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cations pour contraventions à nos susdites défenses ou déprédations sur les étrangers qui s'y voudraient habituer, et expulser nous où nos dits sujets, où autrement en quelque façon que ce soit contredire le contenu de ces présentes, troubler, altérer le dit commerce où peuplement des dites Terres sous notre autorité, comme chose qui regarde un ordre, réglement et accroissement de notre Etat, nous nous en sommes retenus et réservés à nous et à notre Conseil la connaissance, et icelle interdite et défendue à tous autres nos Juges et Officiers quelconques.
Et parce que les Sociétés, accords et traités que nos sujets pourraient avoir et faire avec vous sur le commeice, peuplement et distributions des Terres des dites [sles, Côtes et terres fermes des dits Pays leur seront au commencement à grands frais, et que plusieurs de notre Royaume et des plus riches de à pourraient avoir été divertis d'y entrer, par ceraiuta qu'un changement à | aveuir de gouvernement des dits Pays sous notre obéissance, ne leur fit perdre le gain espéré qui leur aurait fait faire les avances nécessaires, et aussi notre intention serait retardée ; nous pour enlever tout prétexte de doute et suspicion, avons valiié et validons dés à préseut comme pour lors, toutes les sociétés, accords, distributions des dites Terres, et autres traités en conséquence des présentes ; promettant iceux et toutes provisions, commissions et expéditions qui seront par vous faites, concernant l'Amérique, continner, asréer, approuver et ratifier et à cette fin de l'entretien du conteuu ci-dessus, et que l'on y ait égard sans jamais rien faire au contraire par nous ni nos successeurs Rois.
Mandons et ordonnons à notre très cher et bien amé oncle le Dac da fendôme, Pair de France, Grand Maître, Chef et Surintendant Général de la Navigation et Commerce de ce Royaume, son Lieuteuunt et tous autres qu’il appartiendra, que sur ces dites présentes ils aient à donner à notre aussi très cher cousin le Due d’Ampville, Pair de France, où à ceux qui seront par lui co mis ou envoyés en l'Amérique, tous congés et passeports que les Navires et Vaisseaux sont obligés de prendre, allant en mer, pour aller et venir, ès dites Terres, Côtes et Isles de l'Amérique, avec les marchandises dont ils seront chargés, et les hommes et femmes qu’on y voudra transporter sans qu’il leur soit fait ni donné aucun trouble ni empêchemeut, et qu’il soit reconnu ès susdits lieux en la dite qualité de Vice Roi, et notre Lieutenaut-Général, représentant notre personne par tout et ainsi qu’il appautiendra,
Si donnons en m.ndement à nos amés et féaux Conseillers les gens tenant Cour de Parlement de Paris, et à tous nos autres justiciers, ofñciers et sujets de quelque qualité et condition qu'ils soient, chacun en ce qui les concerne et regarde, que sans vous arrêter à la surannation de nos dites Lettres Patentes du mois de Novembre 1644, ci-attachées sous le contre scel de notre Chancellerie ni au défaut d'adresse d’icelles vous ayez ensemble 6 s présentes à sa requête, pourstute et diligence à les faire registrer, lire et publier purement et simplement selon leur forme et teneur ès Registres de leurs jurisdictions, pouvoirs et devoirs, et partout où besoin sera, sans y faire aucun refus ni défenses au contraire, nonobstant icelle surannation et défuut d'adresse dont nous avons relevé et relevons notre dit cousin le Duc d’Ampville par ces dites présentes, sans permettre qu’il y soit jamais contrevenu en aucune manière que ce soit ; ains fassent souffrir et obéirtous ceux qu’il appartiendra, et qui pour ce seront à contraindre, nonobstant oppositions et appellations quelconques, pour lesquelles et sans préjudice d’icelles ne voulons être
Lt {l (110 | DU (M FE | 16 [LA IS { UHR 4 \'4 A ! : — Pr PA | F | ‘1 diieie, faisant cesser en tant qu'à eux appartiendia, tons troubles ef ern Qi pêcherments au contra e, ln. ‘ Prions et requérons tous Rois, Potentats, Princes et autres nos bous HUE umis Alliés et Coufédé:és, leurs Ministres, Odiciers et tons autres à al, L HOUR HO SHIOIR, VOUR COCO et & eoOun qui # at Par VOUn COMTNIS ut 1114 délégués toute aide, faveur et asstatance dont 1ls seront re lis poli: l'exé- 4 M eution de ce que d sus, Otfranut d'en faire le si nbluble ou lrequis en À (4 serons. dt d'autant ju le « dites présentes l'on pourr voir nilui en plusieurs et divers Heux, no vouionus qu'au vidunus 'icelles duument collationnées par Fun de nos aimés et féanx Conseillers, Notaires {Us et secrétaires, fui étre ajoutée Comme au piéseut original ; car tel est notre plaisir.
Donné à Laferre, au mois de Juillet, l'an de grûce 1655, et de notre résne le treiziène Sierrié LO Ft plus bas, par le Roi, Dz Loment I L A( an cran cealt en et lune. | R. Oui le Procurenr Général du Roi, à la charge de garder les Ordonnances, Arrêts et Rézr'ement pour Le fait de li Marine, A Paris, en Parlement ce 21 Janvier 155$, Collationné à l'original par moi Consoiller Secrétaire du Roi, do la Vice Royauté et du Conseil de PAmérique, [ Sign Le Coynre, f ( ISAAC DE PAS PAARQUIS DE FEUQUIERES, Le 30 août 1660 le Marquis de Feuquières fut nommé Vice-Roi d'Amérique, à la place de M. le Duc de Damwille. in | M. le Duc de Vendôme était alors Grand Maître, Chef et f , . .
| 114 Surintendant de Ia navigation et commerce de France, 1 1 Re | ne :
WE ayant succédé dans cette charge à Sa Majesté la Reine 1 EN “s ar | mère Régente, en 1650.
‘fl tt En 1661, un arrèt du Conseil d'Etat, portant ré- | | LT vocation des concessions faites antérieurement des Terres ] | | et Pays de Amérique, de PAfrique et des Indes Orientales t : 1414 et qui ne se trouvaient pas établis,” commence par ses pais px roles :
4 100Es ‘ Sur ce qui a été représenté au Roi, étant en son Con- € «14 | n . . = 4 “\ re .
| seil, par le Sieur Marquis de Feuquières, Vice-Roi de PA: j | ta | mérique, que plusieurs particuliers ayant dessein d’établir r 1 } . . . .
il des Colonies Françaises en quelque partie du Continent de 6 LU . . . PAmérique et des Indes Orientales, ou des Isles adjacentes, ; | jai &e., se seraient pourvus par devers le dit Sieur de Feuquiè- É
res, pour avoir ce droit et permission de prendie au nom de Sa Majesté possession des dits postes, &e,7
Sa Majesté ajoute à cet arrêt l’ordre qui suit :
# Louis, &e., &e.—A notre très-cher et bien aimé Oncle le Duc de Vendôme, Pair, Grand Maître, Chef ct Surintendant Général de la navigation et commerce de France, et notre amé et féal Conseiller en nos Conseils d'Etat et privé, le Sieur Marquis de Feuquières, Vice-Roi, et notre Lieutenant-Général représentant notre personne dans toute l’étendue de lPAmérique, tant Méridionale que Septentrionale, et à tous Gouverneurs de nos places maritimes, Officiers et Juges de l’Amirauté qu'il appartiendra : Sazur: Nous vous mandons et ordonnons par ces présentes, que l’Arrêt ce jourd’hui rendu en notre Conseil d'Etat, vous ayez à faire publier et aflicher dans tous les Hivres et Ports des provinces maritimes de notre Royaume, Places, Habitations, Hàvres et Ports tenus par nos sujets aux dits pays de PAmérique, à ce que personne ren prétende cause d’ignorance, et tenir la main ferme à l’exécution d’icelui selon sa forme et teneur, Donné à Fontainebleau, le 16 Août, Pan de grâce 1661, et de notre règne le 19e. Signé, LOUIS.”
Dans le récit de son voyage en France, sous le gouvernement de M, D’Avaugour, M. P. Boucher parle de ce Vice- Roi et dit :
‘ J'ai oublié de dire que M. deLauson étant repassé en France, en 1657, et fesant ses visites à Paris, alla voir M. le Marquis de Feuquières qui était pour lors Vice-Roi de toute l'Amérique ; et en parlant de l’état du pays et de la guerre que les Iroquois nous y fesaient, il lui raconta le siége des Trois-Rivières ; lui fit voir ia lettre que je lui
avais écrite après le départ des ennemis et le compte que je lui rendais de tout ce qui s'était passé. M. de Feuquières, surpris de cet évènement, demanda à M. de Lauson quelle récompense on n'avait donnée. Il lui répondit: aueune, si ce n’est le commandement de la place, qui me fesait honneur, mais ne portait aucun profit. M. de Feu-
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quières rêc m'envoyer des lettres de noblesse, pour m'encovrager à bien faire mon devoir contre ces infidèles, et il me les envoya en 1661, avec une lettre très-gracieuse pa: laquelle il m’exhoiiait à continuer de bien servir le Roi et le pays. Il me promit de parler de moi au Roi, et de me faire connaître de manière qu’il ferait ratifñier tout ce quil venait de faire en ma faveur. Mais il fut disgracié trois ou quatre mois après; c’est pourquoi, lorsque je ius arrivé en France, l'ayant 6t6 voir, il me témoigra qu’il érait bien facné de n'être plus en état de me servir auprès du Roi.”
Nous lisons dans un article publié dans le Journal Générai de l’Instruction publique, 18 avril 1846, sur la publication des Leltres inédiles des F'euquières, ?” tirées des papiers de famille, par Etienne Gallois, Leleux, libraireéditeur :
‘ Isaac de Pas, fils de Manassès, devint Lieutenant des ‘armés du Roï, Conseiller d'Etat ordinaire et Lieutenant- Général de P£vèché et Province de Toul. En 1660, il tut ‘envoyé en Amérique en qualité de Vice-Roi, et en 1672 chargé de diverses négociations en Allemagne.”