AUX PREMIERS BRUITS DE L'INVASION
A cette époque, les Prussiens avaient franchi la frontière.
Le 20 août Longwy fut investi; le 21, la ville fut bombardée; le 24, elle capitulait.
Le 3o août^ Tarmée ennemie arriva devant Verdun.
Le premier septembre, un courrier nous apportait de Verdun une lettre du conseil défensif de la ville datée du 3i août à Tadresse de l'Assemblée nationale. Il était de plus chargé pour moi d'une lettre de Beaurepaire,le plus ancien des chefs des trois bataillons qui se trouvaient dans la place^ et qui, comme tel, avait pris le commandement de Verdun. Cette lettre, que je lus à la tribune^ se terminait par ces mots que la suite des événements ne devait que trop justifier :
« Vous pouvez assurer l'Assemblée nationale que lorsque Verdun sera pris Beaurepaire sera mort (i). »
(i) Beaurepaire était un vieux soldat parvenu au çrade d*ofBcier