RE\'FORTS AUTRICHIEMS DA\S LE TYROL
coûtait dix sous il y a quelques mois, se vend aujourd'hui trentecinq sous; et ainsi, tout à proportion. Cette disette est augmentée par la présence et le passage continuels des troupes nombreuses et par la défense d'exportation en tout genre faite par les Cisalpins. Pour y remédier, l'empereur a permis, en Hongrie, l'exportation libre du vin, du blé et des bœufs pour l'armée d'Italie.
Il ne cesse pas d'arriver des troupes fraîches dans le Tyrol. Les régiments y sont tous au complet, ce qui est d'autant plus surprenant qu'il y avait des régiments, il y a quatre mois, réduits à soixante hommes, nommément celui de iSpleny.
Si la guerre continue, il serait très essentiel de gagner les Tyroliens en faveur des Français ; il faudrait, pour cela, suivre l'exemple du général français qui, avant le premier armistice, avait permis d'exporter une certaine quantité de blé pour les habitants de Reulte. Cet acte de bienveillance s'est répandu dans le Tyrol, et on en parle encore avec une vive reconnaissance, et on ne manque pas de dire, de bonne foi, que les Français ne sont pourtant pas si méchants comme les Autrichiens cherchent à le leur persuader. Il est certain qu'en les traitant avec douceur, ik déposeront cette haine qu'ils portent contre eux aujourd'hui.