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(O hommes, etc. ..) qui viendrez de million d'années eu millions d'années
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après (mes) funérailles, etc.
Enfin, pour le signe des centaines de mille, on lit encore la phrase suivante sur la grande stèle des conquêtes de Thoutmès III, découverte sous mes yeux, à Karnak, par mon savant ami. M. Mariette, et interprétée d'abord en anglais par M. Birch \ puis par M. E. de Rougé* :
s-dmA-a ânu-xns m tb-u
M. Birch : / subdue the Libyans for tens of thousands M. E. de R.: (J'ai) serré en un faisceau las peuples de Nubie en myriades J'ai serré en un faisceau les peuples de Nubie par dizaines de mille
XA-U MII-TA M
M. Birch : and t/iousands, the North hy millions
M. £. de R : e^ en milliers, les nations du Nord en millions
et milliers, les nations du Nord par centaines de milliers
M [sJqii [ânx].
M . Birch : of
M. E. de R.: de [captifs).
de captif i*.
niers mots sont un euphémisme pour exprimer la mort. Ce beau monument porte trois inscriptions fort intéressantes dont le texte m*a été obligeamment communiqué par M. Alphonse Mallet, membre honoraire de l'Institut égyptien d'Alexandrie; j'en ai donné une traduction littérale dans l'avant-dernier numéro de la Reouc archéologique; [cf. le mémoire même aux p. 269 273 sqq. du présent volume].
1. On a Hisiorical Tablct oj the Rciyn of Thothmcs III, recently discoccred ai Thcbcs. Archœologia. vol.'XXXVHI, 1861.
2. é\ote sur les principaux résultats des fouilles exécutées en Egypte par les ordres de S. A, le cice-roi, lue dans la séance publique annuelle
Pour exemples du signe des millions dans l'écriture hiératique, on peut étudier deux passages du poème de Pentaour, où M. E. de Rougé Ta traduit (p. 13 et 14) par myriades et milliards, ce qui ne change rien au sens, et Select Papyri, 113, 5; 124, l;etc.
Un fait important à noter, c'est que les signes numériques qui nous occupent, placés en parallélisme les uns avec les autres, même quand ils sont employés dans un sens indéterminé pour exprimer un très grand nombre, une multitude, ne sont pas choisis et disposés au hasard, mais au contraire qu'ils se trouvent toujours dans le même ordre, soit qu'on commence par le plus fort ou par le plus faible; ainsi : Vr million, se trouve avec Q, dizaine de millions, ou ^^^^s., centaine de mille; ^^^^y centaine de mille, avec ^, million ou ||, dizaine de mille, etc.; tandis que Q, disaine de millions ne se voit pas en parallélisme avec *^n^, centaine de mille, parce qu'il y a entre ces deux signes le chiffre V, million; Mr million ne se voit pas en parallélisme avec \ dizaine de mille, parce qu'il y a entre ces deux signes le chiffre '^is., centaine de mille, etc. On comprend que cette observation est une excellente confinuation des valeurs relatives de notre série numérique.
En 1819, M. Jomard écrivait à la fin du Mémoire cité plus haut : (( 11 reste à découvrir s'il y avait des signes pour exprimer 10,000, 100,000, etc. » — Aujourd'hui, Ton pourrait dire : Il reste à découvrir s'il y avait des signes pour exprimer cent millions, un milliard, etc., et le rapport de ces nombres donne la proportion des progrès de la science; mais pour répondre à la question, je citerai d'abord le fragment suivant d'une légende reproduite dans les Notices de Champollion (t. 1, p. 354) :
des cinq Académies, du 14 août 1861. Paris, Didot, 1861, in-8'; et Reçue archéologique^ septembre 1861, p. 199, où M. E. de Rougé a légèrement modifié la dernière phrase.
V I I I r r I^^, cent mille millions (ou cent billions) (Vannées et Véternité. On observera qu'ici l'expression millions, ^ I , est placée avant le chiffre cent mille, , parce qu'elle est considérée simplement comme un substantif accompagné des signes du pluriel pour être en rapport avec la quantité indiquée par le signe numérique qui vient après : millions, 100,000; c'est ainsi qu'on écrivait très régulièrement : ^^nnn, bœufs, 65, pour exprimer soixante-cinq bœufs\ Je trouve de même, dans les A^o^rces de Champollion (t. I, p. 366), la représentation d'une balance : au-dessus des plateaux sont deux courtes légendes; l'une, ^ , or de
son pays, indique qu'il s'agit d'une matière précieuse; l'autre, ^O ^» dizaines de millions, 1,000,000, c'est-à-dire un mil-
Iton cTe disaines de millions (ou dix tritlions), en exprime la quantité, non sans exagération, il est permis de le croire, bien que nous ignorions à quel poids ou à quelle mesure se rapporte ce nombre.
On peut déduire des deux derniers exemples qu'il n'existait pas, dans le système hiéroglyphique, de signes numériques supérieurs à dix millions, puisque c'est par des combinaisons de chiffres qu'on a noté les nombres plus élevés.
Ces combinaisons se retrouvent sous d'autres formes, mais plus souvent dans les décorations symboliques des monuments religieux que dans les textes hiéroglyphiques courants. Une de ces combinaisons est formée du têtard de grenouille sur Vanneau, ^S , ou cent mille et dix millions, c'est-à-dire, suivant moi, cent mille fois dix millions ou un trillion. Ce signe composé a été reconnu par M. Birch comme ayant une valeur numérique supérieure à 10,000 '.
Le caractère r, rarement usité, est composé d'une variante des signes mille et disaine de millions; il semble devoir ex-