 · LE FIEF DE LARCHET · texte numérisé non relu

LE FIEF DE LARCHET

Le fief de TArchet, autrement appelé de Tanlay, se trouvait annexé dans la ville de Corbeil, et dans les villages à'Evry-sur'Seine^ Essonne^ Lisses^ Moissy-Cramayel et à Boucornu. La partie située à Corbeil s'étendait entre la Seine et l'Essonne, et comprenait notamment la partie formant la rue de l'Archet^ actuellement rue des Remparts.

Le fief de l'Archet, à Evry, et celui de l'Archet, à Boucornu, n'étaient que des dépendances de ce fief, et se confondaient avec lui.

Il tirait son nom de Tanlay^ de celui de ses premiers seigneurs^ desquels nous avons parlé au chapitre V.

Boucornu est le nom d'une ancienne famille de notre contrée.

Le Cartulairede Saint-Spire, publié par M. Coiiard-Luys (i), contient le texte d'un legs de Jean de Boucornu. Aux termes de ce legs, dont fait foi la charte donnée par Tofficial de la curie de Paris, en juin 1248, Jean de Boucornu, écuyer croisé, devant partir en Terre Sainte, exprimant ses dernières volontés pour disposer de ses biens, légua à Téglise Saint-Spire de Corbeil, en pure et perpétuelle aumône, pour son anniversaire et celui de dame Aveline^ sa mère (lesquels anniversaires devaient être célébrés à perpétuité dans ladite église), le cinquième de la terre, à lui appartenant au lieu dit Boucornu ; il était stipulé que si ses héritiers, à lui Jean, voulaient avoir ce 1/5 de terre, ils seraient tenus de rendre à la dite église 20 sols parisis de revenu annuel, à perpétuité.

Vers le milieu du xvm® siècle, TArchet, à Evry-sur-Seine, dont relevait la terre de Monceau, appartenait à Madame Catherine- Madeleine Pecoil, veuve de M. Charles-Timoléon-Louis de CossÉ, duc de Brissac.

Le fief Lormoyy sis à Evry , relevait du fief de TArchet. Le 30 avril fjTJ^y Pierre-Denis Audiger, écuyer contrôleur ordinaire de guerres, en fit aveu à M. Gaspard de Clermont-Tonnerre (2).

En 1760, le fief de l'Archet de Corbeil était d'un revenu de 150 livres environ (3).

Nous donnons ici d'après les déclarations à terrier faites de 1634 à 1638, devant M«« Hideulx et Clozeau, notaires à Corbeil, Tétat des censitaires, ainsi que l'indication de la consistance de ce fief, ensemble de ses dépen4ances (4).

(i) Rambouillet, 1882, p. 94,

(2) Minute de M* Marsault, notaire à Corbeil.

(3) Abbé Lebcuf, Hist. du diocèse de Paris, XIII, 159.

(4) Le terrier datait de 1559; depuis, plusieurs personnes, tant ecclésiastiques, nobles que autres, ayant refusé ou négligé d'acquitter les droits seigneuriaux, Nicolas Le Jay obtint du roi Louis XIII, le ai juin 1634, des lettres royaux, en forme de terrier, l'autorisant à en constituer un nouveau. Au cours de nos recherches, nous avons eu la bonne fortune de retrouver la minute du terrier, dressé à la requête de Le Jay ; elle est déposée en l'étude de M* Lelong, notaire à Corbeil.

NOMS ET DOMiaLES

Page 1