‹ Mémoires et notes de--,représentant du peuble à l'Assemblée législative, à la Convention et aux arméesChapitre 40 sur 87 · LES TAMBOURS DE SANTEURE · texte numérisé non relu

LES TAMBOURS DE SANTEURE

Le 21 janvier le jugement du R<»i fut exécuté. Parvenu sur léchafaud, Louis essaya de haranguer le peuple, mais il eu fut empêché par un ronlcmenl de tambours. Tous ceux (|ui jiisfpi'ici

(i) Parlant de cctir anecdoir, j'ai rcrit le drame i-n un aclc Pour If Roi {Fascpiclle, (-dil.) qui a été joue pour la première fois à rOdéon le i«' février i»>j-. (\. d,- l'Éd.)

oui i)arlé de cette exécution assurent que ce fut le g-énéral Sanlerre qui donna l'ordre du roulement. Le fait n'est point exact et je puis le démentir de source certaine.

A la fin de janvier 179.''», je dînais chez le général Berrujer. Le général Valence et le général Beurnonville y vinrent à dire dans la conversation qu'ils n'approuvaient pas la conduite de Sanlerre. Mais Berruyer les interrompit: « On a assez calomnié ce pauvre Santerre et je ne dois pas souffrir qu'on l'accuse de ce qu'il n'a pas fait. S'il y a quelqu'un de coupable dans celte circonstance, ce n'est pas lui, c'est moi, et c'est sur uKji que doit porter la responsabilité. Sanlerre, qui n'est <}ue général de brigade, n'avait point d'ordres à donner là où commandait un général de division ; et c'est moi qui ai ordonné le roulement. J'ai cru bien faire et je le crois encore. » Telles furent les paroles de Berruyer. Je me fais un devoir de les rapporter.

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