VI PREFACE
1829. Un tel homme devait avoir une grande expérience des choses de la vie !
Malheureusement, François Chéron n'a laissé à ses petits-enfants que des récits détachés et des anecdotes. Il se proposait d'écrire ses mémoires en se servant des notes qu'il rédigeait au jour le jour, mais la mort le surprit tout à coup sans qu'il ait eu le temps d'exécuter son dessein. Cependant, ces notes offrent tant d'intérêt, elles nous font assister à des événements si remarquables, et la conclusion morale s'en dégage si nettement, qu'après quelque temps d'hésitation je me suis décidé à les pubher telles qu'elles sont. Mon seul travail a été de rattacher les uns aux autres les fils décousus du récit de notre aïeul, et de chercher des renseignements auprès des divers membres de notre famille. Les papiers de François Chéron étaient depuis longtemps oubUés, soit chez son gendre, M. Barthélémy Meauzé, ancien adjoint au maire d'Angers, mort en 1 879, soit chez ses petitsneveux : ce fut une bonne fortune pour nous, de