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* L'entrée de Dile, Angélique de Lauson, Sœur de la K. ère St. Charles eut lieu en 1675. Cette bonne mère fut un prodige de vertu. Elle vivait si détachée du monde qu’elle avait peine à entretenir la moindre correspondance avec Mesdames de Lauson, ses tantes ; et quand M. de Champigny, Intendant ou autres parents venaient lui faire visite, elle était toujours ingénieuse pour trouver le moyen de s'éloigner. Comme Madame de la Peltrie, elle lavait les filles sauvages, les peignait de ses propres mains, les instruisait avec une patience d’Ange, et les servait nuit et jour durant leurs maladies. Elle mourut en 1732, à 72 ans (1), 55 ans de profession. Après chaque élection, elle allait trouver la Mère Supérieure lui demander la grâce de lui donner l’oflice le plus bas qu’il y eut dans la maison.
“ Dile. Marie Magdeleine de Lauson fut obligée, pour l’arrangement de ses affaires temporelles, de retarder sa profession religieuse. Cette cérémonie n’eut lieu qu’au 14 Septembre 1672. Lainée (2) de ses sœurs, Marie Anne de Lauson, qui était alors pensionnaire, altendait l’âge requis pour l'entrée du noviciat. Dieu la retira si subitement de ce monde, qu'on n’eut pas le temps de lui administrer les sacrements, Le 13 Novembre 1672, elle mourut à linfirmerie des Religieuses.??
(1) Cet âge répond à peu près à celui d'Angélique de Lauson, qui fut baptisée sous ce nom le 23 Janvier 1661. Ayant, à sa mort, 55 ans de profession, elle a dû être reçue en l'année 1677, à l'âge de 16 ans.
(2) I y a ici une erreur évidente, Cette Marie Anne de Lauson ne pouvait être autre que la dite Anne Catherine de Lauson, qui fut baptisée sous ce nom le 22 Avril 1659, $i, en 1672, elle attendait l'âge requis pour l'entrée du noviciat, elle ne pouvait être l'ainée ; elle était bien l’ainée d’Angélique, mais non de la Sœur St. Charles, qui fut reçue le 14 Septembre de cette même année 1672, et qui avait alors 18 ans. Celle-ci était l’ainée de
SCS Sœurs,
Les trois filles du Grand Sénéchal n’ont donc point quitté | leur pays natal. Il avait eu trois fils, Louis de Lauson, né
le dernier jour d’Août 1652, mort deux semaines après ; puis Jean et Charles de Lauson. (C’est, en toute probabilité, à ces deux derniers que peut s’appliquer ce passage de “ l’Histoire de P'Hôtel-Dieu de Québec,” p. 208 :
‘ Nous élevions depuis l’âge de 6 ans Mademoiselle de Launson de Charny ; elle suivait les traces de sa famille qui s'était distinguée partout par sa vertu ; cette jeune vierge à ne soupirait qu'après la vie religieuse. Monsieur de Lau- + son, son père, notre Supérieur, ravi de voir que les inï clinations de sa chère fille, favorisaient celle qu’il avait de | nous faire du bien, passa un contrat avec nous, par lequel ‘he il nous donnait 12000 livres, monnaie de France, pour la dot q
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| 1 de sa fille, à condition seulement, qu’attendu qu’elle était 1 d’une complexion délicate, on lui servirait une entrée de F i: table. Il avait dessein aussi de nous faire ses héritières, L À après avoir donné à ses neveux ce qui devait leur revenir ; jé ! mais quelques-unes de nos Religieuses craignirent que cette L' petite distinction que M. de Lauson demandait pour sa fille, Q ne causât de la jalousie et du trouble dans la maison, elles x \ en parlèrent à Monseigneur l’Evêque qui entra dans leurs fi AT raisons, et voulut retrancher cet article du contrat. M. de de Lauson s’opposa ; il eut là-dessus quelque différend avec d M. de Laval. Enfin, pour terminer la dispute, il se résolut | d'emmener en France sa fille. Elle partit cette année (1671) Q F0 avec Mile. Charlotte Magdeleine de la Ferté, sa cousine Ki | germaine ; il les conduisit toutes deux aux Hospitalières de rs Î . | la Rochelle, où elles ont été Religieuses, et ont beaucoup : ie édifié et servi le couvent. M. de Lauson les gratifia de tout ‘4 | ce que nous aurions pu espérer.” Ci "hES P. S. Une partie du plus ancien régistre de PEtat civil, ‘ conservé à la cure de Québec, est rédigée en latin, d’une “ écriture et avec des abréviations qui en rendent la lecture M très difficile. Dans un voyaye que je viens de faire à Québec, De
j'ai eu occasion d'examiner de nouveau ce régistre, et d’y dé
couvrir une entrée qui était passée inaperçue lors de mon premier examen. Je dois à une main habile à déchiffrer les vieilles écritures, la copie de cette entrée, que je transcris Ici:
‘ Anno Dni 1644, die 29 Augusti, Ego Josephus Poncet, vices-agens parochi hujus ecclesiæ conceptionis immaculatæ V. Mariæ, loci Québec, baptisavi infantem pridiè natam ex Joanne Bourdon & Jacquelina Pautel conjugibus cui impositum est nomen annæ ; Patrini fuerunt Joannes de Lozon advena filius Dni de Lozon, Regi christianissimo à secretiübus consiloris, et Maria LeBarbier conjux Nicolai Marsolet hujus parochiæ.”
Tout porte à croire que cet étranger qui n’était à Québec qu’en passant, advena, devait être le fils de M. Jean de Lauson, le même qui fut plus tard Grand Sénéchal de la Nouvelle France. Le Journal des Jésuites n’en fait pas mention. L’étranger devait être jeune, et il ne parait pas avoir, à ce premier voyage, fait un long séjour à Québec.
L'on voit, dans l’étude de Mtre. Audouart, Notaire à Québec, un acte du 16 Sept. 1660, par lequel le Grand Sénéchal Jean de Lauson ‘ à présent majeur de 25 ans,” confirme la renonciation par lui ci-devant faite à la succession de sa mère Marie Gaudart, par acte au Châtelet de Paris, du 24 Avril 1651, et renonce d’abondant etc., etc.
P. S. (No. 2.) Dans le même voyage récemment fait à Québec, j'ai trouvé, dans un ancien régistre des insinuations, conservé au greffe de cette ville, copie d’un acte passé à la Rochelle, le ler Juillet 1689, qui me porte à croire que M. Bibaud a commis une erreuren donnant le 22e jour d'Avril 1673, comme étant le jour du décès de M. de Lauson de Charny, Prêtre ; erreur qui se rencontre par conséquent dans mon article sur la famille des Lauson, tel qu’il a été rédigé et tel qu’il est déjà imprimé, ayant cité cette date d’après M. Bibaud. Il paraît que M. de Lauson, Prêtre, vivait encore en 1689. La copie de l’acte du ler Juillet 1689, a été enrégistrée au Grefle de la Prévoté de Québec, le 11 Novem-