DECAEX ETEXD SA DROITE VERS LE SUD
régiment de Croates de nouvelles levées, s'étaient établis à Benedictbeuern; qu'ils avaient six pièces d'artillerie et que c'était le général Griinne qui commandait; que ses troupes étaient, dix jours avant, à Schongau où était resté le 3' bataillon de Manfredini.
Je dis au général en chef que, si j'étais plus fort en infanterie, je lui proposerais de prolonger ma droite jusqu'à U'olfratshausen pour être plus à même de surveiller les mouvements de l'ennemi vers le Tyrol, parce qu'en même temps je ferais avancer sur Starnberg jusqu'à la Wiirm, à la partie supérieure du lac; qu'alors, avec une réserve établie à Baierbrun et un échelon à Schàftlarn, je serais en mesure et solidement appuyé, et qu'avec un bataillon de plus, je pourrais faire ce que je proposais; que, la veille, il était arrivé à mes avant-postes sur la rive droite quatre hussards et un brigadier; qu'ils avaient rapporté que le 2^ régiment de hulans, deux divisions de hussards de Barco , deux de Kaiser, avec 2 000 hommes d'infanterie bavaroise aux ordres de AI. de Merveldt, étaient établis vers Oberndorf, au delà de la forêt d'Ebersberg; que les reconnaissances envoyées sur les différentes routes pour arriver à Munich n'avaient vu que des patrouilles ennemies qui s'étaient retirées; mais que celle des dragons qui était allée sur Perlach était tombée dans une embuscade et y avait perdu trois dragons et trois chevaux; que, ramenée jusqu'aux avantpostes, les hussards avaient été poussés à leur tour; que quelquesuns avaient été blessés et qu'on en avait fait un prisonnier avec son cheval.
Je fis l'observation que ce régiment était médiocre pour le service des avant-postes, qu'il n'avait pas d'officiers et qu'il serait nécessaire d'y faire passer quelques jeunes gens vigoureux.
Je reçus une lettre du général Lahorie, datée le 15, de Pornbach, par laquelle il m'informait que, d'après les rapports des reconnaissances dirigées sur Landshut, il paraissait que l'ennemi se retirait décidément sur Passau et Braunau, et qu'il avait dirigé un assez fort détachement de Landshut sur la route de Munich; qu'il m'en prévenait pour que je me misse bien en mesure sur ma gauche que je pouvais renforcer sans inquiétude, et que le général Lecourbe devait marcher avec une division de Pfafienhofen à Freising où l'ennemi n'avait pas même d'infanterie; que tout cela prouvait bien sa retraite au delà de l'Isar.
58 ilEMOlHKS KT JOL'H.VAIX DL' GKXERAL DKCAE.V
17 messidor (6 juillet) . — Je rendis compte au général en chef que la lettre pour le général Kray qu'il m'avait envoyée avait été, aussitôt (|u'elle m'avait été remise, portée aux avant-postes; que l'officier chargé de cette mission avait été jusqu'à Riem où on n'avait trouvé qu'un faible poste de hussards de Kaiser; que l'ennemi avait retiré, dans l'après-midi, ses hulans (1) sur la ligne devant moi, et (jue c'était tout ce que j'allais lui annoncer si, à l'instant, il ne m'était pas arrivé un homme d'Erchingqui m'avait rapporté (|ue des chevau-légers y avaient pris poste dans la nuit du 15 au 16;(|u'à Ismaning, où nous n'avions trouvé personne, il y avait des hussards et des chevau-légers; que M. de Kray était à Erding avec un corps de 15 000 hommes; que M. Gyulai était à Plicning avec 7 000 hommes, et (|ue le bruit était répandu dans le pays que les Bavarois, sous les ordres de M. de Birkenfeld, devaient arriver à Landshut pour se réunir à .\I. de Kray ; que cet homme paraissait de bonne foi; qu'il avait déjà servi les généraux Férino et Abbatucci; au surplus, que j'étais en mesure et me tenais sur mes gardes; cependant, que je lui demandais ses instructions dans le cas où ces messieurs viendraient m'attaquer; que les dragons du IT' s'étaient encore fait prendre quatre hommes, par leur faute, en allant sur Wolfratshausen.
Le général en chef me manda, dans une lettre de ce jour, que la division Montrichard allait se placer entre Freising et ^lunich ; qu'ainsi je pouvais être sans nulle inquiétude à gauche; de bien veiller[sur] ma droite jusqu'à ce qu'il m'eût fait soutenir plus fortement, et que, le lendemain ou après, le quartier général serait aux environs de Munich ; de tâcher d'avoir des nouvelles de mon front et du corps de M. de Reuss, et de les lui faire passer, le soir, à Freising.
Cette lettre étant arrivée peu de temps après celle que je venais d'envoyer, et n'ayant pas d'autres renseignements à faire parvenir, ie ne fis pas de nouveau rapport (2).
18 messidor (7 juillet). — Je rendis compte au général en chef qu'un déserteur de Kaiser, arrivé le matin, avait rapporté que le
(1) «... Le 2° régiment «Je hulans a ëto releré p.ir les hussards de Kaiser... • (Plauzonne à Laliorie, \ymplieuhur;[, lii messidor, A. H. G.).
(2) Le général Decaen fit, ce même jour, arrêter uae réquisitioa de 24 000 rations de pain que le général Montriihard acait frappée sur Munich Plauzoaae à Lahorie, .Vympheuburg, 17 messidor, A. H. G.).
DECAEIV ET LES AUTORITES DE ML\îICH 59
général Merveldt était parti pour le Tyrol avec le corps à ses ordres; qu'il était remplacé devant moi par le général de Rosenberg qui avait avec lui trois divisions de Kaiser, deux divisions de dragons (1) et six pièces d'artillerie sans infanterie; que je n'avais pas pu acquérir la certitude que M. de Kray fût à Erding; que j'avais seulement appris qu'il était, il y a trois jours, à Landshut; que ce déserteur avait aussi rapporté que son régiment avait quitté Landshut pour venir vers Munich ; que les cuirassiers de Lorraine, avec de l'infanterie, avaient marché sur Braunau.
Je l'informai que les ennemis avaient occupé, la veille, U'olfratsliausen avec 600 hommes d'infanterie et quelques hussards; que mes découvertes avaient trouvé, le matin, beaucoup de patrouilles en campagne, et qu'on avait tiraillé pendant environ une heure à l'entrée du bois de Bogenhausen que les hussards ennemis voulaient fouiller.
Je fis l'observation que j'étais bien faible en infanterie, que j'avais au plus 4000 combattants de cette arme.
Je prévins le général en chef que mon chef d'état-major avait fait part au général Lahorie des désordres qui se commettaient sur les derrières de l'armée; que les assassinats s'y manifestaient d'une manière effrayante, et que le 8" de hussards était particulièrement désigné pour commettre ces affreux excès.
Je reçus une lettre du général Lahorie, datée de Freising le 17, pour m'annoncer que le général en chef, en approuvant mes dispositions, l'avait chargé de me prévenir que, le lendemain, les divisions Montrichard et Grandjean seraient en arrière de Munich pour me soutenir, au besoin, et que toute l'infanterie de ma division, à l'exception de la garde de la ville, pourrait passer l'Isar, ce qui me mettrait à môme de bien recevoir le général Kray s'il se présentait devant moi.
Sur les plaintes qui me furent faites que les autorités de Munich mettaient beaucoup de lenteur et peu de bonne volonté à satisfaire aux demandes qui leur avaient été faites pour les besoins de la division et de l'armée, j'écrivis aux membres du gouvernement provisoire que, jusqu'à ce moment, j'avais pris les moyens les plus convenables envers eux et leurs administrés, persuadé qu'ils
(1) La lettre originale porte : Ferdinand-Drajons (A. H. G.).
s'empresseraient de me mettre dans le cas de continuer à agir de la même manière; mais que le retard, le défaut même de satisfaire aux réquisitions qui leur avaient été faites, m'obligeait de leur notifier que j'allais user strictement des droits dont jusqu'à présent je n'avais pas voulu faire usage.
19 messidor (8 juillet). — Je fus informé par le général Durutte que la division Montrichard, qui était à sa gauche jusqu'à Dietershcim, élait partie pendant la nuit.
Une lettre du général Lahorie, datée de Freising le 19, m'annonça que le général en chef l'avait chargé de me prévenir (jue je pouvais faire rentrer les détachements qui étaient à Schaftlarn et à Dachau.
Le général en chef et son quartier général arrivèrent à Nymphenburg. Je voulus porter le mien à Munich, mais le général Moreau voulut que je restasse avec lui.
Je lui rendis compte que le chef de brigade Caulaincourt m'avait informé que l'ennemi avait attaqué, à 1 heure du matin, le poste du pont de Schaftlarn; que sa force consistait en cavalerie qui avait été repoussée par notre infanterie et avec perte; qu'il n'était point arrivé d'autres forces à W olfratshausen que celle précédemment annoncée; que, selon lé dire de deux espions, l'ennemi aurait reçu un grand renfort de cavalerie dont la principale force était établie au couvent de Beuren (1), à neuf lieues de Baierbrun, et prolongeait sa gauche vers l'AmmerSee; qu'il annonçait aussi qu'un escadron de hussards du d" et deux compagnies de notre infanterie légère étaient arrivés à 2 heures du matin à l'abbaye de Schaftlarn et qu'ils s'y étaient établis; qu'il faisait l'observation que le mouvement de nos troupes chassait l'ennemi de Wolfratshausen ; [que] cela lui ôterait une de ses communications les plus essentielles avec la rive droite de l'Isar et le forcerait nécessairement à s'éloigner, et qu'alors nous aurions un front plus resserré et moins difficile à garder; que la division Montrichard avait fait halte sur la route de Landsberg, vis-à-vis Laim.
Je fus prévenu par le général Lahorie que la division aux ordres
(1) Peut-être Benedictbeuren. Il y a ueuf lieues de cette localité à Baierbrun.
LA DIVISIOM DKCAEM PASSE L'ISAR 61
du général Leclerc viendrait, le lendemain, prendre position sur Freisiug, éclairant en même temps le cours de l'Isar jusqu'à Garcliing; que la division Grandjean partirait de Freising à 2 heures du matin au plus tard et viendrait se placer sur la rive gauche de risar sur Unter-Sendling et Oher-Sendiing, avec une réserve sur la Wiirm, vers Steinkirchen ; que cette division serait en réserve de la mienne et qu'elle arriverait en position vers les 9 heures du matin; que, d'après ces dispositions, la rive gauche de l'Isar étant gardée, je ferais passer celle rivière à toutes mes troupes, à l'exception de la réserve de cavalerie qui resterait jusqu'à nouvel ordre en deçà de l'Isar, et que je ferais exécuter mon mouvement à 9 heures du matin au plus tard (1).
20 messidor (9 juillet). — En conséquence de cet ordre, la hrigade Durutte passa l'Isar à 7 heures du matin ot prit position à la tète du village de Haidhausen, la droite à la route de Bogenhausen, et la gauche vers l'Isar, s'éclairant devant elle.
La hrigade Dehilly prit position, sa gauche dans la direction de la droite de la position du général Durutte, et sa droite vers l'Isar, se gardant et s'éclairant également devant son front.
Le chef de hrigade Caulaincourt, auquel on avait déjà mandé de faire rapprocher de lui le hataillou et l'escadron de dragons étahlis à Baierhrun et à Schaftlarn, eut l'ordre de les diriger, avec la compagnie de la 100" qu'il avait aussi à sa disposition, pour venir passer l'Isar au pont de Munich pour rejoindre leur hrigade.
\ I) Decaen écrivait à Moreau, le 19 measidor :
■ Croyaut avoir le plaisir de vous voir hier soir, mon général, je ne vous avais point fait pirt des renseiijnements que m'avaient procurés trois déserteurs bavarois qui avaient quitté leur corps dans la marche d'Erding sur Wasserburg. La colonne dont ils faisaient partie n'était composée que d'infanterie bavaroise avec de la cavalerie autrichienne et de l'infanterie (ils n ont pu me désigner les corps).
- Ils ont dit qu'en partant de Landshut, on avait répandu le bruit qu'on marchait sur Munich, mais que, depuis Erding, on a annoncé que c'était sur Braunau
- Quatre autres déserteurs, canonuiers bavarois, désertés de Hohenlinden, route de Wasserburg, ont fait le même rapport. Us ont ajouté que la désertion était très grande parmi les Bavarois, qui ne sont pas contents d aller vers l'Autriche.
■ Comme la division de Xlontrichard marche vers le haut Isar, je présume, mon général, que je serai dans le cas de rappeler les troupes que j'ai établies vers Schaftlarn. Cependant, mon uénéral, je ue donnerai l'ordre de rentrer que d'après votre approbation.
■ Xe pourrai- je pas aussi faire rentrer ce que j'ai à Dachau?
" Je vous salue respectueusement. "
(Decaeu à Moreau, iVymphenburg, 19 messidor au VIII, .\. H. G.).
62 AIK.MOIRES ET JOURXAUX DU GÉXERAL DECAEX
Il fut prévouu (|up, jiis(|u'à nouvel ordre, la réserve de cavalerie reslerait daus les villages (ju'cUe occupait.
L'ordre fut aussi douué au bataillon établi àDacbau d'en partir pour venir passer l'Isar. L'artillerie légère, l'ambulance et tout ce qui appartenait à la division, excepté le parc de réserve qui resta à Neuliausen, passèrent aussi cette rivière et furent placés au village de Haidbausen, à la tête du pont.
21 messidor (10 juillet). — Je rendis compte au général eu cbef que la division avait été placée de manière à couvrir et éclairer toutes les avenues sur Munich à la droite de l'Isar; que le général Durutte m'avait fait le rapport que tout annonçait la retraite de l'armée autrichienne; que trois déserteurs avaient assuré que, la veille, elle avait marché sur la route de Braunau, ne laissant que de la cavalerie devant nous; que c'était une partie des dragons légers de Kinsky et des hussards de Kaiser; enfin que le général Durutte avait reconnu les avant-postes ennemis à Kirchtrudering (1), à Riem et dans les bois devant Eglfing, mais qu'ils n'avaient aucun poste près de l'Isar; que le général Debilly annonçait, dans son rapport, qu'il avait eu avis que le corps d'émigrés, fort de 3 000 hommes environ, avait passé l'Inn à Rosenheim, il y avait deux jours, et s'étendait maintenant d'Aibling jusqu'à la forêt d'Auzing, couvrant les routes d'Innsbruck; qu'en avant d'Auzing, il y avait un camp de 5 000 à 6 000 hommes, en grande partie Bavarois; que c'était une arrière-garde; que les principales forces de l'ennemi étaient sur l'Inn; que le mouvement fait par la division avait amené de l'infanterie sur tous les villages en avant du bois qu'occupait le bataillon de la 50'.
Le général en chef me donna l'ordre de mettre en marche ma division à 5 heures du soir pour la porter eu avant, et de lui faire prendre position, la droite en arrière de Haar sur la chaussée de Wasserhurg, d'occuper Feldkirchen, route de Braunau, et de couvrir la route d'Erding et de faire passer l'Isar à ma réserve de cavalerie. Je fus prévenu que la division Grandjean passerait l'Isar pour aller se placer entre cette rivière et la chaussée de \\ asserburg et qu'elle devait occuper Perlach.
(1) A caiiron '2 kilomèlrcs au sud-ouest tic Riem.
DECAEV S'ETABLIT A KIRCHTRUDERING 63
Le général en clief me remit une lettre adressée au général Kray, pour être remise aux avant-postes.
J'ordonnai au général Dchilly de rassembler sa brigade en avant de Strasstrudering, ne laissant à la position qu'il tenait que des postes de cavalerie en observation jusqu'à l'arrivée des troupes du général Grandjean, et de se mettre en marche à 5 heures précises pour aller prendre position en arrière du village de Haar, chaussée de Uasserburg, gardant cette route et tous les débouchés sur le front de sa ligne passant par Gronsdorf et Salmdorf, et ayant sa gauche vers la ferme d'Oberndorf. Il lui fut recommandé de pousser ses avant-postes le plus loin possible sur la route de Zorneding selon les localités et les ennemis qu'il rencontrerait, et d'éclairer sa droite qu'il pourrait lier avec les postes du général Grandjean (|ui occuperait Perlach, et par sa gauche, avec ceux du général Durutte, dont une partie de la brigade prendrait position à Feldkirchen, et qui pousserait ses avant-postes vers Parsdorf.
Il fut ordonné au général Durutte de rassembler sa brigade sur la route de Braunau entre Riem et Zamdorf pour 5 heures du soir et, aussitôt après, de se mettre en marche, en suivant cependant le mouvement du général Debilly qui serait à sa droite, et d'aller prendre position en éclairant sa gauche, la droite vers la ferme d'Oberndorf et sa gauche à la tète du village de Feldkirchen, poussant ses avant-postes jusqu'à Parsdorf, s'il était possible, et, vers sa gauche, jusqu'à Kirchheim, et de se lier avec les troupes à sa droite.
Il fut prévenu que les grenadiers réunis resteraient à Riem et que la réserve de cavalerie serait en arrière, chargée d'éclairer jusqu'à Aschheim sur la route d'Erding.
Je partis de Xymphenburg pour suivre le mouvement de mes troupes devant lesquelles les ennemis se replièrent dès qu'ils les aperçurent en marche. J'établis mon quartier général à Kirchtrudering.
Je rendis compte que la division avait pris la position (jui m'avait été prescrite et que les avant-postes avaient été poussés le plus loin possible. J'annonçai que la lettre du général en chef pour M. de Kray serait portée à ses avant-postes le lendemain de grand matin.
22 messidor (11 juillet). — Je reçus, pendant la nuit, une dépêche du général en chef. Elle contenait une autre lettre pour AI. de Kray, et le général Moreau m'écrivait :
Je vous envoie ci-joint, mon cher général, un billet doux pour M. de Kray, le mets sous cachet volant pour que vous le lisiez. Vous le cacheterez ensuite et le ferez passer demain matin de très bonne heure à vos avantpostes : cela sera à l'appui de l'autre.
Le général Moreau se plaignait amèrement, dans ce billet doux, des mauvais traitements et des actes de barbarie exercés sur nos prisonniers (plusieurs officiers avaient été sabrés cruellement; il y en avait même eu de tués après avoir rendu leurs armes) ; et il demandait énergiquement à M. de Kray de faire cesser de telles horreurs; autrement, que le salut de son armée l'obligerait à ordonner des représailles (c'était principalement à l'alftiire de Neuburg que ces atrocités avaient été commises).
Lorsque les officiers envoyés aux avant-postes de l'ennemi furent de retour, j'écrivis au général en chef que l'une des lettres avait été remise à Zorneding à un lieutenant-colonel de hussards de Blankenstein qui avait aussi des hulans avec lui; et que l'autre avait été portée à Parsdorf, occupé par des dragons de Ferdinand. Je l'informai que trois déserteurs, un hulan, un Manteau-Rouge et un Bavarois, avaient fait la même déclaration que l'armée autrichienne était derrière l'inn, que seulement l'arrière-garde était de ce côté.
J'annonçai que j'allais rectifier ma position jusqu'à ce que je reçusse des instructions pour passer outre, et que le pays que j'occupais élait absolument sans ressources.
J'ordonnai, dès le matin, que les grenadiers réunis et le 9' de cavalerie fussent occuper Aschheim et Kirchheim, route de Munich à Erding; que l'escadron de cuirassiers allât s'établir à Dornach.
Il fut ordonné au général Durutte de faire occuper Parsdorf.
Le général Debilly me dit, dans son rapport, que l'ennemi avait, la veille, dans le village de Haar, 100 hommes d'infanterie et 300 chevaux; qu'il avait rectifié sa position, prise assez tard, et qu'il avait maintenant un bataillon en avant de Haar et un poste de cavalerie jusqu'au delà de l'embranchement du chemin de Vaterstetten à la route de Zorneding; qu'il allait chasser l'ennemi de Weissenfeld, ainsi que ses vedettes placées sur d'autres points.