I. Arch. dlllo-et-Vilaine
1. Bull, (le la soc. arrficol. rie .\anles, l. X (1870), p. 32-o.").
lat est représenté en buste. Au bas du portrait sont ses armes. Il tient en ses mains la bulle Unigenilus.
Une meilleure œuvre est celle de Jouvenet le jeune, — François Jouvenet — gravée par L. Desplaces, sur cuivre. Voici rinscription : Revendissimus Pater Thimotheus a Flexid in ordine Capucinorum definitor generalis, ac eodem tempore sacrée Ritnum Congregationis consiillor meritissimus ; Nunc Beritensis Andstes et Ecclesise Babylonensis Coadjutor dignissimus : ad quam dignitatem, utrdque concurrente, tiim pontificid tuni Regid. evectus est potestate, anno scilicet 1715. setatis siix 54". Cette gravure mesure 330"" sur 214™"\ Elle n'est pas mentionnée par le P. Lelong et ne se trouve pas non plus au Cabinet des Estampes à Paris. C'est seulement — grâce au T. R. P. Eugène d'Oisy — à la bibliothèque franciscaine provinciale de Couvin (Belgique) que j'ai pu la rencontrer en double exemplaire. Le portrait, s'il est rare, est de plus intéressant : il doit dater du vivant même du P. Timothée, Desplaces étant mort en 1739 '.
C'est après 1730 que le P. Timothée rédigea ses ^lémoires. Il fait en effet allusion quelque part à des événements de cette année-là. Toutefois les manuscrits ne virent le jour qu'après la mort de leur auteur, sous ce titre : 31émoires du Père Timothée de la Flèche; contenant plusieurs Anecdotes historiques du Pontificat de Clément XI et de
\. Bryari's dictionai'y of pi'inters, éd. William^on, Londres, 1903. Bryan ne cite ni ce portrait, ni la gravnre de Desplaces. Cette dernière est reproduite en tête dn présent volume. L'œuvre de Jouvenet est mentionnée dans Porlaiis alBéralàx. Les graveurs an wni^ siècle . t. I, part. 2% p. 750. Mais M. Béraldi n'a pu me dire la source de son renseignement. J'ai attribué ailleurs le portrait du P. Timothée à Jean Jouvenet (t 1717). C'est plutôt l'œuvre de son frère François (1664-1749). Cf. F. N. Leroy. Hist. de Jouvenet, Paris, 1860, in-S".
la fin du règne de Louis XIV, s. 1. n. d.. in-i6 de 327 pages. Cette édition n'est pas absolument rare. Dans les grandes bibliothèques de Paris, elle est à la Mazarine (L. 24.496) et à la Nationale, au moins. On la trouvait aussi à la bibliothèque des Capucins du Mans, d'Angers et de Paris. C'est par Pocquet de Livonnière (Bibl, d'Angers, ms. 1067, p. 361) que nous ont été conservés des détails sur cette édition. Ce jurisconsulte écrit en effet en parlant de l'évêque : « Il avait fait des mémoires très prolixes qu'il m'avoit confiés pour les donner au public. Je ne les acceptai qu'avec peine parce que ce n'étoit pas aisé de les concilier avec l'histoire de la constitution de M. l'evesque de Senez ' . Les Capucins de Nantes les ont un peu trop syncopés et publiés en 1752. Ils auraient bien fait de supprimer le fait qui se trouve à la p. 268 et suivantes '^. Je l'aurois retranché comme je l'avois promis au Prélat. » Et ailleurs (id. ms. 1067, p. 6 v°) Livonnière écrit encore : « J'ai eu les mémoires. Je les luy ai renvoyés [à l'auteur]. Les capussins de Nantes les ont imprimés en un seul in-12 en les syncopant. Ils en pouvoient faire quatre ou cinq. »
Je n'oserais pas atfirmer que cette édition de 1752, œuvre des Capucins de Nantes, fut la première en date. II existe à la bibliothèque Mazarine, ms. 1787, une copie de ces Mémoires. Les soixante-douze premières pages sont imprimées. Mais il est possible que ce ne soient là que des « épreuves », car le texte est chargé de corrections typographiques. Le titre est ainsi conçu : Mémoires du R. P. Timothée de la Flèche, capucin, depuis éç>êque de Bérile. A Rome, de r imprimerie de Salçioni à la Sapience. M. DCCXLIX.
Une copie de cette édition (bibl. Mazarine. ms. 1786) a jadis appartenu à la bibliothèque du Séminaire Saint-Sulpicc à Paris. Le texte est le même que celui de l'édition
1. .Jean Soanen, né à Rome, le fi janvier 1647. Cl'. Vie et lettres de M. Soanen, 1751,8 vol. in-12. Fisquet. Lo France pontificale. Métropole d'Aix, Digne, IP partie.