PAUL DE VOS
Les opinions des biographes de Paul De Vos varient sur Tépoque et le lieu de sa naissance. Houbraken prétend qu il naquit en 1607, à Huist, petite ville située à environ quinze lieues d'Anvers ; Descamps , qu'il vit le jour dans celte dernière cité. Comme il peignit le plus souvent des animaux et des chasseurs, sur une grande échelle, on croit généralement qu'il fut l'élève de Snyders. Il fait preuve de grands talents dans le dessin des scènes qu'il nous représente, et sait rendre la nature avec âme et avec vérité. Ses tableaux sont d'une composition habile, d'un coloris brillant et agréable, et quelquefois d'une exécution si parfaite qu'ils sont ordinairement attribué à son illustre modèle. Il visita les principales cours de l'Europe , et eut successivement pour protecteurs l'empereur d'Autriche et le roi d'Espagne. Quelques-unes de ses plus belles toiles qui ornent le palais de Buen-Retiro, sont citées par Cumberland , dans son catalogue des tableaux de la Galerie royale espagnole, mais sont attribués par lui à Pierre De Vos, qui florissait environ un siècle plus tôt, et dont les compositions sont d'un tout autre genre. A son retour en Flandre, il fut appelé par le duc d'Arschot à décorer son château, pour lequel il exécuta quelques tableaux de la plus grande beauté.
La gravure nous le représente à la fleur de l'âge ; sa figure est énergique et admirable d'intelligence et de douceur. Le dessin en est hardi et soigné. Une fraise à double froncis s'attache autour du cou.
Hauteur, 8 p. H lig. — largeur, 5 p. 7 Va lig.
La tète et le collet sont achevés, mais il n\y a pas la moindre indication du corps ; le fond est plat , des lignes croisées traversent le sommet de la planche , occupent tout le côté droit de la figure et de Tépaule, et prennent une couleur plus sombre, près du contour de la joue. Le cuivre est couvert de raies à gauche de la tète ; les ombres les plus fortes ne sont pas marquées, Veau-forte ayant été étendue pour la seconde fois sur la planche. La première gravure parait avoir été faite sur un cuivre très-tendre , qui ne permettait pas à Facide d'agir avec assez de force ; et Ton dirait qu'on a égalisé avec du vernis certains endroits du fond qui était inégal. Ni bords ni inscription.
Meyssens ajouta le corps, mais son dessin est incorrect et dépourvu d'énergie ; ce portrait fut gravé au burin par Bolswert, qui fut obligé de refaire les mains, beaucoup trop grandes en proportion du reste de la personne. La planche définitive porte cette épigraphe : Paulus De Vos, pictor Yenationum Antverpiâe. Ant. Van Dyck pinxit et fedt aqua forîL
JEAN DE WAEL,
Jean De Wael, natif d*Anvers, étudia la peinture historique sous Tainé des Franck, dont il réussit parfaitement à imiter le style. Il accompagna à Paris Jean Meyer, peintre et graveur, et reçut dans cette ville un accueil brillant. Les quelques beaux tableaux que De Wael avait vus des grands maîtres italiens, firent naître en lui le désir d'un voyage dans leur contrée. Là, à force d'études et de patience, il se créa un genre, dont la beauté éclatante était encore étrangère à ses compatriotes qui , reconnaissant son mérite, le nommèrent après son retour, membre de l'Académie d'Anvers.
L'expression sévère de son portrait, rappelle le style du Titien, plutôt que celui de Yan Dyck. Le dessin de la figure est soigné , mais en même temps remarquable de hardiesse et d'énergie. De Wael parait être dans un âge déjà avancé ; une calotte couvre le sommet de sa tète, et une large fraise lui monte jusque près du visage. Son pourpoint est détaché, et d'une couleur claire ; le bras gauche est levé et porté en avant de la hanche ; la main relève une partie du pourpoint.
Hauteur, 9 p. 5 V2 lig. — largeur, 6 p. 7 lig.
1. Après un examen attentif, on serait porlé à croire qu'une grande partie de cette gravure aurait été, pour l'une ou l'autre raison, effacée de la planche. La main, la manche et la partie inférieure de l'habit ont disparu, et un large espace vide se montre sur l'épaule gauche , immédiatement au-dessous de la fraise. Les ombres les plus fortes de la tète et du collet, ont
mordu de manière à former des trous dans le cuivre. Le fond est gravé au burin. A droite du personnage, il est en simples lignes horizontales ; elles sont croisées au-dessus de la tète. Derrière Tépaule droite on voit quelques colonnes qui semblent être celles d'un péristyle. Pas d'inscription.
2. La manche et la main sont ajoutées ; les ombres qui avaient été marquées, et l'espace resté vide au-dessus de l'épaule, sont refaits au burin. L'épigraphe suivante ; Joannes De Wael, Antverpue Pictor Humanarum figurarum. Anî. Van Dyck fecit aqua fortù