EMPLACEMENTS DE L'ARMÉE DU RHIN
de Landslmt, passe à Mainburg, Geisenfeld, Schrobenhausen, Neuburg, Monheim, et remonte la rive gauche de la Wôrnitz, se dirige vers les sources de la Rednitz.
La division aux ordres du général Leclerc prend ses cantonnements sur la Zusam, depuis Zusmarsbausen jusqu'à Donauwôrtli inclusivement, comprenant l'espace entre le Danube et la Zusam depuis Zusmarsbausen jusqu'à la Mindel, ainsi que la plaine sur la rive gaucbe du Danube.
L'espace compris entre les routes de Wertingen et Zusmarsbausen, riller et la route de Mindelbeim à Kellmûnz restera sans troupes, ayant eu à nourrir une partie de l'armée pendant un mois.
La division de cavalerie aux ordres du général d'Hautpoiil a pour arrondissement la rive gauche de l'Eger en le remontant jusqu'à Klosterzimmern ; de là, prenant la direction de Birkhausen et Wengenbausen, en suivant la route de Dinkelsbiïbl. Cette division occupe, depuis Wengenbausen, tous les cantonnements sur cette route jusqu'à Dinkelsbùbl inclusivement.
La division aux ordres du général Grandjean cantonne sur Nôrdlingen, Bopfmgen, Laucbheim et Ellwangen, embrassant dans son arrondissement l'espace compris entre ces villes, celle d'Aalen et la rive gaucbe du Danube.
Le corps de flanqueurs de gaucbe, sous les ordres du général Ricbepance, formant le blocus d'Llm, occupe les positions qui environnent cette place. Il prend ses cantonnements dans le pays compris entre Gmùnd, Scborndorf, Cannstatt, Urach etBlaubeuren, occupant les vallées de la Fils et de la Rems dans cet intervalle, et tenant Stuttgart par un piquet de police.
Le corps du bas Rbiu, sous les ordres du lieutenant général Sainte-Suzanne, prend ses cantonnements dans la Franconie, le long de la ligne de démarcation.
Ayant reçu, avec cette indication d'emplacement, une lettre par laquelle on me mandait que, n'ayant porté ma droite que jusqu'à Helfendorf, je devais la prolonger jusqu'à Murnau et me lier avec la gauche des postes du général Lecourbe , j'écrivis que je ferais ce qui me concernait dans les dispositions générales, mais en faisant l'observation que, si ma droite n'avait pas été placée à Murnau, c'est qu'il avait été convenu que ce serait à la Loisacb qu'il appuie-
rait sa gauche; cependant que, puisqu'il faisait occuper Ettal et Weilheim, il était plus naturel que ses troupes gardassent le débouché par lequel on arrivait sur Murnau, puisqu'à Ettal, elles n'en étaient qu'à une petite lieue, et que moi, faisant garder ce débouché, ma ligne serait prolongée de cinq lieues.
11 thermidor (30 juillet). — Ayant donné ordre au général Debilly de prolonger par sa droite la ligne d'avant-postes de la division jusqu'à Murnau, selon les dispositions qui m'avaient été transmises, ce général, étant allé sur les lieux pour l'exécution de cet ordre, me rendit compte que les Autrichiens avaient élevé des difficultés pour l'occupation de Gmund et de Tegernsee. Je lui fis donner par mon chef d'état-major, qui était allé précisément placer des troupes sur cette partie de la ligne, une explication des arrangements qui avaient eu lieu alors entre lui et les officiers autrichiens, ainsi que des ordres qu'il avait donnés en conséquence au commandant des troupes françaises qui devaient occuper les endroits au sujet desquels il s'élevait une nouvelle contestation. Le général Debilly, ainsi informé, fit abandonner aux Aulrichiens leurs prétentions (]).
15 thermidor (3 août). — Cet officier m'ayant adressé des rapports d'émissaires qu'il avait employés pour avoir des nouvelles de ce qui se passait du côté de l'ennemi, et ces rapports ne donnant que de faibles renseignements, je lui fis l'observation que les dires de la plupart était bien vagues, ou bien que ce n'étaient que des répétitions des nouvelles des gazettes ou apprises très facilement et que, néanmoins, ils faisaient valoir, en exprimant que, pour les recueillir, ils avaient couru les plus grands dangers.
Je lui recommandai donc de faire en sorte d'obtenir de ces émissaires de meilleures informations et qu'elles fussent du moins une compensation de l'argent qu'on leur donnait; qu'à cet effet, il fallait leur déterminer un ou plusieurs objets sur lesquels on voulait être informé; que, pour le surplus, c'était à leur désir d'obliger ou
(1) A la date du 11 thermidor, l'armistice ne semblait pas devoir se prolonger bien longtemps : Moreau rendait compte au ministre que, dès qu'on voudrait reprendre les hostilités, l'armée serait prête à marcher, et qu'il vallait mieux le faire « plus tôt que plu» tard » (Moreau au ministre, Augsbourg, 11 thermidor, A. H. G.).