‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 12 sur 87 · AU DÉBUT DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

AU DÉBUT DE LA RÉVOLUTION

Les parlements qui avaient demandé les premiers la convocation des Etats g-énéraux étaient loin de prévoir, je l'ai dit, la tournure que prendraient les affaires, et cependant leurs remontrances avaient sonné les premiers coups de la rébellion ; ils avaient appris à la nation qu'il existait en elle une puissance sans appel et que les droits du trône ne pouvaient prescrire ceux du peuple; ils n'avaient pas prévu que des bouches éloquentes allaient bientôt développer ces idées mystérieuses, exposer publiquement à la nation le secret de sa force et lui découvrir les moyens de so régénérer.

Quand la cour voulut reculer, il était trop tard.

On se tromperait grandement si l'on croyait que le rappel de M. Necker au ministère fut de la part du roi un retour de confiance; en ayant l'air de se rendre au vœu de la nation, il ne faisait que céder à la nécessité; ce n'était pas le premier

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