‹ Mémoires et documents [microforme]Chapitre 2 sur 25 · tt Titres des Seigneuries · texte numérisé non relu

tt Titres des Seigneuries

imprimés, p. 884, autre concession faite par le même Gouverneur, d’un terrain adjoignant la première concession du 8 Février, à “ Louis de Lauson, Ecuier, Seigneur de la Cilière et de Gaudarville,”? jugeant que le dit Louis de Lauson “se pourrait résoudre à la défense de ce poste, si on Jui voulait accorder ce petit espace de terre et le joindre ensemble,” Cette seconde concession, également donnée au Fort St, Louis de Québec, est du 15 Novembre 1653.

30. Le même jour, 15 Novembre 1653, Jean, Seigneur de Lauson, Chevalier, Grand Senéchal de la Nouvelle-France, et à tous ceux qui ces présentes verront,”., concède à Louis de Lauson, Ecuier, Seigneur de la Citière et de Gaudarville”..., ‘en notre dite Seigneurie de Lauson.” L’acte de cette concession se trouve au Grefle de Québec. fl signe : Delauson, Seneschal.”

40. Le 26 Avril 1653, “ Jean de Lauson, Conseiller Ordinaire du Roi en son Conseil d'Etat, Gouverneur et Lieutenant Général pour Sa Majesté en la Nouvelle-France, en vertu du pouvoir à nous donné par Ja Compagnie de la Nouvelle-France,”” concède à Etienne DeMetz..,,,,., “ d’un côté et d’autre, aux terres par nous concédétes au Sieur de la Citière.”

5o. ‘ Titres des Seigneuries,”” imprimés, p. 99. Dans le titre nouvel, du 10 Juillet 1676, donné par l’Intendant Du. chesneau, concernant la Seigneurie de Longueuil, qui avait été obtenue en trois concessions distinctes, la première en date du 24 Septembre 1657, lequel titre les réunit toutes em une seule, il est dit que cette première concession, qui était de 50 arpents de front sur cent de profondeur, avait été faite

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bar le Sieur de Lauson de la Citière. Elle avait donc été faite après le départ du Gouverneur de Lauson, puisqu'il avait déjà quitté la Nouvelle-France. L’Histoire de lHôtel- Dieu de Québec le fait partir en 1656, (p. 110.)

“ Cette année (c’est-à-dire 1657), dit M. de Belmont» Histoire du Canada, “ M. de Charny cominanda à la place de M. de Lauson, son père, et lui s’en étant allé, M. Daillebout reprit le gouvernement.” (Voir, aussi, Journal des Jésuites, pour 1657.) D’après ce journal, M. de Charny serait parti pour la France, le 18 Sept. 1657, à bord du vaisseau du Capitaine Poulet, et le gouvernement intérimaire aurait été dévolu à M. D’Ailleboust, jusqu’à Parrivée de M. D’Argenson, successeur de M. de Lauson, c’est-à-dire jusqu’au 11 Juillet 1658. (Voir le Journal des Jésuites, et la Relation des mêmes, pour cette même année 1658, p. 17.)

7. Ainsi, jusqu’à cette année 1658, aucun des Lauson ne fut appelé de la Cilière, si ce n’est Louis de Lauson, et je n’ai encore trouvé aucun acte dans lequel son père, Gouverneur de la Nouvelle-France, ait pris le nom de la Cilière, après son arrivée en ‘Canada en 1651 ; d’où je conclus que la seigneurie de la Citière qui, en 1648, appartenait au père, était passée aux mains de son fils Louis, dès avant leur arrivée en Canada, ou du moins dans les cinq jours qui se sont écoulés du 13 Oct. 1651, date de cette arrivée, au 18 du même mois que M. le Gouverneur alla diner avec son fils, M. de la Citière, chez les R. R. P. P. Jésuites.

8: Dans les Régistres de la cure de Québec, à la date du 5 Oct. 1655, se trouve l’acte de mariage de ‘ Louis de Lauson de la Citière, fils de Messire Jean de Lauson, Gouverneur et Lieutenant-Général pour Sa Majesté en ce pays, et de défunte Dame Marie Gaudart, (c’est ainsi que jai pu lire le nom), avec Demoiselle Catherine Nau, fille de défunt Jacques Nau de Fossambault et Demoiselle Catherine Granger.” On a donné ce nom de ‘ Fossambault”? à une seigneur rie qui se trouve en arrière de celle de Gaudaïville.

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‘De ce mariage, étaient nés deux enfants qui furent seule.

-ment ondoyés, et qui, étant morts presqu'aussitôt, furent en-

terrés, l’un le 31 Août 1656, et autre le 8 Novembre 1658. Leur père, Mr Louis de Lauson de la Citière, perdit la vie en 1659. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans le Journal des Jésuites: 1659, Mai 5, versèrent dans un canot, retournant de l’Isle d'Orléans, par un gros vent du Nord-Est, M. de la Citière, Larchevesque et Hierosme.”?

M. Louis de Lauson de la Citière est donc mort sans enfants. Après sa mort, on voit que la seigneurie de la Citière; située en Canada, devint la propriété de son frère ainé Jean, le grand Sénéchal, qui était resté en ce pays.

Mairtenant, quant à ce M Jean de Lauson, grand Séné-

.chal.

lo. Dès le 6 Avril 1652, c’est-a-dire, six mois après son arrivée, on le voit, sous le nom de ‘* Jean, Seigneur de Lauson, chevalier, grand sénéchal de la Nouvelle-France,” faire une concession dans la seigneurie de Lauson. L’acte de cette concession se trouve au Greffe de Québec. Il y signe : — “ Jean de Lauson.” Actes semblables de concession du 20 Avril et du 20 Juillet, du 20 Oct. du 11 Nov. 1652. A l’un des actes du 20 Juillet, il signe :— J, de lauson.” Le 15 Décembre de la même année 1652, il fait une concession semblable à “ Messire Charles de Lauson, chevalier, Seigneur de Charny, Grand Maitre des Eaux et Foréts en la Nouvelle-France, de 8 arpents sur quarante, ‘ situés en notre seigneurie de Lauson.” Le 15 Nov. 1653, il fait à son frère “Louis de Lauson, Ecuyer, seigneur de la Citière et de Gaudarville,” la concession dont il a déjà été parlé. Le 4 Mai 1654, semblable concession ; aussi le 29 Sept. 1654 ; cette dernière concession est faite à Paul de Chomedey, Ecuyer, Sieur de Maisonneuve, Gouverneur de Montréal.” Mêmes concessions sont faites, le ler Février 1655 à Antoine Martin, le 30 Mars à Jean Bourdon, Ecuyer,

Sieur de St, François, et le 20 Nov. à Jean Pré. Enfin, le

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29 Mui 1658, cencession par le même % Jean de Lanson, chevalier, grand sénéchal de la Nouvelle-France,” Crigeant æn fief une concession, en notre seigneurie de Lauson,” en faveur de Jean Bourdon, Sieurde St. François, suivant le vexin le Francais, et à la charge que les appels des Juges qui seront établis sur les lieux, ressortiront pardevant le Juge Provost de notre dite Seigneurie.” Tous ces titres sont au grefle de Quéiee, et tous établissent que la seigneurie de Lauson était passée aux mains de M le Séntchal, Jean de Lauson. Cette seigneurie avait été oi‘ginairemernt concédée à Noble Homme, M. Simon LeMaitre conseiller du Roi, Receveur-Général des Déchues en Normurdie,” par la Compagnie de la Nouvelle-France, L'acte en fut passé a Paris ‘ en l’Hûtel de M. de Lauson, conseiller du Roi en ses conseils, fatendant de la dite compagnie, le 15 Juin 1636,” et au-dessous est écrit : collationné à l'original étant en papier à moi présenté par Me. Jean, Seigneur de Lauson, chevalier, grand Sér£chal de ce pays de la Nouvelle-France, ce fait, à lui rendu par le Notaire Soussigné, le 28e jour d’Aout 1658,” signé Peuvret, nore. (Titres des seigneuries, p. 24.)

9. Nous lisons, dans les Régistres de la Cure de Québec, à la date du 24 Juin 1661 : ont été enterrés ensemble dans l'Eglise, Messieurs Jean de Lauson, Sénéchal du Pays, Nicolas Couillart dit Bellerive, âgé de vingt ans, fils de M. Guillaume Couillart, ancien habitant de ce pays, et Ignace Sévestre dit DesRochers, âgé de 24 ans, lesquels avaient été tués, le 22 du même mois, par les Iroquois.”

‘ Le même jour et la même année, et en même temps, ont été enterrés dans le cimetière aussi ensemble, quatre hommes qui étaient avec les susdits, savoir, Elie Jacquet dit Champagne, serviteur de Mile de Repentigny, Jacques Perroche, Toussaint ————, François-——, serviteurs de M. Couillart.”

On voudra bien me permettre de citer ce que Charlevoix dit à ce sujet, t. 1, p. 348 : M. de Lauson, Sénéchal de la

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Nouvelle-France, et fils du précédent Gouverneur-Général, étant ailé à l’fsle d'Orléans pour dégager son beau-frère, qui était investi dans sa maison, tomba dans une embusca-de. Les Jroquois, qui le connaissaient, et qui souhaitaient avec passion-d’avoir un prisonnier de cette importance, le ménagèirent Quelque temps, ne cherchant qu'à le lasser ; mais voyant Qu'il leur tuait beaucoup de mcn le, ils tirèrent sur lui, et il tomba mort, avant qu'aucun eût osé l’appro

ehcr.”

Le Journal des Jésuites rend compte de l’affaire comme suit : Le 22 (Juin 1661), M. le Sénéchal étant parti un ou deux jours auparavant, avec T ou 8 autres, pour aller donner avis à M. de Lespiné, son beau-frère, qui était allé à la chasse quelques jours auparavant, du danger des Iro quois, le Nord-Est l'ayant empêché de passer outre, s’en alla s'engager dans la petite Rivière de Réné Maheu, où il fut tué avec tout son équipage par les [roquois. Les corps en furent ramenés le 24. La Relation des Jésuites pour Pannée 1661, pp. 4 et 5, contient un récit plus étendu de ce: eombat.

10. Les ‘ ‘Titres des Seigneuries,” nous font voir qu’après ja mort de M. le Sénéchal, M. Jean de Lauson, son père, “ ci-devant Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roi en ce pays,” fit trois concessions dans l'étendue de la Seigneurie de la Citière. Il les fit comme étant le “ tuteur, curateur et ayant la garde noble des enfants mineurs de défunt M. Jean de Lauson, Grand Senéchal au dit pays, propriélaire de la dite Seigneurie de la Citière.” La première faite à Pierre Boucher, Ecuier, Sieur de GrosBois, est en date du 20 Avril 1662. (p. 81). Elle comprend la Seigneurie de St. François des Près, sur le Lac Si. Pierre, La seconde qui est celle de Pisle St. Paul, presque vis-à-vis de Montréal, fut faite, à Paris, le 28 Janvier 1664, à Jacques LeBer, Claude Robutel, Sieur de St, André, et Jean de la Vigne. (p. 124). La troisième est la concession de l’Ile

Ste. HMHéiène et de l'Ilet Rond, vis-à-vis Montréal. EÉile

fut faite à Charles LeMoyne, Sieur de Longueuil, par.ls Sieur de Lauson Charny, “ par billet de lui signé, en date du 30e Mai 1664, aux charges qu’il plairait au Sieur de Lauson y apposer, ensuite de quoi le dit Sieur de Lauson, comme tuteur et ayant la garde noble des enfants mineurs de feu Sieur de Lauson, Grand Swéchal de ce pays, auquel appartlenail la Seigneurie de la Citière, aurait donné et concédé au dit Sieur LeMoyne les dites Isles de Ste. Hélène et Islet Rond... par titre daté à Paris le 20e Mars 1665, signé de Lauson, et contresigné Jeanville, au bas duquel titre le dit Sieur Charny reconnait que la rente portée par icelui est exorbitante et beaucoup au-dessus de ce que lon pourrait exiger pour la dite Concession, et en vertu du pouvoir à lui donné par le dit Sieur de Lauson, il réduit la dite rente à dix livres en argent, par écrit de lui signé, daté à Québec, le 12e Décembre au dit an 1665, (‘ Titres des Seigneuries,” p. 99). Les dates de ces trois concessions sont énoncées dans des T'ires-nouvels, changeant la tenure du Vexin le Français, et donnés par l’Intendant Duchesneau, au Sieur de Longueuil, le 10 Juillet 1676, au Sieur LeBer pour les deux tiers de l’Ile St. Paul, le 18 Juillet de la même année, et au Sieur Crevier, pour St. François des Près, le 10 Octobre 1678. On peut encore ajouter à ces titres nouvels, celui donné, pour un tiers de l’Ile St. Paul, à Claude

Robutel, Sieur de St. André par le même Intendant, le 18

Juillet 1676. (1bib. p. 137.) Dans ces quatre titres nouvels, il est dit que la seigneurie de la Citière avait été réunie au domaine de Sa Majesté. En l’année 1672, au nombre des seigneuries concédées par l’Intendant Talon, il s’en trouve plusieurs qui comprennent des terrains situés dans les limites de cette grande seigneurie de la Citière, sans qu’il en soit néanmoins fait mention. La réunion au domaine avait donc eu lieu de 1665 à 1672, .

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