Le 30 novembre
mesure, et tourna contre le midi les fureurs de son ambi* tioQ. Il chasse le roi d*Étrurie, ouvrage de ses mains < jette une armée sur Rome, et s'empare par droit de cimquête des États du pape qui Tavait sacré '.
Trois mois à peine après le traité de Tilsilt, il interdit insolemment à toutes les couronnes toute relation commerciale avec TAnglelerre. Leur neutralité est pour lui un cas de guerre *, c'est un crime à ses yeux de ne Tavoir pas deviné.
Trois jours après cette publication, une armée de 30,000 hommes part de Rayonne pour envahirlePortugal.il ne laisse pas seulement au roi le choix et le temps de la soumission, Lisbonne est occupée sans résistance et frappée de cent millions de contributions^. La famille royale de Portugal s'enfuit au Brésil.
Dès le 27 octobre 1807, Napoléon avait signé à Fontainebleau un traité secret avec l'Espagne, il ne demandait que le passage de 40,000 hommes pour s'emparer du Portugal dont il faisait briller la possession aux yeux du vieux roi, sauf une province donnée au roi d'Étrurie, son cousin, et une autre à son favori Godoï; et, par une sorte de dérision, dans son projet de le dépouiller de l'Espagne, il reconnaît le roi comme empereur des deux Amériques
Contre l'expresse teneur du traité, c'est une armée de 100,000 hommes qui pénètre en Espagne; partout où se présentent ces troupes, elles ont ordre d'occuper, sans coup férir, les positions et les places fortes. C'est par ces indignes subterfuges qu'elles se glissent dans la citadelle de Pampelune ", dans celle de Barcelone* et successivement dans les