‹ Mémoires et documents [microforme]Chapitre 5 sur 25 · À ., LA LA · texte numérisé non relu

À ., LA LA

El même n’avait demandé la propriété de l’Ile de Montréal que : 11] . .

dl dans l’espérance d’en retirer un jour de grands avantages

1 pour sa famille, ne put écouter paisiblement une proposition

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qu'il jugeait si contraire à ses intérêts ; et à toutes les ins-

‘ances de M. de la Dauversière il ne répondit que par des rebuts. Le mauvais succès de cette première négociation au lieu de ralentir le zèle des Associés, sembla n’avoir servi qu’à le rendre plus ardent. Ils arrétèrent entre eux que M. de la Dauversière ferait un second voyage en Dauphiné; que M. de Fancamp qui ne pouvait se joindre à lui cette fois, lui donnerait une procuration pour accepter la donation de l’Ile au nom des deux, ce qu’il fit le 12 Juillet de l’an 1640, et qu'enfin le P. Charles Lallemant, Jésuite, accompagnerait M. de la Dauversière, pour presser lui-même M. de Lauson. Ce voyage eut tout le succès qu’on s’en était promis : car M. de Lauson, par acte du 7 Août, passé à Vienne en Dauphiné, céda purement et simplement à M. de Fancamp et à M. de la Dauversière l’Ile de Montréal aux mêmes conditions qu’il Pavait reçue.”

18. Si mes données sont exactes, et J'ai toute raison de croire qu’elles le sont, (du moins j’en indique les sources,) il s’ensuit que le No. 1 sans nom de baptême, dans le “ Dictionnaire des Hommes Iilustres” de M. le Professeur Bibaud, et de son “ Panthéon Canadien,” et le No. 2 du Dictionnaire, à l’article des Lauson, ne comprennent qu’un seul et même individu, et non pas deux, c’est-à-dire, comme Pexprime le susdit No. 2, ‘ Jean de Lauson, Gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France pour le Roi et la Compagnie ;”” que le No. 5 et le No. 6 du Dictionnaire sont erronés, en ce qu’ils nous présentent deux individus, tandis qu’il n’y a eu qu’un M. de Lauson de Chamny, qui est le No. 4 du Panthéon Canadien. Mais ce No. 4 est aussi erroné, en ce qu’il fait revenir M. de Charny de France en 1657, tandis qu’au contraire c’est cette même année là qu’il passa en France, où il fut ordonné Prêtre, et d’où il ne revint qu’en 1659. Il s’ensuit encore que le No. 8 du Dictionnaire et le No. 2 du Panth£on, “ François Louis de Lauson,” ne sont

pas exacts, en ce qu’ils nous présentent un seul et même in-

dividu, tandis qu'ils devraient nous en présenter deux, Fran-

çois et Loui:; François, qui est celui du No. 5 du Panthéon, Conseiller au Parlement de Bordeaux, qui n’est pas venu au Canada, et auquel fut originairement concédée la seigneurie de la Citière, mais qui ne fut jamais Seigneur de Gaudarville, quoiqu’en disent le susdit No. 3 et le susdit No. 5; et Louis, qui n’est appelé que Louis dans tous les actes que jai vus, qui fut seigneur de Gaudarville, et qui fut aussi appelé de la Citière, lorsqu'il vint en Canada. Où M. Bibaud a-t-il puisé pour faire l’article 2 du Panthéon ? “ François Louis de Lauson, Gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France pour le Roi et la Compagnie. Il se fixa en Canada, et eut la garde noble des enfants du suivant (le Sénéchal) après sa mort” Ce Gouverneur est encore à venir. Ce fut M, Jean de Lauson, ci-devant Gouverneur, qui eut, après la mort de son fils, le Sénéchal, la garde noble des enfants de ce dernier.

Le No. 3 du Panthéon, “ Messire Jean de Lauson,” le Grand Sénéchal, est aussi erroné, en ce qu’il le dit fils de François Louis de Lauson, Gouverneur, et encore en ce qu’il le décrit Chevalier de Charny. Le Chevalier de Charny était M. Charles de Lauson qui, après la mort de sa femme, Louise Giffard, embrassa l'Etat Ecclésiastique. C’est le No. 6 du Dictionnaire. Le No. 4 de ce même Dictionnaire est exact : “ Messire Jean de Lauson, Chevalier, fils du Gouverneur, Grand Sénéchal de la Nouvelle-France, tué dans un combat contre les Iroquois.”?

19. M. Bibaud dit que le Prêtre, M. Charles Lauson Charny est mort le 22 Avril 1673. Si c’est le cas, alors le “ Monsieur de Lauzon” dont il est fait mention dans la concession ci-devant citée du 20 Janvier 1676 par M. de la Martinière aux RR. PP. Jésuites, comme logeant alors ‘ au Collége de la Rochelle,” pourrait fort bien avoir été un des fils du Grand Sénéchal. L’on a vu que M. l’Abbé Ferland dit qu’un fils du Sénéchal passa en France.

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