‹ Mémoires et fragmentsChapitre 144 sur 212 · Sx · texte numérisé non relu

Sx

otav.

1 S- 'ApyX^^ç^ 4^

De cette manière la durée du règne de chacun de ces rois est à peu près la même dans les trois listes excepté celle du Paclman de rAfricain, pour laquelle le chiffre 61 est prouvé fautif par les deux listes de Josèphe, tandis que les deux premiers de la version arnionienne sont corrigés par celle do l'Africain, ainsi qu'on s'accorde à le reconnaître aujourd'hui \ Un autre fragment du canon hiératique, n^ 150, présente, comme le monolithe de Tell-Mokdam, le nom de Set ou Sutekh dans un cartoncUe royal*. Ce fragment porte les restes de quatre noms; maïs il n'est pas possible de le placer immédiatement après ce^^'^ ^^^^ V^^^ venons de parler ; car l'écriture est moins gro^^<^ ^^ moins écartée, ce qui semble indiquer qu'il provient di"^^^^ ^^^^^ colonne du manuscrit. Les cartouches qu'il coi^^'^^^^ appartiennent-ils aussi à là

l' ^l^^l^'^n-A"^. suivant M IBro^s^^^'

"^v-xv-in/j, suivant M I3ro»=— •

Voir Lcpsius, Kominsbuc-/* ' B™e«°*ï' ''««<• ^'^S/Z/Xc, etc. 3- Je ne puis pas admettre 1* distinction que vous semblez établir (Rc^uc nrchèolo;iiq,tr., t. \\\ i8«l ' P' ^^0) entre les signes ^ et -^ 1 pour exprimer les noms de iot e* d« Sutekh, ce dernier éta^f..../^

n$ V"^' '"^ "oms de ^ct^ ^^ " -^"^ "" v......^,^ étant toujoifrs

l'g J dans Je Traité de I^^^^'^^ "' av«« 1« Prince des (Lepsius,

' 2?m^'/>^, III, 146).

Héth

leus

Monuments fi^^^fiFs aux hyq-s'os

série des r^is pasteurs? C'est ce que rien ne prouve jusqu'ici ;

mais la présence du nom de Set en tête de l'un d'eux pourrait

le faire penser. On peut admettre cependant que le non^^^

Set, qui figure parmi ceux des dieux dynastes (f^^gment n^ J^

a pu entrer dans la composition du cartouche d un ro ^^^^

rieur aux Pasteurs. La place du fragment n- ^^^^J^^^^^ du

encore incertaine, et je ne tirerai aucune .^^"^^^^^gidérant

fait, que je signale seulement à votre attention, 'j-opose

comme beaucoup plus probable Tattribution qu J

pour le fragment n« 112. ^nonutnent su

Je vous rappellerai à cette occasion un

lequel je crois reconnaître un autre du nom de Set ou Sutekh dans un cartouche royal : c'est un petit lion de granit gris trouvé dans les matériaux d'une muraille à Bagdad et appartenant à M. Saint-Sauveur.

La légende verticale, malheureusement fruste, qu'il porte sur la poirtrine, me parait, d'après le moulage que vous en avez fait fair e uu Louvre , devoir se lire ainsi : |ir® P'^P^ ) NTR NWR RÂ-ST-NUB, Le dicu bofi Bà-Sei-Nub.

La sculpture rappelle bien un style

^eïï^V^

^^3 tique,

«MONUMENTS RELATIFS AUX HYQ-S*OS

rnêine assez grossière. La tête de l'animal, un négligée ^ ^gée, a été retravaillée par une main mala-

peu endonn ^ ^^ ^,^^^ ^^^p petite pour le corps; cependant droite, ce *ï^^ la crinière est identiquement disposé comme ce q^i reste androcéphales que vous avez découverts à

celle des ^^^ ]rrré cette ressemblance, il faut remarquer que San ; niais tm ^^ p^s avoir eu primitivement, comme eux, celui-ci ne ^Yria.i^®- Néanmoins des analogies d'ensemble, une face ^sence du signe '^ dans le cartouche, à Tem-

jointes a la P ^ j ^^^ nwr, dieu bon, que les Pasteurs semp\oi du titre '^^-ticulièrement approprié, et enfin la problent s'être l ^^onument, me font penser que le nom royal venance de ^^ ^ avoir appartenu à l'un des Hyq-s*os, et que qu'il porte p^ j-ion a permis à quelque Asiatique de transsa v>etite dim^ j^^Arabi ce témoignage de la longue domiporter dans 1 ^ p^teurs, lorsqu'ils furent expulsés d'Egypte, nation des uB^ ^ussi do vos observations que, si le dernier

Mais il rés*-^ ^^poussô en Asie quand les souverains légide ces rois f ^*' ^xi p^^ssession d'Avaris, il laissa derrière lui times rentrer^ -population agricole qui s'est perpétuée jusune nombreuî^^ g cette localité, sans mélange avec Ja race qu'à nos jour^ ^^ population dut conserver, au moins penégyptienne- O^ le^^^' ^^ ^^^*® particulier du dieu Sutekh, dant un certaî^^ ^^^ assimilé sous la dix-huitième dynastie, qui parait avo^^^ da^^ '^ religion égyptienne, à celui de Set en s'introduise^ ^ ^t ennemi d'Osiris, dieu de la force et de ou TyP^^^^' ^^"^ çA r^^ considère que le nom de ce dieu fut la violence; o^*' ^qvcïI^^^ ^^^^ de la dix-neuvième dynastie choisi par les ^ ^^ propre des Séti, et qu'il fut ensuite pour former 1^ j^j^j-^eincnt partout où on put le rencontrer, martelé' avec ^ ^ ^j^ là l'indication de faits importants ; il se il semble résulta

userneot pas encore pu déterminer l'époque précise 1 On n'a malb^^ ..^^^ mais on l'observe le plus souvent sur les

où cette P~^^"f' '^^^rneuvième dynastie.

MONUMENTS RELATIFS AUX HYQ-S*OS 219

peut en effet que ces changements religieux n'aient pas eu d'autres causes que des revirements politiques dont les monunnents pourront nous donner un jour l'explication.

Il me reste pour terminer ces quelques notes à vous communiquer une observation qui ne m'appartient pas en propre, mais que j'emprunte à M. de Rougé, dont vous connaissez comme moi le tact et la sagacité archéologiques. C'est qu'un magn ifique fragment de statuette royale de basalte vert, dont je joins ici la représentation', porte tous les caractères de race que vous avez reconnus dans la tête des quatre sphinx ou plutôt lions à face humaine que vous attribuez aux Pasteurs et dont vous avez donné le dessin. Les yeux sont petits comparativement au type égyptien, le nez est vigoureux et arqué en même temps que plat (ce sont les expressions mêmes dont vous vous servez en décrivant les monuments dont je viens de parler), les joues sont osseuses et les muscles de la bouche fortement marqués, les lèvres sont assez épaisses et les coins n'en sont pas relevés; le menton, malheureusement brisé, paraît avoir été saillant; l'ensemble du visage enfin présente un caractère remarquable de rudesse. Ici cependant, comme dans les sphinx de Sân^ le corps annonce un travail purement égyptien et du plus bel art : les proportions sont élégantes et parfaites. Le personnage ainsi représenté porte la coiffure égyptienne habituelle etVurreus royal sur le front; il est vêtu d'une schenti finement plissee, et un poignard dont le manche a la forme d'une tète d'épervier est passé dans sa ceinture. Le support réservé p^ï* derrière n'a malheureusement jamais reçu d'inscription gravée, et à part le style, qui rappelle pour le corps les plus belles sculptures de l'Ancien Empire, rien ne peut nous indiquer l'âge de ce fragment. Serait-ce encore un portrait d'un des Hyq-s^os? C'est ce que de nouvelles découvertes viendront peut-être établir, si elles confirment vos conjectures relatives aux quatre sphinx de San; car il est évident qu'il ap-

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