COMPOSITION DE L'EXPÉDITION
sous-officiers et soldats soient également choisis et que les mauvais sousofficiers ne soient pas compris.
11 sera aussi recommandé que la masse soit remise pour chaque homme et qu'il soit habillé de neuf autant que possible et bien armé.
Des selles et des brides neuves pour les détachements de hussards et de chasseurs, et des harnais pour les chevaux de l'artillerie légère seront embarqués ainsi que 12 pièces d'artillerie :
4 obusiers, 4 pièces de 8, 4 pièces de 4, 6 wursts, 6 caissons.
Il sera embarqué provisoirement, avec cette artillerie, un approvisionnement double en munitions, surtout en fer coulé.
Deux mille fusils neufs pour armer les Cipayes et avoir des armes de rechange.
Six cents sabres pour le même objet.
La quantité de poudre et de balles n'est pas déterminée, ainsi que différents autres objets de détail et de rechange. Le directeur de l'artillerie en présentera l'état.
Il sera pourvu à l'approvisionnement en étoffes nécessaires pour l'habillement des Cipayes ainsi que pour celui des troupes européennes en drap de Lodève.
Il sera fourni aussi 1 200 gibernes complètes, 600 baudriers pour les sabres, et 30 caisses de tambour avec leurs colliers.
Au surplus, chaque chef présentera, pour sa partie, au ministre, les états détaillés des objets nécessaires.
Article 5.
Les officiers, militaires et civils ci- après désignés seront mis à la disposition du ministre de la Marine, afin qu'ils puissent recevoir leurs ordres et s'occuper des préparatifs pour ce qui regarde leurs emplois respectifs :
Le général de brigade Montigny, pour Chandernagor ;
le général de brigade Vandermaësen, pour Pondichéry;
le chef de brigade Sainte-Suzanne, pour commander l'infanterie. (Nota : le Premier Consul a bien voulu me promettre que le citoyen Sainte- Suzanne, chef de bataillon de la 59e, serait élevé au grade de chef de brigade. Ce chef a déjà commandé les Cipayes. Il est âgé, mais il connaît les habitudes des Indiens) ;
le chef de bataillon Richemont, pour le génie ;
le citoyen Dupleix pour préfet colonial (le citoyen Dupleix; a beaucoup d'instruction sur l'administration, la politique et le commerce de l'Inde ; il n'est pas un homme ordinaire; la gloire de son pays ranime; neveu du célèbre Dupleix, il voudra marcher sur ses traces) ;
le citoyen Laurent- Dieudonné Martin pour juge supérieur à Pondichéry (Ce citoyen a été employé vingt-trois ans dans la judicature. Il a été procureur du roi pendant quatorze ans à Châlons-sur-Marne et, depuis la Révolution, il a constamment siégé dans divers tribunaux, et particulièrement au tribunal du département de la Seine) .
J'aurai l'honneur , mon général, de vous présenter le tableau de proposition des officiers et agents que je n'ai pas indiqués, lorsque vous aurez porté votre décision sur les principales demandes que je vous soumets.
Aperçu de la dépense annuelle des troupes stationnées dans l'Inde et pour les différents établissements, dans lesquelles dépenses on ne comprend pas les frais de transport ni ceux de station pour les bâtiments de l'Etat.
Etat-major de la colonie.
Solde des différents officiers, en prenant pour base l'arrêté du. . .
La somme de 112 675 fr.
Le traitement du capitaine général et le supplément qui est nécessaire aux deux généraux de brigade, surtout pour celui qui réside à Chandernagor. Mémoire.
Troupes.
Infanterie française 550 324 \
Gardes " 57 228 684 732 fr.
Artillerie. 77 180 \
Génie, direction 17 700
Artillerie, direction 11 950
Officiers de santé 20 850
Dans les sommes affectées à chaque arme, on comprend la solde, la subsistance (à raison de 0 fr. 50) — la ration étant composée de 16 onces de pain, 8 onces de riz, 12 onces de viande fraîche et compris l'eau et le bois, les ustensiles et fournitures habituellement faites aux troupes servant dans l'Inde — le logement, l'habillement, l'entretien, les fourrages, et les remontes d'après la fixation des masses affectées à chaque homme, ainsi que les journées d'hôpitaux, au dixième de l'effectif, à raison de 2 francs par jour.
Corps de Cipayes 270420
Dans cette somme, on ne comprend que la solde, à laquelle on ne doit ajouter que celle de la dépense de l'habillement et du logement de ces troupes, auxquelles il n'est fourni aucune subsistance, qu'on peut évaluer à 30 francs par homme, et pour les 961 à 28 830
A reporter 1 147 157 fr.
DEPEXSES DE L'EXPEDITIOX" 269
Report 1 147 157 fr
Achat de chevaux.
Dans les deux articles de dépense pour la cavalerie et l'artillerie, la somme comprise pour les remontes n'est que dans la proportion fixée pour les remplacements, l'achat des chevaux pour les deux armes à raison de 500 francs par cheval et, déduction faite du montant de la remonte, à la somme de 56 626
Et pour les 48 chevaux de trait qui n'ont été compris m pour l'achat ni pour le remplacement aussi, à 500 fr. l'un 24000
Agents civils.
Préfet colonial Mémoire.
Le trésorier 6 000 :
Le préposé-receveur 2 400 / T ^ ^n
Le préposé -payeur 2 400 (
Au trésorier, frais de bureau 6 000 1
Garde-magasin général 3 000 \ „ g.-
4 commis aux détails 4 800 )
Garde-magasin, officier de port et employés de la
marine Mémoire.
Officiers de justice , 20 000
Etat-major de place 4 000
Police 14 000
Grande voirie 10000
Directeur de la Monnaie 2 400
Imprimeur 1 500
Totai 1 304 283 fr.
Aux sommes à porter au présent état, on ajoutera celles portées pour mémoire seulement ainsi que ce qui sera fixé pour les dépenses générales qui doivent comprendre :
Les travaux de fortification, si on en rétablit. Mémoire.
Les réparations des bâtiments militaires et civils et autres travaux publics, loyers de maisons, magasins et logements, en argent. —
Transports dans les différents ports de l'Inde. —
Supplément de dépense au grand prévôt. —
Frais de voyage dinde en Inde. —
Subsistance des officiers de marine et autres restés à
terre. —
Frais de journées d'hôpitaux pour les malades autres
que les troupes. —
Achat d'huile à brûler pour les troupes et entretien
des armes. Mémoire
Dépenses politiques. —
Frais au dehors. —
Pensions des veuves et anciens militaires. —
On porte également pour mémoire les frais d'établissement de Chandernagor, Karikal, Mahé et Yanaon ainsi que le traitement des agents employés dans les petits comptoirs cy. —
On estime que pour faire face aux dépenses énoncées dans les deux précédents articles, il conviendrait d'allouer, pour la première année, une somme de 800000 fr. qu'il faudrait augmenter si le but du gouvernement est de donner quelque présent de prix aux princes du pays et s'il veut qu'on acquitte les dettes contractées lors du siège, et les arrérages des pensions. S'il fallait fortifier, on suppléera provisoirement aux fortifications par l'artillerie légère. 800 000 fr Cette somme, réunie à celle ci-dessus, compose un
tolal général de dépense de. 2 104283 fr.
J'ai l'honneur, etc.. 53
Le mode d'organisation des Cipayes, leur solde, etc., devant être réglés par le Conseil d'Etat, le général Dessolle, chargé du rapport, me demanda une note à ce sujet. Je lui écrivis, le 19 messidor :
Comme vous allez, mon cher général, vous occuper, au Conseil d'Etat, du mode d'organisation et de traitement pour les corps de Cipayes qui doivent servir dans nos établissements de l'Inde, je vous présente cette note contenant quelques observations qui, je crois, peuvent être prises en considération .
Dans un projet relatif à l'expédition, que j'ai remis au Premier Consul, j'avais compris l'organisation d'un bataillon de Cipayes à dix compagnies. Je n'avais pas, alors, acquis des renseignements que j'ai eus depuis; et j'ai reconnu avoir commis une erreur relativement au nombre d'officiers européens que je demandais pour former le cadre de ce bataillon, puisqu'il est indispensable de composer ainsi ce corps.
J'avais donné la préférence à un bataillon composé de 10 compagnies à deux bataillons de chacun 5 pour plusieurs motifs : entre autres, j'y trouvais plus d'économie; et, comme il est nécessaire d'avoir des Cipayes à Chandernagor, Karikal, Mahé, alors, dans chacun de ces établissements, on aurait levé des compagnies, deux dans le premier et une dans les deux autres, et six compagnies à Pondichéry; enfin, parce que j'avais pensé que le gouvernement ne voulait pas qu'il fût levé plus de 1 000 à 1 200 hommes.