G. H. ef&cées
D. JEAN WAVERIU8 ou VAN DEN WOUWER,
Jean Yan deii Wouwer, issu d*une des plus illustres familles d'Anvers, fut envoyé par ses parents à l'université de Louvain, et résida dans la maison de Juste Lipse. Ce savant célèbre conçut un tel attachement pour son ^ève, qu'il le nomma un de ses exécuteurs testamentaires, confiant à ses soins, Tarrangement de la masse énorme de ses ouvrages inédits. En quittant l'université, Van den Wouwer poussé par son amour de la littérature, et son ardeur pour la science , visita l'Allemagne , l'Italie , la France et l'Espagne, fréquenta dans ces divers pays, la société des plus grands écrivains, et s'y adonna à la recherche de ces antiquités sur lesquelles il avait si souvent entendu son tuteur, discuter avec enthousiasme. Bientôt après son retour dans les Pays-Bas, ses talents et sa probité le signalèrent à l'archiduc Albert qui, le mandant à Bruxelles, le nomma membre de son conseil, et lui confia les missions les plus importantes. A la mort de ce noble protecteur, il fut chargé par l'infante Isabelle d'un message pour le roi d'Espagne, qui lui conféra le titre de chevalier. Ses services furent tellement approuvés par sa maitresse, qu'elle Thonora de sa confiance jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1655. Son protégé ne lui survécut que de deux ans. Il avait publié deux séries de lettres de Juste Lipse, ainsi que des éditions nouvelles de Sénèque et de Tacite, enrichies des notes du savant commentateur.
L'expression de sa figure pleine de calme et de prudence, l'aisance et la noble fierté de son maintien frappent au premi*''
abord le spectateur. Le dessin des traits est d'une extrême finesse, et cette eau-forte est une preuve remarquable des talents de Tartiste, en ce qu'elle réunit d'une manière si parfaite, la vigueur et la délicatesse d'exécution. Un simple collet en toile , se rabat sur le pourpoint, qui s'entr'ouvre à l'endroit de la gorge, et dont on ne voit qu'une très-petite partie; il est garni de boutons et de passementeries. Un large manteau doublé en hermine, entoure le corps; il est jeté sur l'épaule gauche, et se drape ensuite sur la droite , enveloppant le coude dans ses plis; la main dont le troisième doigt est orné d'une bague> retient des papiers; une chaîne d'or entin, retombe sur la poitrine; < ^ ^
Hauteur, 9 p. 1 Vt lig. — Largeyr^ 5 p. ft lig- . . ,
1. Simple eau-forte. La tète exécutée avec une étonnante délïcatesse, et en même temps avec vigueur; le collet très-peu achevé; de la chaîne, des broderies, des boutons, rien que les contours. L'hermine, très-peu indiquée. Quelques faibles lignes
marquent le manteau sous l'épaule droite ; elle-même à peine esquis-
sée; la main omise, ainsi que le fond. Ni inscription, ni bords,
excepté une faible ligne tracée avec le burin, à la partie inférieure ^