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dames cobtrlistait au dernier poitft : pltis rbieMM du retour du général appr«(diAH^ ploft sa feftttiM se moutrait humble et oûï&pliineiilTâtièei pins ètt <5oQtraire madame Gdbitt*^ fiërè de U pMitiôfi^ malgré sa sifliplioité apparente ^ s6 ddnilàit h satisfiactikm de pak^àîtM éupérieuilâ à ïépùMd
d'un ^atid hoÉfime; de cë ûétïiiïùétit ëorâdië&tt
d«s pài*ôlès d'un hatit pâttônagë ^ âm phM^ ses mielleuses^ dites avec le ton tMlidfiÉlïft de la dignité ; cettain air dé Suprématie éblatait dans le son de sa vôiit , dand ëél» ti^^^y dnM )Ér Maniëi'ê dé jëtèt ^to Schàl snf ftiï Hûâ téUil^ danir la {M^sitioB dé Hbû ëitpë i moitié retlVèVsé ^Ht m èanapé, ehfiki dàdjf tout fie qui àôùiftimé Faisante îinpéitinrâte de ùèltA
qui yètrt ntfMH eôh^ûinttB que ttàù» Hoinmëé àii^ déàdMrs dt hi.
dOîséphins soui^it tmit et hksAt me mitfé charmante à ^ pmtêôtriùe ^ elle avtit pdur (sUe les égards les plusi empressés j le» radniërei ks plus flatteuses; pas un regard^ pàstilu SNif y pas itn sourire né déeelalent si pe«i9ée Tiritabld f ell)s paraissait aussi humble au dehotis qu'dier était triomphante ad dedans; on voyaM qu'elle ssvak son Versailles par cœur. Sicyès et m«>i( plaoàf â qiletque distante de ces dames ^ ackntriôlis
d'un PAIK m tkkJUCE. i^
cette sfcëoe dé comédie qtai »d pttilott^ili déjà depuis asses de 1;èl&|ié/k>r9(itié là t>Orife! de h ^lle à manger s'duvi^iilt ëVéc Vittlëildsv donna passage à fin liièssagt^ ^êmtyMpë^épàt Barras ; Fémissaive remif^ !â foii,iihe\édtk i Sieyes^ nbeà GîshU» et oAé àttti^à ih^akitté Bonaparte > c'étllii l'ânnmibé dà atMi^emêiit dti général à Fréjué;
Cette nouvelle tombant au milieu denlMlii d^ifIe manière inopinée 5 ndtiê j%th dkHé'tiàef éUijgdlifa^ émotion ^ ceux dont Aie iàï^it ferdhM lés? e^^ rances , furent ceux épA di^tnknlètéiit le Itiiëtii leur véritable setltittienti Gobiéf àt){iredà tbttte l'importanbe de tiette ïJ(Ai«ëllé,' éàt éë leVkiît aussitôt de table^^ èft é'âdr^»sHtft à son b6llègtlë'^ il l'engagea à vétiit' àiii Lbieâc&ourg atëc Itti. Hé partirent ensemble èùr^entihkinp; je troiiVailéu^ résolution ihal coUi^ué; il èùt été plus conVchabM ' de montrer moifa§ d'Stdilnemetit. Avant ai partir^ ils Icômpliïneiitërent Joséphine sui' té retour de son ihklri , et Gôhiér lé fit avec nil embatras Visible. Madàitte Boiià]^iM pouvait à peine retenir les larfnes de jôié c[Ue cette noiii^ velle lui faisait Vél^ër; le bônhènr rayonnait sur sa figure , on àtii*aiik dit que ébtk ame avàiié embrassé; d'un àéul êôtijp-d^oéiîjlà liante Ibr^iiè
Sa.
iSoO MÉMOIRES
à laquelle elle allait parvenir. Madame Gofai^^ de soQ côté^ semblait avoir perdu quelque chose de sa confiance et de la supériorité de sa position ; un instinct secret lui laissait apercevoir dans ce qui se passait, un revirement tel que madame Bonaparte y son inférieure il y avait à peine quelques minutes^ semblait presque déjà devenue son égale^ en attendant qu'elle montât '>lus haut.
De trop grands intérêts occupaient alors y /es convives d'un dîner si bizarrement . interrompu^ pour nous laisser le loisir de suivre les fluctuations du cœur d'une femme dans les développements de l'orgueil et du dépit ; nous ne songions qu'à la venue de Bonaparte^ aux changements qu'elle apporterait dans la situation de la France et dans la politique étrangère; nous sen« tions que, grâces à ce nouveau levier, le ressort de l'état allait se redresser et être remonté avec .une force nouvelle^ chacun de nous avait à lier sa partie, à choisir la meilleure route, jet pour, plusieurs ce n'était pas chose, fcicileque.de se décider pour la voie la plus sûre. Je n'étais pas dans cet embarras: un seul coup d'œil échangé entre Lucien et moi, m'avait mis à mon aise; il me tardait ^de sortir de table pour me rendre chez Camba-
dVn pair db FRAitcE. 5ék
cérës^ <|ueje voulais instpairede ce'qm se paissait ; atissi , des que Ton fut au café, je m'évadai saris rien dire. Lucien m-ayant aperçu'^ courût aprës moi dans le vestibule. « Où^aîlèz-voûs , me'dilr- » il, êtes-vous de ces gens qui , dans un com- » bat, se débandent au moment de la vifctoire ? » — Je vais chez Cambacér^ , lui dis-je ; vous » voyez que ce n*é8t ]^s fiiîr . — Je me pr^araîi » à lui écrire, vous m'épargnerez ce soin j dites- » lui qu'il n'y a pas une minute à perdre y et » qu'il se tienne prêt à tout événement. » .
Je pris ma volée, et bieïitôt j'arrivai chez mon homme; la nouvelle que je lui apportais le snri^ prit, quoiqu'il dût s'y attendre. f^Qiioiî déjà, ïtfe » dit-il, son empressement est ;e3ttréme | la pdire » peut-être n'est pas mûre. — Oh ! lui r^Uquai* » je , on secouera l'arbre pour là feire tomber; » trop de retard nuirait plus que trop de hâtm^ » Mon ami, nous touchons à une grande crite, » ne le croyez- vous pas comme mioi? --»■< Ma i) foi, s'il faut vous dire toutçma pensée, je'le » crains. — Pourquoi n'en proBteries-vbuft pas? » — Je conxpte bien en profiter*; mais la siiite.%i » — Ne vous alarmez pas d'un avenir que no^ft » ne pouvons connaître , ne {songeons' qu'aU^ » pi^séût , qui nous est si atïÉttagem*'! Que p pouvonfs-rnous redouter ?^ ^-^ Toàtfagk» ksM
$pd HÉMOIMS
» séquences qui découlent; d'un gouiF«rfiçiiient » mUi^Ire. — > INe serons^Qous pas là ? rr- Oui > » pous y serons pour assister à c» qy^^çn fipitlt; pour » donner notre pyis^ si on npus U doffiatidfi; »fpour nous tairei^ si on ne nous dît riai| ; et ¥i pour obéir dans tous les c«s , f)t ce fera Iç plus » positif de Içi chose. — Préférerie^voqi le di- » rectoirej^ — Moi , le préférer l j'aimi^pai^ mieux M me jeter dans le parti du diable. J'ai pnivdestt sus les oreil^esi de^ g^ps de la républiqnQi J'ai » appris a ^^es dépeiip; combien elle est n^vt^ » vaise en soi ^ et je suis biçn décidé i ne plus » nie laisser prendre à de belles paroles. Je me M porterais plutôt aux plus violentef ez^r^if- » tés^ quoique je ne sois pas pour les moyens » extrêmes. »
Le lendemain , la nouvelle du retour de Bo» naparte se répandit dans Paris , et Ahs quelle eut pénétré dans les divers quartiers , la révolu* tion fot déjà complètement terminée; chacun dès lors ne songea plus qu'à soi y et le directoire étah renversé^ quoiqu'il continua^ à rester en place, La majorité de ses membres, Barras, Gk>bier et Moulin j^ comprirent à la première vue la gran«i deur du péril qui les menaçait, ils virent que lenr pûuvQ jr factice ne résisterait pas à l'épée^ du premier capitaine de l'époque^ et qu'il y a diins
d'uH pair de l^EAKCB. * 5o3
la gloire un ascendant qui l'emporte presque tou^ jouFs auprès du pepple; cependant ils ne voulu» rent pas quitter la partie sans l'avoir défendue , et ils essayèrent de détourner lecoup qu'ils voyaient prêt à tomber sur eux. Les cinq directeurs, comme s'ils eussent été unis des mêmes senti* ments^ s'assemblèrent la nuit suivante, et Ton mit en délij^^ration o^ qu'il fallait faire dans la circonstance. Barras ounit l'avis de e^em» parer de la personne du général Bonapeirte, oomme ayant quitté son armée s^ns permis» sion, et de le faire juger par )ine oommie» sion militaire ; on lui savait deux griefs dignes de mort, l'abandon de son poste et la ylo« latîon des lois sanitaires i il ne faisait pas sa cjqarantaiue à Fréjus, et néanmoins il arrivait d'un pays où la peste régnait ^^ permanence. Sans doute il y avait du péril à frapper un tdl coup y mais il pouvait réussir ; l^oulin se rangea à cet avis, que Hoger-Ducos combattit avee v^ hémeuc^; Sieyes fit comme lui^ et cette dif^îAon sur un point qui aurait du éfjpe adopté à l'nnani« mité, occasiona peutp-être ces événements qui arrivèrent peu de temps après. Sieyes demanda quelles preuves on avait des intentions hostiles du général Bonaparte contre la représentation
5o4 MÉMOIRES d'un PAIR DE FRANCE.
nationale^ ne fallait «il pas croire plutôt qu'il venait au secours de la république, compromise par la position des choses ? Il termina en disant qu'on devait contenter Bonaparte par des honneurs extraordinaires, et le remettre surtout à la tête des armées , parce que son nom répondait de la victoire.
Ce discours donna de justes soupçons à Barras et à Gohier^ ils commencërent à deviner que Sîeyes était Capable de rouler dans son imagination quelque projet d'accomodement avec «le nouveau compétiteur qui s'avançait. Ces .deux directeurs, avec Moulin dont ils étaient sûrs, et Roger Ducos, dont ils ne se méfiaient pas, résolurent de prendre .toutes les mesures com« mandées par la prudence, pour déjouer ce que l'on tenterait, si par hasard il se tramait quelque lohose. Mais toutes leurs résolutions devaient être dorénavant frappées d'inexécution, leur. règne - cessait, pour le bonheur de la France. Bonaparte, débarqué à.Préjus, le 9 octobre 1799, .arriva à Paris le 16 du même mois.