ERREUR
bre de la mème année, (1) C’est un acte par lequel, M. Cha
qu les de Lauson, Prêtre, demeurant en cette ville, (c’eat-à. ; | | dire à la Rochelle), chez les Révérends Pères Jésuites, a . (| l déélaré que la terre de Beaumarchais, (c’est ainsi que je lis j fe |. le nom), située dans la seigneurie de Beauport en la Nou- ; : pi fl velle-France lui étant dévolue par substitution à cause du d | ll décès du Sieur Charles de Lauson, son neveu, il cédait, L 4 cède, donne et délaisse, par ces présentes, tous ses droits 4 Li sur la dite terre, au Sieur Charles de Saint-Denis, son ne- P | L | veu, par alliance, ete.” .
| M. Nicolas Juchereau, Sieur de Saint-Denis, fils de Jean “ al Juchereau, Sieur de Maure, et de Dame Marie Langlois, ;
| avait épousé, à Québec, le 22 Septembre 1649, Mademoïi- . il selle Marie Thérèse Gifard, fille du Sieur Robeit Giflard, d
Seigneur de Beauport, et de Marie Renouard, sa femme, et le | sœur de Louise Giffard que M. de Lauson de Charny avait À î épousée le 12 Août 1652. à k Du mariage du dit Sieur Juchereau de St. Denis avec la | il dite Marie Thérèse Giffard, naquit un enfant qui fut baptisé, et | sous le nom de Charles, le 26 Décembre 1655, et qui, par e { conséquent, était le neveu, par alliance, de M. Charles de Et, Lauson, Prêtre, partie à Pacte du ler Juillet 1689, c’est-à- pr 1 dire M. de Bauson de Charny qui avait aussi été son par-
f (1) Entrée dans le Récistre de la Prévôté de Québec, à la da e È M. ji du 11 Novembre 1689, découverte depuis J’impression de mon El | 4 article: : 4 qu
(il il + Lecture fnite, l'audience tenant, d'un contrat de donation au ‘1 “ faife par Messire Charles de Lauson, Prêtre, “emeurant à la
Al # Rochelle en faveur de Charles de St, Denis, son neveu, l'acte avi il ! “ de donation passé devant Robusson, notaire eu la dite ville de In ; les il “ Rochelle, le 13 Juillet dermier, présenté par Nicolas Jucherean, s0 | “ Sieur de St. Denis qui en a requis l'insinuation et déclaré Qu? et è 4 Je dit Charles de St. Denis est Charles Juchereau de St, Denis, ! Jar ; 1 “ son fils ; nous avons ordonné que le dit contrat sera insinué ès les | # Régistres des Insinuatiens, de céans, pour valoiret servir ce gre ps. -“ quil appartiendra, ” pas
VO] JS
rain. Le Sieur Charles de Lauson, son neveu, au déces duquel la terre située à Beauport lui avait €té dévolue par substitution, ne pouvait être autre que le fils du Grand Sénéchal, baptisé, sous le nom de Charles, le 3 Août 1657; et avec lui, s’est éteinte, en toute probabilité, la descendance du Sénéchal, à moins qu’on ne puisse faire voir que le second fils, Jean, ait survécu à son frère. Ce serait là une preuve assez difficile à produire, D'abord, Pacte de donanation du ler Juillet 1689 donne naturellement licu de penser que le Sieur Charles de Lauson, du decès duquel il fait mention, n’avait plus de frère ; ensuite, son frère, Jean, devait être un enfant bien faible qui ne promettait pas d’avoir une longue vie, étant né lé 6 Décembre 1655, ondoyé le 21 du mème mois, et baptisé seulement 1er Mars 1656 ; puis, le régistre des sépultures, à Québec, manque de 1669 à 1679. A moins de preuve au contraire, il est permis de supposer qu’il a pu mourir dans cet intervalle.
Puisque M. de Lauson de Charny vivait encore en 1689, et qu’il demeurait chez les R. P. Jésuites à la Rochelle, alors ce devait être lui, et non un fils du grand Sénéchal, auquel M. de la Martinière faisait allusion dans l’acte du 20 janvier 1676. (Voici ci-dessus No, 19.)
Anne DesPrès, femme du grand Senéchal vécut jusqu’en Mars 1689, ayant été inhumée à Québec le 14 de ce mois. Elle avait eu l’usufruit de la seigneurie de Lauson, ainsi qu’on peut le voir parles Régistres de la Prévoté de Québec, aux dates, entre autres, des Æ# Sept, 1683, et 26 Juin 1684.
Le Sr. Charles de Lauson, le neveu de M. de Charny, avait épousé, en France, Dame Marguerite Gobelin. Dans les Régistres du Conseil Supérieur, il est fait une mention sommaire de leur contrat de mariage passé par devant Julien et Robillard, notaires au Chatelet de Paris, en date du 12 Janvier 1588. Dans ce contrat, le mari est appelé ‘ Charles Joseph de Lozon, écuyer, Seigneur de la Côte de Lozon, grand Senéchal de la Nouvelle-France.” Il ne vécut donc pas longtemps après son mariage, puisqu’il était décédé dès
avant le ler Juillet 1689. Il ne parait pas qu’il ait laissé aucun enfant, Le contrat de mariage comportait une donation universelle au profit de sa femme, ainsi que le constate la vente que la dite Dame Marguerite Gobelin fit de la seigneurie de Lauson, le 19 Mai 1690, au sieur Thomas Bertrand, bourgeois de Paris. Puis vient la mention des titres suivants :
lo, Vente par Thomas Bertrand à François Magdeleine Ruette Dauteuil de la dite seigneurie de Lauson, en date du 14 Oct. 1699 ;
20. Déclaration par le dit Sr. Dauteuil en faveur de George Régnard Duplessis. du 15 oct. 1699 ;
30. Vente par George Régnard Duplessis et Marie LeRoy sa femme au Sr. Etienne Charest, le 28 Mars 1714.
40, Vente par Etienne Charest, fils, et Catherine Trottier de la dite seigneurie de Lauson à Son Excellence sir James Murray, le 12 Février 1765. (Voir encore là-dessus l’arrêt du Conseil Supérieur du 20 Décembre 1706, Ed. et Ord. t. 2, p. 145.)
Enfin il y eut procès, au Conseil Supérieur, entre la dite Marguerite Gobelin et le Sr. Thomas Bertrand, en l’année
Par l’acte du 19 Mai 1690, la veuve du dit Charles Joseph de Lauson, et sa donataire universelle aux termes de leur contrat de mariage, a vendu au Sieur Thomas Bertrand :
lo. La susdite Seigneurie de la Citière, concédée, le 15 Janvier 1635, à François de Lauson, qui, dans l’acte de vente, est appelé, ‘ Sieur de l’Isle ;”
20. La Seigneurie de Lauson, ‘ octroyée par la dite compagnie, par la délibération du 15 Janvier 1636, à Messire Jean de Lauson, Conseiller d'Etat, sous le nom de Mtre. Simon Lemaitre qui lui en a passé sa déclaration par devant Huguenier et Huart à Paris le 30 du dit mois de Janvier ;”
30. La rivière du Petit-Pré, consistant en 28 arpents de front sur le Fleuve St. Laurent, sur 14 lieue de profondeur,
avec le rivage de la mer, Isles, Islots et battures tant au devant des dits 28 arpents et rivière du Petit-Pré, dont la concession avait été faite au Grand Sénéchal, Jean de Lauson, par son père, Gouverneur de la N.-F. le ler, Sept. 1652 ;
40, Une autre Seigneurie entre celle de Lauson et celle de Bellechasse, avec pareille profondeur dans les terres, concédée par le même au même, le 3 Oct. 1653;
5o. Dix arpents de terre, faisant partie de la ferme de la Grange, avec la cour et les bâtiments, concédés par le même au même, le 14 Août 1655;
6o. La Seigneurie qui avait été concédée par le susdit Gouverneur de Lauson à son fils Louis de Lauson de la Citière et de Gaudarville, le 8 Février 1652 ;
%o. Les terres concédérs au même Louis de Lauson par son père le 3 Janvier 165 "Cap Rouge ;
80. Une étendue de ter,: 2 lives de front sur 3 lieues de profondeur, sur le Fleuve 5t. Laurent, comprenant la rivière au Saumon vis-à-vis l’Isle-Verte, concédée au dit Sieur de la Citière par son père, le 15 Avril 1653 ;
90. Plus 20 arpents de front sur le Fleuve St. Laurent sur une profondeur de 11 lieue, concédés au dit Sieur de la Citière par son père, le 5 Déccinre 1653 ;
Et tout cela vendu “ moyennant et pour demeurer par la dite Dame de Lauson quitte vers le dit Sieur Bertrand de la somme de quatre mille livres dont elle est, entre autres choses, débitrice envers lui”!!!
Il est vrai que plus tard elle adopta des procédés contre le dit Thomas Bertrand pour obtenir la rescision de la ven te ; et un arrêt du Conseil Supérieur du 6 Oct. 1698, les renvoie au Parlement de Paris, onu en toute autre cour et Jurisdiction que les parties aviscraient bon être.
Le seul fait que, dans l’acte de vente du 19 Mai 1690, il est dit que la Seigneurie de la Citière était vis-à-vis la ville de Québec,” démontre que la Dame venderesse ne
connaissait pas ce qu’elle vendait.
Enfin, l’acte contient la déclaration suivante : Appar
tenant à la dite Dame Venderesse en la dite qualité ‘de donataire universelle entrevifs du dit défunt Charles Joseph de Lauson, son époux, suivant leur dit contrat de mariage; auquel Sieur son époux tous ces biens appartenaient tant en qualité de seul et unique héritier de Messire Jean de Lau son, son père, de Messire Jean de Lauson, Gouverneur de la dite Nouvelle-France, son ayeul, et des dits François et Louis de Lauson, ses oncles, qu'autrement à quelques titres que ce soit ou puisse être.”
Tel est le résultat de notes que j'avais recueillies sur les membres de la famille des Lauson, qui étaient venus en Canada, et qu’un voyage fait récemment à Québec m’a fourni l’occasion de rendre aussi complètes que possible. L'article est un peu long, il est vrai; mais ilest bon de faire remarquer qu’il faut, pour convainerce certaines personnes, une surabondance de témoignagnes.