‹ Mémoires et journaux du général Decaen. Publiés avec introd., notes et cartesChapitre 28 sur 184 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le quartier général autrichien établi à Haag. — Kray demande une suspension d'armes.

— Moreau l'accorde. — Armistice de Parsdorf. — Satisfaction des troupes françaises à cette nouvelle. — L'armée du Rhin occupe la Bavière. — Decaen reste à Munich où il réprime des abus. — Singulière demande de Lecourbe à Moreau. — Decaen conseille à Moreau de la refuser. — Néanmoins Moreau cède aux instances de Lecourbe.

— Le gouvernement pourvoit aux emplois vacanls à l'armée du Rhin. — Cette mesure indispose Moreau qui entend les réserver aux officiers qui ont fait la campagne. — Certains émigrés demandent à rentrer en France. — On le leur refuse. — Emplacements des troupes françaises. — Renseignements recueillis par Decaen sur l'armée de Rray.

23 messidor (12 juillet). — Je rendis compte au général en chef que, d'après les rapports de trois grenadiers désertés le 20 de Haag, les huit bataillons qui étaient campés dans cet endroit avaient dû faire une marche pour se porter sur Isen; qu'ils disaient que M. de Kray avait son quartier général à Haag, et qu'ils n'avaient connaissance que d'un bataillon de Ferdinand et d'un de Manteaux-Rouges qui étaient dans celte partie; que six autres déserteurs n'avaient donné aucune nouvelle; qu'un dragon de La Tour, parti la veille d'Erding, avait dit avoir entendu la fusillade de ce côté; que les ennemis avaient quitté Zorneding où mes troupes avaient pris poste; qu'un nombre de trente chevaux et 150 Manteaux-Rouges s'étaient retirés sur Eglharting; qu'ils devaient avoir un corps de troupes à Ebersberg; qu'ils occupaient aussi Eggelburg, Kirchseeon et Berghofen.

Une lettre du général Kray, remise aux avant-postes, m'ayant été apportée, je l'envoyai de suite par un officier au général Moreau. Cet officier revint dans l'après-midi avec une réponse que je fis passer de suite.

Le général Lahorie arriva le lendemain matin à mon quartier général et m'apprit que M. de Kray avait demandé une suspension d'armes pour traiter d'un armistice, et qu'il allait à Parsdorf pour eet effet; que, par ordre du général en chef, je devais faire

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