PREFACE VI
les retrouver. Ils nous ont permis de renouer, après un demi-siècle, de précieuses relations de famille, et de former ce petit volume, qui jettera quelque lumière sur les mœurs des classes bourgeoises à la fin du xviii^ siècle, et sur la société littéraire, le théâtre et les événements de la Révolution.
Les lettres inédites adressées à François Chéron, critique du Moniteur jusqu'en 1829, par les écrivains les plus renommés de la Restauration, achèveront le tableau ébauché par les Récits et donneront, je l'espère, une véritable originalité à cette publication.
Mais ce qui m'a frappé par-dessus tout, et ce qui attirera sans doute aussi l'attention du lecteur^ c'est le parallèle qu'on peut établir, grâce aux récits de Chéron, entre l'état de la société française avant et après la Révolution. Chacun de nous peut apporter sur ce point son complément de renseignements personnels. C'est là qu'est la conclusion de ce livre, et c'est la prin-