‹ Mémoires et fragmentsChapitre 145 sur 212 · DU MUSÉE D'AIX · texte numérisé non relu

DU MUSÉE D'AIX

AVANT-PROF»Oi

Les monuments égyptiens du musée d' Aix suffisent P tement pour donner une idée exacte des diverses P*»** l'art pharaonique.

Les plus anciens. 1, 2, 3, 4, appartiennent à l» ^ n période dilememphite. celle des premières dynastie» ^° poraines de la construction des pyramides. On y f®* à la fois une grande simplicité et une grande puissaï**^^' ' une recherche évidente de l'imitation de la na-*-^*"®" proportions sont généralement plus massives qu^ ^^^^ époques postérieures et les muscles sont bien indicibles û les figures humaines.

Les suivants, 5 et 6, sont du temps de la XI« cl y »*^^^^ du premier art thébain. On trouve, à. cette épo<i«^e etvc antérieure à la domination des rois pasteurs, plus «3.* .é\ég*^

1. Rédigé par Devéria en 1861, au retour de son premier voyaS** Êgypte(of.labiographiedeDevéria,p.XXII), et insérédans X^ ^o^«'° général du Musée d'Aix, publié par Honoré Gibert (2* éd , ^A.i*. ^' 1882). En tête se trouve la note suivante de M. Gibert : « f - " interp' tion des monuments hiéroglyphiques du Musée d'Aix esfc J'œavf feu M. Théodule Devéria, ancien conservateur du Musée ^^^yptieB Louvre. Ce travail de haute érudition, qui a déjà figuré dans :Mrmoa anci catalogues, reparaît ici augmenté de plusieurs textes inédi «.a» - L'aut voulut bien l'entreprendre, il y a quinze ans, à, notre prlô»-*^*, et n l'adi-esser personnellement, à titre de témoignage affectueux: - »

mais moins de mérité que dans les premiers; les formes cornmencent déjà à. être conventionnelles.

La belle sttele 10 appartient aux époques qui suivirent

rexpulsion des rois pasteurs, et la pierre 11 à celles qui

furent précédées par le départ des Israélites: car on s'accorde

généralement à penser que ce sont les premiers Pharaons de

? XV IIP dynftstie qui chassèrent les Pasteurs et que l'Exode

eut lieu sous les souverains de la XIX^ On trouve alors des

formes plus grêles dans la sculpture, et Timitation de la

nature avait presque entièrement fait place à la convention.

La tète 16 doit appartenir également à cette période.

Cest seulement sous la XX VP dynastie qu'on remarque une véritable renaissance de Tart. Cette période est généralement appelée satte; on y observe d'abord une recherche d'archaïsme à laquelle était jointe U)uto la finesse des époques précédentes, puis, avec cette même délicatesse d'exécution subordonnée plus que dans les premiers temps a des lois hiératiques, une imitation parfaite de la nature. C'cî^t à cette époque qu'appartiennent la tête 17 et peut-être les pièces 67 et 68.

Plus tard, est venue une décadence qui précéda l'époque de la stèle 12 et qui n'a fait que s'accroître jusqu'à la destruction de la monarchie et sous TEmpire romain.

Quant à la pierre 13, elle paraît issue d'un art de la Basse- Egypte dont l'époque est difficile à déterminer.

Tous les objets que nous ne désignons pas spécialement ici paraissent appartenir au style saîte ou aux époques postérieures \

1. Ce résumé historique a été écrit antérieurement à l'interprétation des n"7, 8, 9, 15, 46, 47, 48, 49, 63, &4, 65, 66 et 71. On peut d'ailleurs consulter, sur l'histoire de l'art en Egypte et sur toutes les questions relatives aux antiquités égyptiennes, les excellents résumés que contient la Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du Loucre, par le vicomte Emmanuel de Roucé Paris, 1860, in-12. ^ '

DES MONUMENTS ÉGYPTIENS ^U mDsée d'aIX 225

STÈLES ET BAS-RËLIEPS PUNéRairBS 1, 2. Bas-relief d'ancien style memphite ^/^s ^^"^ pierres se réunissent : la plus petite ^ llToheXpl^grande à droite).

Pierre calcaire tendre. ^" pierre, H. i aon L. 0,57C

^ pierre, H. i 530' L- 0.&1<^

Ce<fe dernière pierre porte en^^f' du côté gauche une écha* crure en angle droit qui répond à. la hauteur- de la pierre fréc dente.

Deux personnages debout, profil à gauclie vêtus V^^'^^ sus la shenti, d'une peau de panthère attachée sur l'éV^^. droite, et dont la queue est ramenée par devant- le P*"®^' tient de la main droite un long bâton, le second » ^^ ^^' main fermée sur la poitrine; ils portent tous deux l© ®^®^ pat de la main gauche. Dans le champ est leur lésexxà.^ ^^ glyphique.: l'un était prophète' du. r-oi Sent et s'a'pP* Aesen ou Aesn, l'autre portait le môtne titre et se n^»^ Anketc. On voit aussi devant le prenmier deux feiï**^* la même famille sculptées en petite aimension' <^^ ^ Necoer-t-k et Hotep-noub-t . Devant le second ' 1« / ses Jlancs, Ouer ou Sar (?) dont la légende a ét^ g*" faute de place, après celle du premier personnage»- ^ dans le haut, auprès de la tête d'Ankew, l'image ét*^^ petite d'un homme présentant des offrandes funérai^<3* que l'indiquent les signes gravés à c6té de lui.

On n'est pas encore sûr de la place du roi Sent, mais i » tain qu'il est antérieur à la XI» dynastie, ainsi que le :m:-^ Lepsius dans son Litre des Rois. Un passage du papyri m ^ de Berlin établit clairement qu'il est postérieur au roi 1»:^. il est question dans le Rituel funéraire au chapitre 130 M- de Bunsen le place à la fin de la II I« dynastie, et M. »— ^

Page 1