‹ Mémoires et notes sur les étoiles doubles et la détermination des orbitesChapitre 13 sur 44 · DISTANCES · texte numérisé non relu

DISTANCES

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ANOLES

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Les éléinenu corrigés -représentent mieux les distances que les premiers ; mais on doit remarquer que les angles de position sont moins bien représentés que dans la première approximation : on pouvait s*y attendre. La discordance de quelques observations montre que les erreurs de nos éléments corriges n'excèdent point celles des observations elles-mêmes; ainsi , il est manifeste qiieTangle de position, décrit de 1839 à 1840, est en erreur de 6^,5 environ, on en arc de o",i2 à o'',i3. Pareillement, les distances de i838 et 1840 discordent entre elles de 0^^,20 à o'', 21, et peuvent être considérées comme affectées d^erreurs à peu près moitié moindres et de sens contraires. Un court examen des chiffres que nous venons de présenter^ suffit pour montrer le degré dHncertitude qui peut encore affecter nos résultats , et la nécessité d'attendre de nouvelles observations, pour en obtenir de plus précis.

S'il est exact de dire que nos éléments représentent les observations accompagnées de mesures, et concordent, ainsi qu'on le verra tout à l'heure , avec les indications fournies par M. Struve à l'époque de la conjonction qu'il a observée, il faut avouer qu'il n'en est pas de même à l'égard des indications fournies par William Herschel dans une circonstance du même genre. Pour mettre ceci en évidence , nous allons donner les positions assignées ])ar nos éléments corrigés, aux époques de ces observations :

DATES

ANGLES DE POSITION («Icolés.

a37,64 166,67 161 ,75 3i3,ia •A99,!6 Q/i7,58

DISTANCES calcalées.

Périhélie apparent.

Périhélie apparent.

Suivant nous , le passage au périhélie aurait eu lieu en 1 793, 74* Herschel , après ses observations de 1 795 , 1 802 et 1 8o3 , présume que le disque de l'étoile principale restera déformé pendant toute la durée de la conjonction , qu'il suppose donc postérieure à i8o3. En 1795, William Herschel, sans pouvoir prendre aucune mesure, assigna néanmoins, pour le lieu de la petite étoile, le premier quadrant , tandis que nous la plaçons à cette époque dans le quadrant opposé. La distance étant alors o'', 7, les deux étoiles n'auront-elles pas pu se confondre pour l'observateur, et celui-ci n'aurait-il pas

plis pour la petile oloilo, nnc fausse imago, s'il nVxiste d'aiU^urs aucune erreur dans la rédaction ou la cofiie de Tobservation ? Kn 1802 et i8o3, les dibtaoces i", 17 et i'^, 1 8 étant encore faibles , sans avoir varié sensiblement , Herschel , qui trouvait toujours Icdisquede Tétotle principale un peu déformé , a pu croire qne le passage au périhélie n'avait pas encore eu lieu. Il est à regretter qu'il n'ait pas suivi }^ d'Hercule depuis cette époque.

Quant aux indications fournies par M. Struve, elles se bornent à ce qu'en 1829 et i83i, époques antérieure et postérieure à celle du passage au périhélie apparent, il n*a pu voir la petite étoile. Les distances o'\5i et o'',6i, jointes à Téclat de l'étoile principale, expliquent suffisamment ces circonstances.

Nous soumettons les faits qui précèdent à l'appréciation des astronomes, et principalement à Tillustre fils du grand observateur auquel nous devons la découverte du mouvement des étoiles doubles. La connaissance qu'il possède des moyens d'observation dont se servait son père , et la possibilité de consulter ses notes manuscrites , le mettront probablement à même d'éclaircir les faits que nous venons de signaler, s'ils lui paraissent dignes de quelque intérêt.

Nous terminerons cette Note en montrant, par un exemple que nous a présenté Torbite de ^ d'Hercule, combien l'indétermination des éléments |)eut être considérable , lorsque les observations n'embrassent pas un assez long espace de temps, ou ne sont pas convenablement réparties sur la trajectoire apparente. Nous avons trouvé que, si l'on ne cherche à représenter que les douze observations comprises de 1828 à 18479 et embrassant plus de la moitié de la durée de la révolution , on peut y satisfaire au moyen de systèmes d'éléments dans lesquels l'excentricité varie de o,44 ^ ^9^^ i l'orbite, d'elliptique devenant hyperbolique , et la durée de la révolution croissant jusqu'à l'infini , pour devenir imaginaire ensuite. Les autres éléments subissent des variations correspondantes, mais moins prononcées. Encore n'avons-nous pas la prétention de donner ici les limites hors desquelles les douze observations ci-dessus cesseraient d'être représentées.

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