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ment entouré de personnes de ma connaissance, de manière à ne point sentir l'isolement. Le 12 de mai, j’eus occasion (pour la première fois de ma vie, après quarante ans de séjours plus ou moins prolongés à Paris) de voir quelques légers épisodes d’une émeute qui heureusement n’eut aucune suite.
Je vis quelquefois mon vieux ami Gaudy qui était tombé dans un état de demi-paralysie. Sa décadence physique et intellectuelle me causa une vive peine, et en le quittant je pensai bien ne plus le revoir. En effet, peu de mois après mon départ, Je perdis cet ancien ami de mon enfance ‘ pour lequel J'avais toujours conservé des sentiments d’affection.
Je revins avec mon fils, au mois de juin, passer lété à Genève. Vers la fin de cette saison, je fus encore appelé à faire une course aux bains de Baden-Baden, pour y revoir mon aimable et excellente amie Mme de Hahn, qui, après avoir quitté Tiflis, résidait à Saint-Pétersbourg (où son mari est sénateur), et de là, par raison de santé, était venue à Baden. Je partis le 25 août et arrivai à Baden sans incident. C’a été un plaisir très-vif pour moi de retrouver Mae de Hahn, toujours bonne, aimable, et on peut dire plus amicale encore qu'à son départ de Genève. Notre correspondance avait consolidé et éprouvé notre amitié ; d’ailleurs si l'absence efface les souvenirs des relations légères, elle grave d'autant plus les traits des amitiés profondes. Je passai trois jours dans cette charmante ville de Baden-Baden, jouissant du matin au soir de la conversation de Mme de Hahn. Elle me lisait son journal de voyage à Tiflis et à l’Ararat, qui me fit connaitre ce pays remarquable. Nous avons visité ensemble les vieux châteaux des environs de Baden et les souterrains du fameux tribunal secret, du moyen âge, qui existent encore dans le château
* Voyez ci-dessus, pages 12 et 18. (Alph. de C.)
du grand-duc. Les portes en blocs de pierres, roulant silencieusement sur leurs gonds, donnent l’idée du silence de l'enfer.
J’ai vu souvent, pendant ces trois jours, la famille de Mme de Nesselrode avec laquelle Mme de Hahn est fort liée, et j'ai retrouvé M. et Mme de Medem, Courlandais, que j'avais connus à Genève. Mne de Hahn est partie pour Saint- Pétersbourg ; je l'ai quittée avec un vif regret, mais avec l'espérance de la revoir un jour à Genève. C’est un bonheur rare qu’une pareille amitié, seulement il est pénible de n’en jouir que de loin en loin et d’être séparé par de si grandes distances.
En revenant je me suis arrêté quelques heures à Bâle, où J'ai vu avec plaisir M. Meissner, puis à Neuchâtel, où j'ai retrouvé avec intérêt Coulon et d’autres anciens amis. J'y ai pris l'engagement de faire l'éloge de M. Chaiïllet, dont Je me suis occupé dès mon retour.
À vrai dire je ne fis guère autre chose. Je trouvai la force de rédiger un article sur l’excellent ouvrage de mon ancien ami de Gérando, relatif à la bienfaisance publique, puis Je m'amusai de loin en loin à écrire quelques portions de mes mémoires biographiques. D’ailleurs je n’ai su jusqu’à présent (127 juillet 1840) me remettre à aucun travail. Un découragement profond m'a atteint par suite de l’affaissement de ma santé ; une suite de légères attaques de goutte, des lumbagos, des maux d'estomac, etc., m'ôtent l’entrain nécessaire pour le travail ; je me sens atteint par un découragemeñt qui semble maladif et que je ne puis vaincre : je vois qu'il me sera impossible d'achever le Prodromus, et que je laisserai ainsi incomplet l’ouvrage auquel j'avais attaché mes espérances d'avenir. Sortirai-je de cet état de torpeur? Reprendrai-je un nouvel entrain ? Cela me paraît douteux.
NOVEMBRE 1840.— Comme je le prévoyais, l’état incertain de ma sauté depuis un an m'a empêché de me livrer à
aucun travail régulier. Une succession de catarrhes plus ou moins accompagnés doppression ou de goutte remontée a amorti mon activité. Je n'ai guère fait pendant l'hiver dernier que les Oléinées et les Jasminées pour le Prodromus, et un mémoire sur un figuier que les jardiniers prenaient pour un Galaciodendron et que j'ai décrit sous le nom de Ficus Saussureana, pour lavoir observé dans les serres de M. Théodore de Saussure.
À l'entrée du mois de juillet j'ai essayé, soit comme moyen curatif, soit comme distraction, d'aller passer trois semaines aux bains de Saint-Gervais. Ce séjour m'a été agréable, mais n’a rien changé à mon état de santé. J’y ai joui du plein air et d’une société agréable, composée de quelques Genevois de mes amis, de quelques nobles piémontais, MM. de Cavour ‘, de Rora, de Revel, de Viani, de Mme de Briançon et son beau-frère, etc., et de plusieurs carlistes français des départements qui nous avoisinent, parmi lesquels je noterai M. le comte de Brissac (qui m'intéressa en me racontant plusieurs anecdotes de l’expédition de la duchesse de Berri dont il a fait partie), M. Clouet, M. le comte d’Aulnai, président de l’Institut historique, M. et Mme de Montessui, de Bourg, Mme de Reculot, sœur de Magnoncour, et sa fille, Mme de Valdahon, ete., etc. La chute d’un âne sur lequel j'étais monté me dégoûta dès le premier jour de ce genre de promenade, et je me bornaï à parcourir la vallée à pied ou en voiture. C’est ainsi que j'allai voir l’ancien lac de Chède, aujourd’hui comblé par une avalanche, l’église de Passi, où se trouvent plusieurs inscriptions romaines, et surtout les débris de la malheureuse ville de Sallenches qui, peu de mois auparavant, avait été consumée tout entière par un incendie. Je vis à cette occasion M. le comte de Sales, qui était commissaire du roi pour la distribution des secours et la reconstruction de la
! Le père du ministre. (Alïph. de C.)
ville. Je l'avais jadis un peu connu à Paris où il a été ambassadeur, et j'ai beaucoup admiré le zèle calme et paternel qu'il apportait dans sa nouvelle fonction. J’ai recueilli avec plaisir les témoignages de sa reconnaissance pour les secours que Genève avait envoyés aux habitants de Sallenches ‘. M. de Sales est le dernier de Ia famille de saint François de Sales ; aussi, en voyant tous les soins qu'il donnait aux malheureux incendiés, je lui disais en riant : « On voit bien, Monsieur le comte, que vous avez du sang de saint dans les veines. »
Je revins à Genève dans les premiers jours d'août, pour assister à la cérémonie des promotions. Je tenais à faire acte de présence à cette cérémonie solennelle de Académie, afin de protester, pour ainsi dire, contre les brochures qui, depuis un an, avaient été imprimées sur ce corps. Quoique formellement excepté des attaques, j'ai tenu, par cela même, à me rattacher à mes collègues.
Peu de jours après il me fallut présider la séance publique de la Société des Arts, dont je venais pour la quatrième fois d’être élu président pour cinq ans. J’y ai fait l'éloge d’un peintre, M. Ferrière, du professeur Lhuillier, et de mon vieux ami Redouté, qui venait de mourir à Paris et qui était membre honoraire de la Société. C’est un homme que Jai regretté pour sa bonhomie, et dont Je n'avais eu qu’à me louer depuis quarante ans que je le connaissais.
Dans la fin du mois d'août, j'allai avec mon fils, mon collègue Auguste de la Rive et le jeune Alphonse Favre * faire une petite course à Fribourg pour assister à ia réunion de la Société helvétique. Cette session avait quelque intérêt parce qu’elle était présidée par le Père Girard, homme dont J'apprécie beaucoup le caractère et que je regardais comme un devoir d'appuyer à raison des persécutions que les cagots
‘ Environ 85,000 francs en argent et une valeur à peu près égale en effets de vêtements et en vivres.
? Nommé peu de temps après professeur de géologie. (Alph. de C.)
lui ont fait éprouver. Ceux-ci témoignèrent en effet leur mauvaise humeur par le fait qu'aucun prêtre ne parut dans les assemblées de la Société. Elles furent assez insigmifiantes à cause de la division par sections. Ma santé ne me permit pas d'aller voir une émanation de gaz hydrogène, accidentellement enflammé, qui s'était développée à trois ou quatre lieues de Fribourg. L’excursion pour voir ce phénomène fut un des épisodes intéressants de la session. J’étais logé, ainsi que mon fils, chez un des MM. de Fægueli, et je vis beaucoup d’autres membres de cette excellente famille avec laquelle J'avais des relations depuis environ quarante-cimq ans! M. Xavier, connu sous le titre de syndic de la ville, est un vieillard de quatre-vingt-huit ans, encore vert et actif. C’est avec lui et son frère, âgé de quatre-vingt-trois ans, tous deux instruits et sagement libéraux, que je passai une bonne partie de mon temps.
Le voyage, pour aller et revenir de Fribourg, présenta quelques légers incidents dignes d’être notés. Au moment de partir, je vis arriver à Genève Adrien de Jussieu, Adolphe Brongniart et sa femme : affligé de manquer leur visite, et ne pouvant retarder mon départ à cause du jour fixe de la Société, je les engageai à venir avec nous sur le bateau à vapeur jusqu’à Vevey, et j’eus au moins le plaisir de jouir de leur conversation.
Au retour de Fribourg, je trouvai sur le bateau à vapeur deux sociétés dont le contraste me divertit. D’un côté une petite réunion de méthodistes genevois, de l’autre une société d'acteurs et auteurs de vaudevilles de Paris, entre autres M. Duveyrier, fils du premier président de la cour royale, que j'avais connu à Montpellier et qui se fait appeler Melesville, et une petite actrice, Eugénie Salvage, qui s’est acquise quelque célébrité dans le rôle du Gamin de Paris. Je m'amusai fort pendant la route du contraste de ces deux groupes. |
Après avoir passé une quinzaine de jours chez moi, je
me décidai à aller encore, avec mon collègue et ami Auguste de la Rive, faire une course à Turin, pour assister à la réunion annuelle des savants italiens. J’espérais qu’un climat plus chaud, la distraction et le mouvement me feraient du bien. C'était d’ailleurs une occasion de voir une réunion scientifique italienne, et j'y avais été vivement invité. Nous sommes partis le 12 septembre. Dès notre entrée sur le territoire sarde, nous eûmes un indice de la bonne réception du gouvernement, car à peine on ‘sut que nous allions à la réunion qu’on ne voulut point visiter notre voiture. Nous nous arrêtàmes deux heures à Aïx pour y voir notre ami M. Dumas, de l’Institut, et son aimable femme, fille de mon ami Brongniart, avec lesquels j'ai toujours du plaisir à me trouver. Après cette petite station consacrée à l'amitié, nous sommes venus coucher à Chambéry. Le lendemain nous avons été par une pluie continue jusqu'à Modane : le pays n’est pas beau, et nous pouvions à peine, vu le mauvais temps, profiter des aperçus qu'il présente. Notre journée s’est donc passée en causerie, agréable 1l est vrai, mais calfeutrés dans notre voiture et pestant souvent contre le mauvais temps. [ nous a suivi le lendemain jusqu’au sommet du mont Cenis, mais à peine avons-nous atteint le point culminant que les nuages ont disparu, et un brillant soleil nous a annoncé notre entrée dans la belle Italie. Jai vu plusieurs fois ce changement de décoration, sans m'être jamais lassé de l’admirer.
Du mont Cenis nous descendîmes assez rapidement à Turin, en admirant ces belles plaines bien cultivées et quelques figures italiennes dignes du pinceau de Raphaël. Je connaissais la route, mais j'avais un singulier plaisir à la revoir après trente ans. À huit heures du soir, nous entràmes sous le portique de l’hôtel Feder où notre domicile avait été fixé; il faisait nuit : je descendais assez fatigué de ma voiture, tout à coup je me trouve dans les bras du bon Moris et de dix autres botanistes dont les figures m’étaient la plu-
part inconnues. Je me sens embrasser avec effusion, et dans le pays même que J'ai le plus habité jamais je n’avais été accueilli d’une manière aussi chaleureuse. A peine installé dans mon appartement, j'ai vu arriver la plupart des personnes de Turin que je connaissais, telles que l'avocat Colla, le comte Petiti, etc. Tous les Genevois, venus pour la réunion, MM. Pictet-de la Rive, Choisy, Maunoir, Plantamour, Alphonse Favre, étaient logés dans l'hôtel, par les soins du bon et aimable marquis de Cavour, qui n’a cessé de nous combler de bontés pendant la durée de notre séjour.
La Société étant le but de notre voyage, c’est par ce qui la concerne que je dois commencer mon récit. Dès le lendemain de notre arrivée, nous avons été nous inscrire, et on nous à remis une description de Turin, accompagnée d’un plan panoptique de la Superga, que le Conseil municipal donnait à tous les scienziati. En sortant de lhôtel de l’Université, où se faisait l'inscription, nous allâmes assister à une grand’/messe en musique, par laquelle la session commençait. Elle fut exécutée dans l’église Saint-Philippe, et le prêtre qui officiait était membre de la réunion. Le pape avait témoigné contre la Société assez de mauvaise humeur pour défendre à ses sujets de s’y rendre, mais un grand nombre de prêtres, et même quelques évêques, ont assisté, soit aux réunions générales, soit aux assemblées de sections : contraste curieux avec la Société helvétique de Fribourg, où aucun prêtre n’est venu, quoiquelle n’eût point été proscrite par le pape et qu’elle füt présidée par le prieur des cordeliers.
En sortant de la messe, nous avons été dans la grande Salle de l'Université, où nous étions déjà environ quatre cents (le nombre total à la fin à été cinq cent cmquante). Nous nous sommes divisés en sections ; chacune d'elles a mommé ses présidents et secrétaires, qui tous étaient pris parmi les membres italiens de la réunion. Moris a été nommé
président de la section de botanique. Elle se composait de vingt-cinq à trente personnes, parmi lesquelles je citerai MM. Colla, Moretti, de Visiani, Risso, Trinchinetti, de Notaris, Masi, Bertola, Casaretto, Biasoletto, Belli, etc. Les autres sections étaient beaucoup plus nombreuses : celle de médecine comptait cent trente membres, celle de physique et chimie cent cinquante, celle d'agriculture et technologie à peu près autant. La première séance à surtout été employée à s'organiser et à se faire nommer les personnes qu’on ne connaissait pas encore. J’ai eu pour ma part le plaisir de retrouver quelques anciennes connaissances, telles que le prince de Musignano (Charles Bonaparte), aujourd’hui prince de Canino, Risso, de Nice, Moris, Colla et Bonafous, de Turin, Moretti, de Pavie, Casaretto, de Gênes, qui a fait le voyage au Brésil avec le prince de Carignan, etc. J’ai vu pour la première fois MM. le comte de Saluces, président de la Société, de Visiani et Parolini, de Padoue, Confiliacchi, physicien de Côme, Planta, lastronome, Gazzera, etc. Nous avons consolidé ces relations en dinant tous ensemble dans une salle prise sur l’ancien manége du roi. Ces dîners, qui se sont répétés chaque jour, n'étaient animés ni par des santés ni par des discours. À l'entrée et à la sortie, nous avions à fendre une foule de curieux qui se pressaient à la porte pour voir les savants et leur témoignaient beaucoup d’égards. La même presse avait eu lieu le matin à l'entrée et à la sortie de léglise de Saint-Philippe.
Le second jour, la Société étant constituée, 1l y a eu encore séance publique, où le président, M. de Saluces, a lu à voix basse un discours auquel MM. Gené et Confiliacch1 ont répondu. Le tout a été court et froid, mais un grand concours de membres et un vaste gradin occupé par des dames y donnaient quelque intérêt de curiosité. Les Jours suivants il n’y a plus eu que des réunions de sections. Celle de botanique, composée d’un petit nombre de membres, ne
m'a pas offert beaucoup d'intérêt. On n’y a présenté de mémoires que sur des points assez minutieux de la botanique locale ou sur quelques plantes de jardin. L’insouciance des botanistes italiens les empêche d'étudier les questions plus générales et retarde leurs progrès. Parmi les lecteurs qui tenaient à des recherches d’un ordre un peu relevé, je citerai M. Risso, qui présenta le tableau d’une monographie des figuiers. de Nice, ouvrage qui m’a paru peu profond, et M. Casaretto, qui à lu quelques fragments sur la géographie botanique du Brésil. Pour payer mon écot, j'ai lu une note sur les monstruosités par rupture des péricarpes charnus, une autre sur les Euphorbes à feuilles tachées, et un mémoire sur la famille des Myrtacées. A la fin de la session, et après mon départ, il y a eu encore une séance générale où l’on a décidé de réunir la Société à Padoue, en 1842, car l'usage de cette Société est de fixer les sessions deux ans à l'avance. C'était moi qui, dans la conversation, avait indiqué cette ville, et les Italiens prétendent qu'ils l’ont adoptée pour me décider à y venir. Il n’y à d’ailleurs sorte de politesses qu’ils ne m'aient faites, quoique j'aie souvent critiqué devant eux leur trop grand attachement à la botanique locale et aux formes linnéennes ; la bonté de leur caractère se fait par là remarquer d’une manière bien attachante.
Au milieu des égards et des politesses dont les habitants de Turin m’entouraient, J'avais peine à me défendre d’un souvenir pénible. Tous ceux que jy avais connus dans mes précédents voyages, 1l y à trente et quarante ans, avaient payé leur tribut à la mort Je ne retrouvais plus cet excellent Balbis, qui m'avait reçu comme un frère, ni son élève Bertero, ni son collègue Bellardi, ni le marquis de Spini, le comte Balbi, Piotti, Molineri, Julio; tous avaient disparu, et je ne Jouissais plus que des souvenirs de ces anciennes relations, des connaissances que j'avais faites postérieurement, ou de celles que je devais à mes ouvrages. Les deux botanistes de Turin m'ont comblé de
prévenances : le bon Moris m'a rendu tous les petits services qui pouvaient rendre mon séjour agréable, et jai eu aussi du plaisir à revoir sa femme, que j'avais aperçue à Genève. Colla m'a reçu avec beaucoup de cordialité, et sa famille entière m’a accueilli comme un ancien ami; Jai eu surtout un plaisir parfait à revoir sa fille Tecophila, qui portait alors le nom de Mme Billiotti, et qui peu de jours après mon départ a épousé M. Blachier, de Bologne. Elle m'a témoigné une amitié simple et vraie, et m’a accompagné pour toutes les petites emplettes que Je voulais faire et au Jardin de Burnier. J’ai passé surtout, grâce à elle, une journée agréable à Rivoli, où Colla s’est créé un Jardin botanique. Je l’ai vu malheureusement par un jour de pluie, et j'en ai rapporté un rhume de mauvais caractère, qui à duré plusieurs mois.
Je reçus encore l’accueil le plus aimable de plusieurs personnes étrangères aux sciences, parmi lesquelles je dois compter au premier rang le bon et obligeant marquis de Cavour, et sa famille, à moitié genevoise, sa femme et ses deux belles-sœurs (la duchesse de Tonnerre et Mme d’Auzers) étant nées de Sellon, parentes de mon compagnon de voyage de la Rive. M. de Cavour à consacré une matinée à nous montrer l’organisation des marchés et des hôpitaux de la ville de Turim, dont je fus singulièrement satisfait, aussi bien que des embellissements de là ville depuis que le Piémont a retrouvé son indépendance. Nous avons passé une journée dans sa belle terre de Centena, où J'ai fait connaissance avec la marquise douairière, âgée de quatre-vingttrois ans, encore remarquable par la grâce et la vivacité de son esprit.
Parmi les personnes qui m'ont accueilli avec une politesse et une bonté parfaites, je dois mentionner la comtesse et le président de Briançon, la famille de Rora, que j’avais rencontrée à Saint-Gervais, le respectable comte de Saluces, président de notre réunion, sa femme et sa belle-
fille la marquise de Cortanz, la marquise de Saint-Germain, les chevaliers de Ravel et de Viani, le comte Petiti, que j'avais un peu connu à Genève, etc, etc. Ces personnes, toutes de la première société, étaient pour moi des relations agréables. J’allais faire des visites aux dames, soit chez elles, de sept à neuf heures du soir, soit dans leur loge au théâtre. Enfin, pour clore dignement la liste des politesses reçues dans ce court séjour, je dois mentionner celles dont le roi lui-même nous a honorés, de la Rive et mot. M. de Cavour lui ayant témoigné le désir que nous avions de lui être présentés, 1l nous donna une audience particulière, dans laquelle il nous reçut avec beaucoup de bonté, nous fit asseoir à côté de lui (politesse insolite chez les rois, mais qui tient au mauvais état de sa santé), nous témoigna sa reconnaissance de ce que Genève avait fait pour Sallenches, nous parla avec amitié de son ancien maitre, M. Vaucher, nous assura que si la guerre éclatait, 1l garderait la neutralité, et exprima le désir de s’allier sous ce rapport avec la Suisse. Le roi manifesta l'intention de nous revoir, et, en effet, trois Jours après, nous reçûmes une invitation pour diner au château.
Par un hasard qui donna plus de relief à ce repas, la princesse Hélène, femme du grand-duc Michel de Russie, passa à Turin, et le roi l’engagea à dîner. C’est une princesse aimable et instruite; elle était venue à Genève il y a dix à douze ans, et avait demandé à me voir, mais j'étais alors absent. Quand elle entendit prononcer mon nom dans le salon du roi Charles-Albert, elle vint à moi, en me disant : « M. de Candolle, il y a dix ans que je vous cherche! >» Elle fut très-obligeante à mon égard. Avec elle, se trouvaient ses trois filles. La famille royale de Piémont était réunie tout entière. Ce fut donc un dîner de grande cérémonie. Je me trouvai à côté du maréchal de Latour, qui passe pour l’homme de crédit par excellence. Après le dîner on reste debout; le roi et la reine vont parler à
chacun : tout cela ne forme pas un ensemble amusant, mais cette forme cérémonielle était curieuse. Le roi est venu deux fois me parler, et quand il eut reconduit la princesse Hélène, 1l rentra dans le salon pour me dire que si jamais je repassais à Turin il me priait d'aller le voir. Je n'ai donc eu qu'à me louer de sa politesse, et il men a donné encore une preuve en m’envoyant une médaille qui le représente d'un côté, avec le monument de la place Saint- Charles de l’autre.
Peu après cette Journée de gala royal, nous nous décidâmes à reprendre la route de Genève. La veille du départ, nous allâmes à la Société philharmonique, où la Société entière avait été invitée. Je comptais y prendre congé de mes connaissances, mais les botanistes que jy trouvai ne voulurent point recevoir mes adieux, et sachant l'heure de mon départ, me dirent qu'ils viendraient me voir le lendemain matin. En effet, avant sept heures je vis arriver toute la section de botanique pour me souhaiter bon voyage. Nous montâmes en voiture, et en arrivant à Rivoli, premier relai de la poste, nous retrouvàmes tous nos botanistes, auxquels s'était ajoutée la famille Colla. On recommença à me faire des adieux ; le jeune Berardi, petit-fils de Colla, me débita un compliment; M. Masi m’'adressa une pièce de vers français des plus aimables; on remplit ma voiture de fruits du midi et de bouquets de fleurs, et chacun recommença à m embrasser à la ronde. J'étais vivement ému de ces témoignages d'amitié, et je ne savais y répondre que par des larmes. La Gazette piémontaise, rédigée par M. Masi, à rendu compte de cette fête simple et touchante.
Je quittai Rivoli le-cœur encore ému de témoignages aussi flatteurs et amicaux, et il me serait difficile de ne pas conserver toute ma vie un souvenir reconnaissant de lobligeance des habitants de Turin. Le temps était superbe; jusqu’au mont Cenis nous jouîmes de cette belle Journée. Le soir, en descendant à Lans-le-bourg, où nous devions
coucher, nous fâmes pris par un froid assez vif qui ranima mon rhume. Le second jour, dans le but de varier la route, nous passâmes par Albertville, d’où j'écrivis à Moris et à Mme Billiotti pour exprimer mes sincères remerciements. Enfin, le 28 septembre, nous arrivâmes à Genève, après dix-sept jours d’une des excursions les plus agréables et les plus intéressantes que j'aie faites.
Peu après j'eus le plaisir de voir arriver à Genève MM. Moretti et de Visiani, que je tàchai d'accueillir de mon mieux en souvenir de la bonne réception des Italiens. Je vis aussi M. Eandi, Piémontais, qui revenait d’un voyage pour l'étude des prisons, et plus tard, Moquin-Tandon et Adrien de Jussieu vinrent aussi me faire d’aimables visites.
Ma course à Turim, qui avait été si agréable, me fatigua beaucoup. Je voulus à mon retour continuer un genre de vie actif, mais au bout de peu de temps je fus arrêté. Un violent catarrhe de poitrine me força à rester chez moi, et peu après il s’y joignit l’enflure des jambes ". On la combattit par la digitale, mais voilà plus de quatre mois que je suis prisonnier dans ma chambre (5 mars 1841), et j'attends avec impatience larrivée de la chaleur qui doit, dit-on, me guérir.
Cet hiver, passé dans la reclusion, à été adouci par les visites fréquentes de mes amis et des dames de ma connaissance, mais il a été bien pémble, soit à cause de Pinertie et de la paresse profonde qui résultent de mon état maladif, soit par les pertes sensibles que j'ai éprouvées coup sur Coup.
Dès la fin de l’automne, je vis mourir mon ami le syndic Fatio, à la suite d’une attaque d’apoplexie. Sa mort, quoique prévue depuis plusieurs mois, me fut très-pénible. C'était un homme bon, modeste, obligeant et d’une grande capacité, qui m'avait puissamment aidé dans la fondation du Jardin botanique, et auquel j'étais tendrement attaché.
* Mon père était atteint d’une hypertrophie du cœur. (Alph. de C.)
Peu après, je perdis aussi mon ancien ami le professeur Vaucher. Il m'avait le premier donné quelques leçons de botanique, et J'étais toujours resté avec lui dans les termes d’une véritable amitié, quoique la différence de nos âges et de nos manières de voir la botanique eussent paru s’y opposer. C’était un homme franc, loyal et obligeant, que j'ai sincèrement regretté.
Peu de jours après, je perdis encore mon ancien camarade d'enfance Pierre Huber. Il habitait Yverdon, patrie de sa femme; peu de jours auparavant il était venu me voir à Genève. C’était un homme d’une modestie parfaite et d’un caractère précieux. Ses travaux, comme naturaliste, s'étaient essentiellement dirigés sur les mœurs des insectes. Il en a étudié plusieurs genres avec un vrai talent d’observation; mais s’il rivalisait sous ce rapport avec Réaumur, Bonnet et son père, il avait aussi hérité de cette école l’ignorance et le mépris des classifications, de lanatomie et de la nomenclature, de sorte que ses travaux sont restés fort inférieurs à ce qu'ils auraient pu être.
Parmi les pertes de cet hiver, je puis compter encore celle de Mme Prevost-Pictet, une des plus intimes amies de ma femme, et l’une des personnes dont J'appréciais le plus l'esprit, la grâce et le caractère. Son souvenir se liait pour moi à mes relations avec son père, le professeur Pictet ; son fils Édouard, qu’elle a eu le malheur de perdre, était intime du mien, comme Je le suis resté de son mari.
Mais de toutes les pertes de cet hiver, la plus sensible fut celle de mon pauvre frère, qui succomba, le 26 janvier 1841, à une longue suite de maux. Cette perte m’a beaucoup frappé, car, nés à dix mois de distance, nous étions presque des jumeaux, et J'étais moi-même atteint de maladies qui, sans être aussi graves, avaient bien des rapports avec les siennes. Je l’ai peu vu pendant ses dernières semaines, étant moi-même retenu à la maison. Je l'ai pleuré sincèrement, et en perdant ce compagnon de mon enfance,
j'ai, malgré d’extrêmes différences de goûts, de carrière et de caractère, senti que j'étais beaucoup plus isolé dans le MONUC. .:,:,..5....0 Je jugeai convenable de refaire pour la cinquième ou sixième fois mon testament, et j’ajoutai à cela un travail long et, pour mes ooûts, très-fastidieux, celui de
ranger mes affaires pécuniaires dans un ordre complet.
D'ailleurs cet hiver 1840-1841 a été, par suite de ma mauvaise santé, entièrement perdu pour toute espèce de travail botanique ‘.
1 Cette phrase est la dernière écrite par l’auteur. Le testament dont il parle est du 20 février, et il est mort le 25 septembre 1841, à la suite d’une hydropisie générale. Dans les notes qu’il prenait de loin en loin avec l’idée de continuer sa biographie, une des dernières, de juin 1841, est ainsi conçue : « Je reçois tous les soirs quelques amis. Ma femme me tient fidèle compagnie et allége autant qu'elle peut mon état d’abattement. » — Il devait y avoir, selon le plan primitif des Mémoires, un Livre sixième, qui aurait été intitulé : Mon portrait, soit jugement sur moi-même. Conclusions. Généralités. L'auteur ne l'avait pas même commencé. Est-ce une chose regrettable ? Je ne sais. Il est toujours difficile de se juger soi-même, et pour un savant, dont les travaux ont été nombreux et variés, la difficulté est immense. Il faudrait qu’il pût envisager de sang-froid la marche de la science pendant un demi-siècle, et reconnaître la part qui lui revient dans le mouvement général d’une époque, mais ceci n’est guère possible avant qu’il se soit écoulé un temps plus ou moins considérable. Quant.au carac tère individuel, un des éléments du succès dans les sciences, on trouvera sans doute qu’il est dépeint à peu près complétement par les Mémoires, et la lecture de quelques-unes des Pièces justificatives complétera ce qui peut manquer sous ce rapport. (Alph. de C.)
ET
Emploi du temps. — Procédés d'ordre.
Dans les années 1820 à 1824 mon père avait ouvert un cahier qui devait contenir des réflexions diverses, des anecdotes, etc. Je trouve, à la date de janvier 1829, l’article suivant, qui explique assez bien sa manière de comprendre et de régler l'emploi du temps. |
« La vie de chaque individu se compose de trois parts : une consacrée à un travail utile à soi ou à la société ; la seconde, au délassement ou au plaisir ; la troisième n’est consacrée ni au travail ni au plaisir, mais à une foule de petites occupations subalternes qui n’ont pour résultat ni utilité ni agrément. Tout l’art de gouverner sa vie consiste à diminuer cette derniére portion pour en accroître d'autant les deux premières. Toute la différence d'homme à homme consiste essentiellement dans la proportion plus ou moins habile que chacun d’eux sait établir entre ces trois portions que, pour abréger, j'appellerai part laborieuse, part agréable et part indifférente de la vie. Ainsi lorsque, croyant gagner pour la partie consacrée au travail, on retranche trop de la partie consacrée au plaisir, l'attention s’use à la suite d’un travail trop prolongé, on finit par ceci : qu’une partie du temps qu'on croyait donner à la vie laborieuse se trouve tomber dans la vie indifférente ; on ne fait pas plus de besogne, quelquefois moins, et cette habitude nonchalante énerve tout talent. C’est ce qui explique pourquoi la plupart des hommes qui ont le plus étonné le monde par l’immensité de leurs travaux ont été en même temps des hommes de plaisir et de société. Prenons l’extrême opposé. Il est des individus qui veulent donner trop de temps à la partie agréable de la vie; qu’en arrive-t-il ? Leur faculté de jouir s'éteint par l'habitude, et une bonne portion du temps qu'ils croient donner au plaisir tombe en réalité dans la part de l'indifférence. Ils perdent les profits du travail et n'accroissent pas la masse de leur bonheur réel. Ce n'est pas aux dépens de l’une des deux
premières classes que la troisième doit s’accroître, mais toutes deux peuvent faire de vraies conquêtes aux dépens de la troisième. — Retrancher autant que possible sur les devoirs oiseux d’une politesse sans but et sans résultats ; s’accoutumer à ne muser ni dans le travail ni dans le plaisir ; abréger autant que possible le temps qu'on est forcé de consacrer aux opérations matérielles de la vie, qui ne donnent pas plus de résultats utiles en les faisant longuement et qui ne peuvent devenir des plaisirs que de loin en loin ; régler, en un mot, sa vie de manière à en retrancher les moments perdus : telle est, à mes yeux, la tactique la plus favorable au bonheur et au talent.
« Deux moyens principaux facilitent la diminution du temps consacré à la vie indifférente : l’ordre, qui fait que chaque opération de ce genre s'exécute plus facilement, et l'habitude, qui économise le temps qu’on emploierait pour délibérer à chaque fois sur ce que l’on doit faire. Chacun devrait appliquer ces principes pour son propre compte, et il est peu de personnes qui ne trouvassent avoir bien plus qu'elles ne le pensent de temps disponible pour le travail ou le plaisir.»
L'auteur de cet article n’a fait, on le comprend, que réduire en formule sa manière de.vivre. Personne n'a poussé plus loin l’économie du temps dans les affaires insignifiantes.
Il réfléchissait souvent aux procédés d'ordre, et il a pu en indiquer à quelques amis qui l'en ont plus tard remercié sincèrement. Le procédé auquel mon père attachait le plus d'importance était relatif à la manière de prendre des notes qu’on pourrait appeler notes mobiles. Voici en quoi cela consiste. Lorsqu'il avait le projet, ou vague ou arrêté, d'écrire une fois sur une question, il notait sur de petits carrés de papier tous les renseignements et toutes les idées qui se présentaient à lui sur le sujet, en ayant soin que chaque morceau de papier ne contint qu'une note et ne fût écrit que d’un côté. Ces notes étaient jetées d'abord dans un tiroir, puis une ou deux fois par an elles étaient classées selon leur nature : celles de physiologie dans un carton, celles concernant une espèce de plante dans la famille de cette plante, etc., etc. Lorsque venait ensuite le moment d’étudier une question, tous les documents se trouvaient prêts, et il ne restait qu’à classer les notes mobiles, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, suivant l’ordre qu’on voulait adopter en définitive dans le travail. Ge système, dont Le Sage avait donné l’idée à mon père ‘, permet de ne jamais recopier des notes. Il dispense de chercher les documents de livre en livre, avec un grand effort de mémoire et non sans oublier des sources impor-
1 Voyez ci-dessus, page 95.
tantes. Le classement des notes facilite le classement des idées, et la mobilité des pièces fait qu’on ne recule pas devant un changement d'ordre quand il paraît désirable. J'ai continué ce mode précieux qui a économisé à mon père, à moi et à plusieurs de nos amis bien des années de travail. Il équivaut à une prolongation de vie. Il donne aux travaux un degré de fini et de complet qui ne pourrait guëre être obtenu sans cela. Mon père a commencé ce système en 1820 ou à peu près. Je l'ai continué régulièrement. Aucun livre, aucun journal n’est entré dans notre bibliothèque depuis quarante ans sans avoir été analysé sous cette forme. Nous en avons retiré de si grands avantages que je ne saurais trop le recommander aux personnes qui s’occupent de quelque branche d’études. (Alph. de C.)
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Liste complète des ouvrages ou mémoires de Aug.- Pyr. de Candolle , publiés ou inédits, et indication d'ouvrages qui lui ont été faussement attribués".
$ 1. Sur la Bolanique, l'Agriculture où l'Horucullure. Biographies de bolanistes.
1° Ouvrages et Mémoires publiés par l'auteur.
1 Notice sur le Reticularia rosea. Extrait dans le Bulletin de la Société philom. ; floréal an vi (1798), vol. 11, p. 105, avec 1 pl.
2 Observations sur une espèce de Gomme qui sort des büûches du hêtre. Extrait dans le Bulletin de la Société philom. ; an vi, vol. 11, p. 105. Publié dans le Journal de physique, 1799; vol. XLVII, p. 447.
3 Premier essai sur la nutrition des Lichens. Lu à la Société d'histoire naturelle de Genève, en 1797 ; imprimé dans le Journal de physique (1798), vol. XLvII, p. 107, et à part, in-4°. Paris.
1 Les ouvrages sont en petites capitales, les publications moins importantes, en caractères courants. Les mémoires ou articles publiés dans certaines collections, comme les Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève et de la Société Suisse des scicnces naturelles, les Annales des sciences naturelles, la Bibliothèque universelle, ont généralement été tirés à part et distribués par l’auteur.
ot
Observations sur les Plantes marines. Imprimées par extraits dans le Bulletin de la Société philom. ; nivôse an vu (1799), avec 1 pl.
Notice sur quelques genres de Siliculeuses, et en particulier sur le nouveau genre Senebiera. Dans les Mémoires de la Société d'histoire natur. de Paris (4799), vol. 1, p. 140, avec 2 pl., et par extrait dans le Bulletin de la Société philom. , nivôse an vr.
PLANTARUM HISTORIA SUCCULENTARUM. HISTOIRE DES PLANTES GRASSES, avec leurs figures en couleurs dessinées par Redouté, en latin et en français, in-folio et in-4°; vol. 1, livraisons 1 à 20, contenant 120 pl. avec titre et table. Paris, an vu-x (1799 à 1802), livraisons 21 à 28, pl. 121 à 159 (1803).
Note sur la Monographie des Légumineuses biloculaires. Bulletin de la Société phil. ; messidor an varr (1800).
Expériences relatives à l'influence de la lumière sur quelques végétaux. Imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société philomathique, fructidor an vit (4800), Journal de phys., an vin, vol. Lit, et en totalité dans les Mémoires des Savants étrangers de l'Institut, vol. 1, 1805, p. 370.
Mémoire sur les Pores de l'écorce des feuilles. Imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société philom., brumaire an 1x (1801), et dans le Journal de physique, an 1x (1801); en totalité dans le volume 1 des Mémoires des Savants étrangers de l'Institut (1805).
Mémoire sur la Végétation du Gui. Imprimé par extrait dis le Bulletin de la Société philom., frimaire an 1x (1801), et en entier dans le volume 1 des Mémoires des Savants étrangers de l'Institut.
Mémoire sur la Famille des Joubarbes. Imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société philom., germinal an 1x (1801).
Rapport sur les Conferves, fait à la Société philomathique. Imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société philom., prairial an 1x (1801), avec 1 pl., et en entier dans le Journal de physique, an X, Vol. LIV, p. 121, et à part, in-40. Paris.
Note sur le Réséda-gaude et le Carthame des teinturiers. Dans les Annales des Arts, sciences et littérature, in-8°, nivôse et pluviôse an 1x (1801), avec 2 pl.
Note sur la graine des Nymphæa. Dans le Bulletin de la Société philom., frimaire an x (1802), avec figure.
Description d’un nouveau genre de plantes nommé Strophanthus. Imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société philom., messidor an x (1802), et dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle, vol. 1, p. 408, extrait par M. Desfontaines, avec 1 pl.;
imprimé en totalité dans le vol. 1 des Mémoires des Savants étrangers de l'Institut.
Les LiLiACÉES. (Le texte des quatre premiers volumes.) Paris, in-folio ; 1er vol., 1802 ; 2me, 1805; 83me, 1807; 4me, 1808; avec 240 pl. en couleur, par Redouté.
Mémoire sur les genres Astragalus, Phaca, Oxytropis, Colutea et Lessertia. Bulletin de la Suciété philom., thermidor an x (1802).
Recherches botanico-médicales sur les différentes espèces d'Ipécacuanha. Imprimées, par extraits, dans le Bulletin de la Société philomathique, messidor an x (1802), et en entier dans le vol. 1 (resté inédit) des Mémoires de la Société des professeurs de l'École de Médecine de Paris.
ASTRAGALOGIA. 1 vol. grand et petit in-fo. Paris, 1802, avec 50 pl.
Mémoire sur la fertilisation des dunes. Annales de l’Agric. franç., vol. x111, an XI (4803), et à part, in-8°.
Note sur le genre Rhizomorpha. Bulletin de la Société phil., floréal an x1 (1803), avec figure.
Mémoire sur le Vieusseuxia, genre de la famille des Iridées, imprimé par extraits dans le Bulletin de la Société phil., floréal an x1 (1803), et en entier dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle de Paris, vol. 1, p. 136, avec 1 pl.
Note sur deux genres nouveaux de la famille des fridées, le Diasiæ et le Montbretia. Bulletin de la Société philom., 2 p. 151 his, brumaire an x11 (1804).
Examen d'un sel recueilli sur le Reaumuria, avec M. Frédéric Cuvier, ibid.
Paquerette, Parisette, Parnassie, Paronyque, Parthène, Passerage, Pezie, articles remis à M. de Lamarck, en 1798, et imprimés sans la participation de l’auteur, en 1804, dans le vol. v de la partie botanique de l'Encyclopédie méthodique.
ESSaï SUR LES PROPRIÉTÉS MÉDICALES DES PLANTES, COMPARÉES AVEC LEURS FORMES EXTÉRIEURES ET LEUR CLASSIFICATION NATURELLE. 1 vol. Paris, 1'e édition, in-4°, 1804; 9me édit. in-8°, 1816. Traduit en allemand, par K.-J. Perleb; Aarau, 1 vol. in-8°, 1818.
FLORE FRANÇAISE de J.-B. de Lamarck, 3me édit., par A.-P. de Candolle. 5 vol. in-8°; Paris, 1805 ; — tome vi; Paris, 1818 ‘.
PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES DE BOTANIQUE. Extrait du premier volume de l'ouvrage précédent, 1805.
1 Le libraire, sans consulter l’auteur, à vendu des exemplaires avec un titre portant pour tous les volumes la date du dernier.
Note sur la Mousse de Corse. Extrait du Bulletin de la Société phil. : nivôse an XII (1805).
SYNOPSIS PLANTARUM IN FLORA GALLICA DESCRIPTARUM, 1 vol. in-8° ; Parisiis, 1806. — Edit. 22, sous le titre de Aug. Pyrami de Candolle, Botanicon gallicum seu Synopsis, ete. ; 2 vol. in-8°. Paris, 18928 et 1830, auctore J.-E. Duey.
Mémoire sur les Champignons parasites. Annales du Muséum d’histoire naturelle de Paris ; vol. x, 1807, p. 56.
Mémoire sur le Cuviera, genre nouveau de la famille des Rubiacées. Annales du Muséum d'histoire naturelle de Paris, vol. 1x, 1807, p. 216, avec 1 pl. |
ICONES PLANTARUM GALLIÆ RARIORUM. 1 fasc. in-4°; Parisüs, 1808, cum. tab. aen. 50.
Mémoire sur le Drusa, nouveau genre de la Famille des Ombellifères, imprimé par extrait dans le Bulletin de la Société phil., février 1808, et en entier dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle, vol. x, p. 466, avec 1 pl.
Note de quelques plantes nouvelles trouvées en France. Bulletin de la Société phil. , avril 1808.
RAPPORTS SUR LES VOYAGES BOTANIQUES ET AGRONOMIQUES, FAITS DANS LES DÉPARTEMENTS DE L'EMPIRE D APRÈS LES ORDRES DE SON EXC. LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. Mémoires de la Société d'agriculture de Paris ; 1 et 2, 1808; 3 et 4, 1810; 5 et6, 1813; réunis en 1 vol. in-8°, 1813.
Géographie agricole et botanique : article dans le Dictionnaire raisonné d'Agriculture, vol. vi, 1809, p. 355.
Note sur la cause de la direction des tiges vers la lumière. Mémoires de la Société d'Arcueil, 1809; vol. 11, p. 104.
Éloge historique de M. Aug. Broussonet ; in-4°. Montpellier, 1809.
Note sur le Georgina ( Dahlia Cav. et hort. par.). Bulletin de la Société libre des Sciences et Belles-Lettres de Montpellier, 1809; in-8°, vol. vi, n° 48, et au vol. xv, p. 307, des Annales du Muséum d' histaire ralurelle de Paris, 1810.
OBSERVATIONS SUR LES PLANTES COMPOSÉES OU SYNGENÈSES. Annales du Muséum d'histoire natur. de Paris, vol. xvr (1810); 1er Mémoire, sur les Composées et les Cinarocéphales en général, p. 135, avec 1 pl.; 2e Mémoire, Monogr. de quelques genres de Cinarocéphales, bid., p. 181, avec 10 pl.
Mémoire sur le genre Chaïlletia. Annales du Muséum d'histoire naturelle de Paris, vol. xvi (1811), p. 1453, avec 1 pl.
Mémoire sur les Gehnacées et les Simaroubées. Annales du Muséum d'histoire natur. de Paris, vol. xvir (1811), p. 398, avec 21 pl.
Monographie des Biscutelles ou Lunetières. Annales du Muséum d'histoire natur., vol. xvit (1811), p. 2992, avec 10 pl. Recueil de Mémoires, et à part, in-4°.
Mémoire sur les Composées à corolles labiées ou Labiatiflores. Annales du Muséum d'histoire natur., vol. xx (1812), p. 59, avec 5 pl.
RecuEIL DE MÉMOIRES SUR LA BOTANIQUE (contenant les cinq articles précédents) ; 1 vol. in-4°. Paris, 1813, avec 48 pl.
CATALOGUS PLANTARUM HORTI BOTANICI MONSPELIENSIS, addito observalionum circà species novas aut non satis notas fasciculo; 4 vol. in-8°. Monspelii, 18138.
THÉORIE ÉLEMENTAIRE DE LA BOTANIQUE ; 4 vol. in-80 : {re édition ; Montpellier, 1813. 2me édition; Paris, 1819. 3me édition (par Alph. de C.); Paris, 1844.— Traduite en allemand par J.-J. Rœmer, avec des‘additions ; 2 vol. in-8° ; Zurich, 4814-1815.
Mémoire sur les Rhizoctones, nouveau genre de champignons qui attaquent les racines des plantes, et en particulier celles de la luzerne cultivée. Mémoires du Muséum d'histoire natur., vol. 11 (1815), p. 209-216, avec 1 pl.
Mémoire sur le genre Sclerotium, et en particulier sur l’Ergot des Céréales. Mémoires du Muséum d'histoire natur., vol. 1 (4815), p. 401 à 405, avec t pl.
Avis aux propriétaires de vignobles. 2 pages, format in-8°, signées et datées du 24 octobre 1816; distribuées par ordre du gouvernement de Genève.
Mémoire sur la géographie des plantes de France, considérée dans ses rapports avec la hauteur absolue. Mémoires de la Société d'Arcueil, vol. 111 (4817), p. 262-322.
Considérations générales sur les fleurs doubles, et en particulier sur celles de la famille des Renonculacées. Jbid., p. 385-404.
Troisième mémoire sur les champignons parasites. Mémoire sur le genre Xyloma. Mémoires du Muséum d'histoire natur., vol. r1x (4817), p. 312-337, avec 1 pl.
Quatrième mémoire sur les champignons parasites. Mémoire sur les genres Asteroma, Polystigma et Stilbospora. Mémoires du Muséum d'histoire natur., vol. n1(1817), p.328-340, avec 1 pl.
Conjectures sur le nombre total des végétaux du globe. Bibliothéque universelle, in-8°, 1817, tome vi, p. 119.
REGNI VEGETABILIS SYSTEMA NATURALE ; 2 vol. in-8°. Parisuis, vol. 1, 1817; vol. 11, 1821.
Remarks on two genera of plants to be referred to the family of the Rosaceæ (Kerria and Pursha). Trans. of the Linn. Society
in-4°. Londres, vol. x11, partie 11 (4818), p. 152-159. En français, avec le titre seul en anglais.
Sur le Gingko biloba. Bibliothèque univ., 1818, vol. vi, p. 130.
Note sur la Monographie des Céréales et l'Herbarium cereale de la Suisse, par Seringe. Bibliothèque univ., 1818.
Catalogue raisonné des espèces et variétés d’Aloes, ete. Bibliothéque universelle, 1818 ; vol. 1x, p. 305.
Rapport sur la fondation du Jardin botanique de Genève ; in-8°. (Genève, br. in-8°, 1819. — Second rapport sur la fondation et l'état du Jardin botanique ; br. in-8°, 1821.
Catalogue des arbres fruitiers et des vignes du Jardin botanique de Genève ; in-8°, 1820.
Essai élémentaire de géographie botanique. Dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, vol. xvri1 (1820), p. 359-422, et à part, 4 vol. in-80.
DELESSERT, ICONES SELECTÆ, etc., in-folio, vol. 1-v. Paris, 1820- 1816. (Le texte à peu près en entier, la surveillance d’une partie des planches et la communication de plusieurs relatives aux Composées.)
Mémoire sur les affinités naturelles de la famille des Nymphæacées. Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève; in-8°, vol. 1 (1821), p. 209, avec 2 pl.
Projet d'une Flore physico-géographique de la vallée du Léman ; br. in-8°. Genève, 1821.
Rapports faits comme Président de la Classe d'agriculture en 1821 et 1823, insérés dans le Bulletin de cette Classe et dans les Procês-verbaux des séances publiques de la Société des Arts, vol. x, in-4°. Genève, 1820-1831.— Divers programmes ou avis publiés comme Président de la Classe.
Programmes et rapports sur les pépinières du canton de Genève. Bulletin de la Classe d’agric. de Genève ; in-8°, 1821 et 1828.
Instruction pratique sur les collections botaniques à l'usage des voyageurs qui, sans avoir étadié l’histoire naturelle des plantes, désirent être utiles à cette science ; in-8°. Genève, 1821. — Ed. 2. Bibliothèque univ., 1834, Sciences, vol. 1, p. 169.
Mémoire sur la famille des Crucifères. Mémoires du Muséum d'histoire natur. de Paris, vol. vit (1821), p. 169-252, avec 2 pl.
Notice abrégée sur l’histoire et l'administration des Jardins botaniques. Dictionnaire des Sciences naturelles, vol. xx1v (1822), p. 165-181, et à part, in-8°.
Mémoire sur la tribu des Cuspariées. Mémoires du Muséum d’histoire naturelle de Paris, vol. 1x (1822), p. 139-134, avec 3 pl.
Premier rapport sur les Pommes de terre. Étude comparative du
produit des variétés ; in-8°. Genève, 1822. Bibliothèque univ. Agriculture, vol. va, p. 275.
Memoir on the different species, races and varieties of the genus
Brassica, and of the genera allied to it, which are cultivated in Europa. Trans. Hortic. Society of London, vol. v (1822), p. 1-43, with pl. 1. En français, dans Annales d'agriculture française, 1822, et Bibliothèque univ., Agriculture, vol. vin, p. 191. En allemand, trad. par Berg ; in-8°; Leipzig, 1824.
Mémoire sur la famille des Ternstræmiacées, et en particulier sur
le genre Saurauja. Mém. de la Soc. de phys. et d’hist. natur. de Genève, in-40, 1829 ; vol. 1, partie 11, p. 393-480, avec 8 pl.
Rapports (ou Notices) sur les plantes rares ou nouvelles qui ont fleuri dans le Jardin botanique de Genève. Mémoires de la So-
ciété de physique et d'histoire naturelle ; in-4°, 1e" rapport, vol. 1 (1822), partie 11; 2me rapport, vol. 11 partie 11 (1824), p. 125, 3e notice, vol. 1v (1830), p. 487; 4me notice (1831), vol. v, p. 139, avec 5 pl. ; 5me notice (1833), avec Alph. DC., vol. vi, p. 208, contenant 5 pl.; 6e notice (1834), idem, vol. vi, p. 584, avec 8 pl. ; 7% notice (4836), idem, vol. vrr, p. 265, avec 8 pl.; 8e notice (1840), idem, vol. 1x, p. 76, avec 3 pl. — Une 9e et une 10e notice, par Alph. DC. seul, lequel à réuni les dix rapports et notices tirés à part en un volume in-4°, avec titre et tables. Genève, 1823-47.
Mémoire sur quelques genres nouveaux de la famille des Buttné-
riacées. Mémoires du Muséum d'histoire natur., vol. x (1824), p. 97-115, avec 5 pl.
Extrait de la séance de clôture d'un cours de Botanique agricole ;
in-8° ; Genève, 1823. Bulletin de la Classe d'agriculture, avril 1823, n° 8 et 9; Bibl. univ. Agriculture, vol. vit, p. 119.
PRODROMUS SYSTEMATIS NATURALIS REGNI VEGETABILIS ; in-8° :
I, 1824 ; 11, 1895 ; 111, 1828 ; IV, 1830 ; v, 1836; vi, 1837; vu, partie 1, 1838; vis, partie 11, 1839 ; à l'exclusion de quelques articles faits par divers collaborateurs, mdiqués au bas des pages et récapitulés en tête du volume x, et en ajoutant d’autres articles publiés dans les vol. vrir à x1, après la mort de l’auteur.
Note sur le feuillage des Cliffortia. Annales des Sciences natur.,
vol. 1 (1824), p. 447.
1 Le dernier volume du Prodromus, publié par mes soins avec le concours de plusieurs collaborateurs, est le quatorzième. Les volumes xv et xvi sont en partie sous presse, et termineront l'ouvrage, avec l’énumération des Dicotylé-
dones.
Note sur la place de la famille des Cucurbitacées dans la série des familles naturelles. Mémoires de la Société de physique et d’histoire natur. de Genève, vol. 1 (1825), p. 33-37.
Notice sur quelques genres et espèces nouvelles de Légumineuses. Annales des Sciences naturelles, vol. 1v (4825), p. 90.
MÉMOIRES SUR LA FAMILLE DES LÉGUMINEUSES ; 1 vol. in-4°. Paris, 1825, avec 70 pl.
PLANTES RARES DU JARDIN DE GENÈVE; in-4°. (Genève, fascic. 1 et 11, 4825; ui et 1V, 1826; réunies en un volume, 1829, avec 24 pl. coloriées.
Extrait d'un Mémoire sur le nouveau genre nommé Pictetia, et sur ceux qui, comme celui-ci, avaient été confondus dans le Robinia. Bibliothèque universelle, mai 1825.
Note sur le Trifolium Magellanicum. Annales des Sciences natur., janvier 1825.
Instruction sur l'emploi des engrais liquides. Bulletin de la Classe d'agriculture, 1825, n° 28, vol. 11, p. #0, et dans le Journal d'agriculture du département de l'Ain, octobre 1831.
Notice sur la culture de l'Olivier. Bibliothèque univ. (Agriculture), 1825 0 ip 0
Note sur les Myrtacées. Dictionnaire classique d'histoire. naturelle ; vol. xt, et à part, in-8°. Paris, 1826.
Premier mémoire sur les Lenticelles des arbres et le développement des racines qui en sortent. Annales des Sciences natur., 1826, p. 1, dvec 2 pl. en couleur.
Mémoire sur les genres Connarus et Omphalobium ou sur les Connaracées Sarcolobées. Mémoires de la Société d'histoire natur. de Paris, vol. 11, et à part, in-40. Paris, 1826, avec 3 pl.
Notice sur la matière organique qui a coloré en rouge les eaux du lac de Morat. Première partie : Sur la matière rouge considérée sous le rapport de l’histoire naturelle, 1826. Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, vol. xx, partie 11, p. 29, avec 1 pl. coloriée.
Revue de la famille des Lythraires, 1826. Mémoires de la Société de physique et d'histoire natur. de Genève, vol. ur, partie 11, p. 65-96, avec 3 pl.
Cours de Botanique ; première partie : ORGANOGRAPHIE VÉGÉTALE ; 2 vol. in-8°. Paris, 1827, avec 60 pl. Traduite en allemand par M. Meissner, 2 vol. in-8°; Tubingue. Traduite en anglais par M. Broughton Kingdon, 2 voi. Londres, 1859. Idem, édit. 2. New-York, 1840 (d’après Pritzel thes.).
Notice sur la botanique du Brésil. Bibl. univ., novembre 1827.
97 Revue de la famille des Portulacées. Mémoires de la Société d’histoire natur. de Paris, vol. 1v (4828), p. 174-194, et à part,
| in-40. Paris, 1827, avec 2 pl.
98 Mémoire sur le Fatioa, genre nouveau de la famille des Lythraires. Mémoires de la Société helvétique des Sciences natur., vol. 1, et à part, in-4°. Zurich, 1828, avec 1 pl.
99 Programme et rapport sur les pépinières du canton de Genève. Bulletin de la Classe d’agric. de Genève ; in-8°, 1822 et 1828.
100 Considérations sur la Phytologie, ou Botanique générale. Dictionnaire classique d'histoire natur., article Phytologie, vol. xux, et à part, in-8°. Paris, 1828.
101 Mémoire sur la famille des Combrétacées. Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, vol. 1v, p. 1-46, avec 5 pl., et à part, in-4°. Genève, 1828.
102 Notes sur quelques plantes observées en fleurs dans la serre de M. Saladin, à Pregny. Mémoires de la Soc. de phys. et d’hist. natur. de Genêve ; vol. 1v, p. 85-90, et à part, in-4°, 1898.
103 COLLECTION DE MÉMOIRES POUR SERVIR A L’HISTOIRE DU RÈGNE VÉGÉTAL ; 1 vol. in-40. Paris. — I. Mélastomacées, 1828, avec 10 pl. — Il. Crassulacées, 1828, 13 pl. — HT. Onagraires, 1829, 3 pl.— IV. Paronychiées, 1829, 6 pl.— V. Ombellifères, 1829, 19 pl. — VI. Loranthacées, 1830, 12 pl. — VII. Valérianées, 1830, 5 pl. — VII. Sur quelques espèces de Cactées, 1834, 12 pl. — IX. Sur la structure et la classification des Composées, 1838, 19 pl. — X. Statistique des Composées, 1838.
104 De l’état actuel de la Botanique générale. Revue franç., avril 1829.
405 Bibliothèque universelle de Genève (journal mensuel, in-8°). — Dans la période de 1825 à 1835, principalement, divers articles sur des ouvrages nouveaux. Îls sont ordinairement signés DC. *
1 La signature DC., qui est l’abréviation la plus employée pour notre nom dans les ouvrages de botanique, provient d’un usage spécial à Genève, celui d'écrire avec un grand D et une seconde grande lettre les noms qui commencent par la particule de. On écrivait souvent autrefois et on continue à écrire dans beaucoup d’actes officiels De Saussure, De la Rive, De Candolle. Par suite des mêmes habitudes, on ne supprime pas le de quand les Français le suppriment. Aïnsi on parle à Genève de l’hygromètre de De Saussure, au lieu de dire l’hygromètre de Saussure, et j'ai des amis qui ne reculent pas devant la redondance : la méthode de De Candolle. Ces fautes locales d'orthographe ou de langage disparaissent à mesure que la langue française est mieux connue. L’abréviation DC. a fait prévaloir dans les livres de botanique la forme genevoise de nctre nom, tandis que la forme française et ancienne, sous laquelle nous signons ordinairement, est la seule qui aït jamais été employée par nos parents demeurés en France,
(Alph. de C.)
Les plus importants ont été tirés à part et sont indiqués ici sous leur titre spécial.
Notice sur l’Arracacha et quelques autres racines légumières de la famille des Ombelliféres. Bibl. univ., janvier 1829, p. 73. (Voyez n° 126.)
Notice sur les différents genres et espèces dont les écorces ont été confondues sous le nom de Quinquina. Bibliothèque univ., juin 1899, p. 144.
Notice sur la racine de Caïnca, nouveau médicament du Brésil. Bibliothèque univ., décembre 1829. |
Notice sur la botanique de l'Inde orientale et les encouragements que la Compagnie anglaise lui a accordés. Bibliothèque univ., décembre 1829.
Revue de la famille des Cactées, avec des observations sur leur végétation et leur culture, ainsi que sur celles des autres plantes grasses. Mémoires du Muséum d'histoire naturelle; vol. xvir, p. 1-119, avec 21 pl., et à part, in-40. Paris, 1829.
Résumé de quelques travaux récents sur le maïs. Bibliothèque universelle, janvier 1830.
Notice sur la végétation des plantes parasites et en particulier des Loranthacées. Bibl. univ., mars 1830.
De quelques ouvrages récemment publiés sur la Botanique de la Lorraine. Bibl. univ., 1830, vol. 11, p. 260.
Considérations sur les forêts de la France. Revue franc., 1830.
Note nécrologique sur Jos. Raddi. Bibliothèque univ., février 4830.
Histoire de la Botanique genevoise. Discours prononcé à la cérémonie académique des promotions, le 14 juin 1830; imprimé dans le 5me volume des Mémoires de la Société de physique et d'histoire natur. de Genève, et à part, in-40.
Notice nécrologique sur J.-B. Balbis. Bibl. univ., février 1831.
Notice sur la longévité des arbres et les moyens de la constater. Bibliothèque univ., Sciences et Arts, mai 1831.
De l'influence de la température atmosphérique sur le développement des arbres au printemps. Bibl. univ., décembre 1831. Rapport fait à la Classe d'agriculture sur le concours relatif à la culture des fleurs. Bulletin de la Classe d'agriculture, 1831. — Idem sur le concours d'exposition des fleurs de 1832. Bulletin
de la Classe d'agriculture.
Essai sur la théorie des assolements. Bulletin de la Classe d’agrie. de Genève, février 1831. Tiré à part, br. in-8°, Genève, 1832, et reproduit dans la Physiologie.
PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE, ou seconde partie du Cours de botanique;
3 vol. in-8°. Paris, 1832. Les deux premiers volumes ont été traduits en allemand par M. Rœper, 1833.
Revue de quelques ouvrages récemment publiés sur le genre des Saules. Bibl. univ., Sciences et Arts, 1832, vol. 1, p. 15. Vie de Linné. Extrait de l'ouvrage de M. Fée, avec des notes, inséré dans la Bibliothèque universelle, 1832. Trad. en anglais
dans le Journal de Jameson d'Edinburgh, 1833.
Genres nouveaux de la famille des Composées ou Synanthérées, dans les Archives de Botanique de Guillemin, 1'° décade, 1833; 9me décade, vol. 11, p. 514.
Note eur l’Arracacha. Bibliothèque univ., 1833. vol. nr, p. 27. (Voyez ci-dessus, n° 106.)
Note sur la division du rêgre végétal en quatre embranchements, lue à la Société de physique et d'histoire naturelle en novembre
1833, insérée dans la Bibliothèque universelle, 1833, vol. x11, p. 259. Traduite en allemand dans le Linnæa, 1835.
Notice sur les progrès de la botanique pendant l’année 1832. Bibliothèque univ., 1833, vol. zur, p. 142. Archives de botanique, vol. II.
Botanique de la Chine septentrionale. Bibliothèque univ., janvier 1834, p. 107.
Notice historique sur la vie et les travaux de R.-L. Desfontaines, Bibl. univ., février 1834. Annales des Sciences natur., mars.
Compositæ Wightianæ, inséré dans l'ouvrage intitulé Contributions to the Botany of India by R. Wight. London, 1834.
Réponse à une lettre de M. H. Stephens sur les maladies des Mélèzes dans la Grande-Bretagne Bibl. univ., février 1834.
Notice sur les graines de l’Ananas, lue à la Société de physique et d'histoire naturelle, en janvier 1834. Mémoires de la Société, vol. vir, art. 1, 1836.
Botanique. Encyclopédie des gens du monde ; vol. nt, p. 737, et à part, In-8°, 1834.
Note sur l'huile de Ramtilla et la plante qui la produit, lue à la Société de physique et d'histoire naturelle et à la Société médicochirurgicale de Genève, en décembre 1833, imprimée dans le n° 77, notice 7. 1836.
Revue sommaire de la famille des Bignoniacées. Bibliothèque univ., septembre 1838 ; réimprimée avec quelques changements dans les Annales des Sciences natur. de mai 4839 (publ. en septembre).
Notice sur M. Jean-Frédéric de Chaillet, 1839, insérée dans le premier volume des Mém. de la Société des sciences de Neuchâtel.
Description d’une nouvelle espèce de figuier (Ficus Saussureana).
Mémoires de la Société de physique et d'histoire natur., vol. 1x (1840), avec 1 pl.
Aug.-Pyr. et Alph. de Candolle, Monstruosités végétales ; 17 fasc., 23 pages, 7 pl., in-4°. Neuchâtel, 1841. Mémoires de la Société helvétique des Sciences natur., vol. v.
2° Publés après la mort de l'auteur.
Divers fragments du PropRonmus, vol. virt-xr, déjà mentionnés (no 80). |
Mémoire sur la famille des Myrtacées. Genève, 1842, in-40. Mémoires de la Société de physique et d'histoire natur. de Genève, vol. 1x, 61 pages et 22 pl., et à part, 1 vol.
Mémoires et souvenirs d’Aug.-Pyr. de Candolle, écrits par luimême. Un vol. in-8°. Genève, 1862.
3° Manuscrits.
Journaux de ma vie, 1798, 1799. Non continués. (Voyez Pièces justificatives, n° x11.)
Notice historique sur Ernest Coquebert de Montbret, lue à la Société philomathique, le 16 brumaire an xu.
Sur les rapports naturels des Dipsacées avec les Nyctaginées. Ce mémoire est faux ; l’observation inexacte. Il ne doit pas être im— primé.
Observations sur la structure et la végétation des Algues marines, 1806. — Ce mémoire a été présenté à l’Institut, avec les planches. Îl a été jugé digne d’entrer dans la collection des Savants étrangers, mais n'a pas été imprimé. J'en ai tiré quelques ie pour l'Organographie et la Physiologie.
Notice historique sur le Jardin de Montpellier. 1813. Ce morceau devait servir de préface à l'ouvrage projeté du Jardin de Montpellier. Le prospectus in-4° a été imprimé à Paris, chez Schæll, sans date.
JOURNAUX DE MES VOYAGES BOTANIQUES ET AGRONOMIQUES DANS L'EMPIRE FRANÇAIS. 8 Vol. in-4° et quelques cahiers in-8°.
Galliæ plantarum nomina trivialia ordine alphabetico digesta. 1 vol. in-4° (reproduit en grande partie dans l'ouvrage suivant).
DICTIONNAIRE DES NOMS VULGAIRES DES PLANTES, dans soixantesept langues ou dialectes, fait sous ma direction par Alex. Moritzi. 4 vol. in-folio.
STATISTIQUE VÉGÉTALE DE LA FRANCE. Un carton comprenant le plan de l'ouvrage, plusieurs fragments et des notes.
152 Dictionnaire étymologique des noms de genres. À vol. in-4°. ([ncomplet.)
453 DICTIONNAIRE DE LA NOMENCLATURE BOTANIQUE. 2 vol. in-folio !.
154 Observations sur la partie botanique du Dictionnaire de l’Académie, communiquées à M. Raynouard, secrétaire perpétuel de l'Académie française, le 44 septembre 1832.
155 De Candolle et Raynouard, Flore de Troubadours.
156 Un très-grand nombre de notes botaniques, fragments de mémoires, descriptions de plantes, extraits d'anciens cours, extraits d'ouvrages, etc., qu'il est inutile d’énumérer.
$ 2. Sur des sujets étrangers à la botanique ou à l'agriculture, tels que Biographies *, Économie politique, Mtaüstique, Administration, ec.
1° Publés.
157 Notice sur H.-B. de Saussure. Décade philosophique, 1799.
458 Notice sur la vie et les écrits du comte de Rumford. Décade philosophique, avec son portrait, dessiné par Mie Henriette Rath. (Voir ci-dessus, p. 114.)
1 Comprenant tous les noms de classes, familles, tribus, genres ou sections proposés ou admis par les auteurs, avec leur date, le nom des auteurs et la place dans l’ordre botanique. J'ai tenu ce dictionnaire au complet, soit pour mon propre usage, soit avec l’idée de le publier quand le Prodromus sera fini.
? Celles de botanistes sont déjà indiquées dans ce qui précède. Mon père ayant publié un grand nombre d’éloges ou articles biographiques, dont plusieurs sont disséminés dans des discours, articles de journaux, etc., indépendamment de ceux qui forment des opuscules distincts énumérés ici, je vais les indiquer par ordre alphabétique, en renvoyant à l'ouvrage dans lequel ils se trouvent, c’està-dire à l’un des numéros de la présente liste ou aux Procès-verbaux de la Société des Arts (S. A.), en indiquant l’année.
Arlaud (Jérémie), peintre. S. A. 1827. Bonnet (Ch.). 116.
Arlaud (L.-A.), peintre. S. À. 1831. Boustetten (Victor de). 176, ann. 1832, Audéoud, agriculteur. S. A. 1837. Brière (R.-L.), amateur de peinture. Auriol, peintre. S. A 1834. S. À. 1826.
Balbis, botaniste. 117, 177. Broussonet (Aug.), botaniste. 39. Bellamy (P.), agriculteur. S. A.1832. Bouvier (P.), peintre. S. A. 1837. Bertero, botaniste. 128. Butini (P.;, docteur S. A. 1839. Boissier, de Ruth (H.), agriculteur. S. A. Candolle (Pyramus de, fils de Cosme). 1826. 116, p. 38.
Bonelli. 177. Cassini, botaniste, 128.
Paris, 1799. À
459 Notice sur les soupes à la Rumford, par J.-P.-Benj. Delessert et A.-P. de Candolle; in-80.
160 Réponse du Bureau de Bienfaisance de la division du Mail aux objections contre l’emploi des soupes économiques ; in-8°. Paris, 100)
161 Rapports sur les travaux de la Société philanthropique, faits comme secrétaire au nom ou de la Société, ou du Comité des soupes économiques ; in-8°. Paris, 1799, 1800, 1801, 1802.
Discours prononcé à Montpellier, à la séance de mon installation
comme professeur ; mentionné dans le Moniteur universel du 9
juin 1808.
Castiglione (comte Louis), présid. de la Société des Arts de Milan. S.A. 1832.
Chabrey (Dominique), botan. 116.
Chaillet (de), botaniste. 137.
Chaix, peintre. S. A. 1835
Chaptal, ministre, !28.
Colladon (J.-A.), pharmac. S$. A. 1830.
Collart (Joseph), graveur. S. A. 1831.
Coquebert de Montbret (E.), botan. 144.
Cuvier (G.). 179, 142, p. 98.
Darier (J.-P.-L.), mécanic. S. A. 1825.
Darier (D.), mécanicien. S. A. 1829.
Desfontaines, botaniste, 130.
Duméril. 142, p. 97.
Dumont (Étienne), publiciste. 172.
Du Pan (J.), amat. de beaux-arts. S. A.
Ferrière, peintre. S. À. 1840.
Houriet {J.-.F), horloger. S A. 1830.
Huber (Fr.), naturaliste. 178.
Jaquet (J.), sculpteur. S. A. 1839.
Le Fort (Jacques), juge. S. A. 1826.
Léri {Jean de), voyageur botan. 116.
Leschot (J.-Fr.), mécanic. S. À, 1825.
Lethière, peintre. S. A. 1832.
Lévesque, peintre. S. A. 1832.
Lhuillier, prof. de mathém. S. À. 1840.
Linné. 124.
Lullin-Joly, agriculteur. S. À. 1833.
Mavrice (Fréd.-Guill.), physicien. S. A.
Maurice (George), physic. S. A. 1839.
Mercier {Ph.), botaniste. 126.
Micheli-de Châteauvieux, horticulteur.
Necker-de Saussure, syndic, amateur des arts mécaniques. S. A. 1826.
Nestler, botaniste. 128.
Paul, mécanicien. 3. À. 1837.
Peschier, professeur de mathém. 170, année 1832.
Peschier, pharmacien. S. A. 1832,
Petit-Pierre (A.-H.), mécanicien, S. A.
Pictet (Ch.), agronome. S. A. 1825.
Pictet (M.A), physicien. S. A. 1825.
Pictet-Diodati (J.-M.-J.), agronome. S. A.
Prevost (P.), prof. de philosophie. S. A.
1839, et no 183.
Raddi, botaniste. 115.
Redouté, peintre de fleurs. S. A. 1840.
Reverdin, prof. de dessin. S. A. 1829.
Rive (G. de la), syndic et prof. de chimie S. A. 1834.
Rumford (comte de), physicien. 158.
Sarasin (J.-L.), propriétaire. S. A. 1834.
Saussure (Hor.-Bén. de). 157.
Say (Jean-Baptiste). 180.
Schaub, prof. de mathém. S. A. 1825.
Senebier. 116.
Simond, auteur de voyages. 170, année
Tavan, horloger. S. À. 1837.
Tronchin (J.-L.-R.), amateur de peinture. S. À. 1838.
Vanière, prof. de dessin. S. À. 1835.
Varnier (Ch.-L.), docteur. 163.
Wiellandy, agriculteur. S. A. 1837.
Notice sur Ch.-L. Varnier, lue dans l’assemblée générale de la Société philanthropique le 6 avril 1816 ; br. in-8°.
Un Genevois à ses concitoyens ; in-8°. Genève, 1819.
Rapport fait à la Société de lecture comme président, le 20 avril
Rapport de la commission des subsistances au Conseil Représentatif ; in-8°. Genève, 1819.
Discours prononcés comme président de la Société des Arts, dans les séances publiques annuelles, en 1825, 1826, 1827, 1898, 1829, 1830, 1831, insérés dans les procés-verbaux de ce corps, vol. 1e, in-40, Genève, et dans les vol. 11 à 1V, in-8°, pour les années 1832 à 1840.
Proposition faite au Conseil Représentatif de consacrer un nouveau don de Miles Rath à la construction d’une bibliothèque publique. Archives genevoises, 1827, p. 19.
Note sur une liste de poissons du lac Léman, faite en 1581, par Jean Duvillard. Archives genevoises, 1827, p. 321.
Rapports au nom du Comité d'utilité cantonale ; in-8°. Genève, 1828, 1829, 1830.
Rapport à la Classe d'industrie sur l'exposition des produits de l’industrie genevoise ; in-8°. Genève, 1828.
Notice sur la vie et les écrits de M. Dumont. Bibliothèque univ., novembre 1829, et à part, in-8°, Genève, 1829.
Sur la statistique du royaume des Pays-Bas. Bibliothèque univ., janvier 1830.
De l’histoire éclairée par la physiologie des races humaines, ou des caractères physiologiques des races humaines, considérées dans leurs rapports avec l'histoire, par W.-T. Edwards. Bibl. univ., Littérature, juillet 1829.
Notice sur quelques usages de la ville de Saint-Gall. Bibl. univ., février 1830.
Discours sur l’état de l'instruction publique de Genève, prononcés comme recteur de l’Académie aux promotions de 1831 et de 1832. Brochures in-8°.
Discours prononcé à l'ouverture de la session de la Société helvétique des Sciences naturelles à Genève, en 1832.
Notice sur la vie et les écrits de Fr. Huber. Bibliothèque univ., février 1832; reproduit dans la Revue encyclop., mars 1832; traduit dans Silliman, American Journal, 1833.
Mort de G. Cuvier. Bibliothèque univ., mai 1832; trad. dans le Journal des Sciences d'Édimbourg.
Mort de J.-B. Say. Bibliothèque univ., octobre 1832.
481 Notice sur la route du Saint-Gothard. Bibl. univ., décembre 1833.
182 Notice sur le pont suspendu de Fribourg en Suisse. Bibl. univ. (Littérature), septembre 1834.
183 Notice sur P. Prevost. Bibliothèque univ., avril 1839.
184 Note sur l'ouvrage de la Bienfaisance publique, par de Gérando. Bibliothèque univ., décembre 1839 ; réimprimée à Paris, par le libraire, in-8°, et in-24, à la suite de l'écrit intitulé: Du Paupérisme, 1840.
20 Manuscrits ?.
185 Notice sur la vie des Teignes à falbalas, faite à Champagne, en 1797, après de nombreuses expériences. C'est le premier travail contenant des observations nouvelles. J'en ai publié quelques faits dans mon Essai sur les propriétés médicales des plantes.
186 Notice sur la chenille des pins. 1798.
187 Lettres sur la Hollande. 1799.
188 Description des hospices et hôpitaux de Paris, 1801. (Voyez cidessus, p. 122.) J'en ai remis une copie à M. Delessert quand il fut nommé membre du Conseil général des hospices. Ce manuscrit conserve quelque valeur comme description exacte de l’état où étaient les hôpitaux avant la création du Conseil.
189 Essai sur la bienfaisance publique, 1802, non achevé Il ne m'en reste que des fragments. L'ouvrage aurait eu quelques rapports avec celui que de Gérando a publié en 1839 ; mais je manquais de documents et je l'ai abandonné pour la botanique.
190 Réflexions sur le sort futur de la vallée du Léman, 1814. Cet écrit, rédigé à Montpellier, fut envoyé au Conseil provisoire de Genève. Il s’est retrouvé dans les papiers du syndic Des Arts.
191 Mémoire sur la maladie la Pellagra. (Voyez ci-dessus, p. 266.)
192 Discours sur l’influence comparative des causes externes et de l’hérédité sur les races des êtres organisés, prononcé aux Promotions de 1818.— Ce discours ne contient rien de bien nouveau, aussi je n'ai pas voulu le publier.
193 Esquisses de géographie morale. Tableaux de Genève, Montpellier,
1 La totalité des ouvrages ou opuseules de mon père qui ont été publiés forme dans ma bibliothèque 9 volumes in-folio, 11 volumes in-40 et 37 volumes in-8° (les mémoires ou articles de peu d’étendue étant réunis en volumes selon leur nature). Linné, dont l’activité était bien soutenue et qui a vécu huit ans de plus, n’a pas autant écrit. Il est vrai que les moyens de publication étaient plus rares à son époque et dans son pays. (Alph. de C.)
2 La liste dressée par l’auteur contient l'indication de quarante articles manuscrits non botaniques Je n’en cite qu’une partie, (Alph. de C)
Saint-Seine, la Suisse, etc., 1812-1836. Ouvrage souvent interrompu.
194 Lettre à Mme la princesse W. sur les moyens les plus convenables de supprimer le servage parmi les nations d’origine slave. 1832. (Voyez p. 426 ) :
195 Souvenirs et réflexions sur divers sujets. (Voyez Pièces justificalives, n° I.)
196 Recueil de vers. (Voyez Pièces justificatives, n° xrtr.)
Sont désavouês comme m'ayant été attribués faussement ou inexactement .
Recherches sur la Botanique des anciens, par de Candolle et Encontre. Bull. de la Société des sciences, Lettres et Arts de Montpellier, et à part, in-8°, entièrement rédigé par M. Encontre, qui a cru devoir y mettre mon nom, parce que je lui avais fourni quelques notes verbales.
A.-P. De Candolle’s und K. Sprengel's Grundzüge der wissenschafthchen Pflanzenkunde zu Vorlesungen ; 1 vol. in-8°. Leipzig, 1820. Ouvrage entiérement rédigé par M. Sprengel, d'après ses propres idées, et auquel je suis étranger.
Elements of the philosophy of Plants, by A.-P. De Candolle and K. Sprengel, translated from the German (by Jameson). Traduction de l'ouvrage précédent.
Glossaire de Botanique, ou étymologie de tous les noms de classes, de genres et espèces ; in-8°. Paris, avec deux pl. Je ne reconnais pas cetouvrage, mis à tort sous mon nom dans la Bibliothèque de Milltitz. Serait-ce le Glossaire de M. Al. de Theis, faussement désigné ?
Tous les articles signés de mon nom dans le Dictionnaire d'agriculture de Déterville, excepté celui de Géographie botanique et agricole ; les autres ont été extraits par Bosc de mes ouvrages, et sous ce prétexte il y a mis la signature DC.
Recueil sur les soupes à la Rumford, par MM. Parmentier, Cadet de Vaux, Delessert, de Candolle, etc. ; 4 vol. in-8°. Paris. C’est un recueil de divers écrits (dont un ou deux de moi) fait par un libraire, sans mon aveu.
Une expérience agricole d'un M. Parkinson est mentionnée dans le premier volume du Cultivateur, et dans le Journal de l’Iudustrie et de l'Agriculture, 6e cahier de décembre, p. 293, sous ma signature. Cet article est un acte de faux. Je n'ai rien dit ni écrit de semblable.
1 L’opuscule, sous le n° 2299, attribué à mon père par M. Pritzel, Thes. lit. bot., est de moi. (Alph. de C.)
IIT
Planches botaniques.
Histoire des plantes grasses... ... 168 pl. coloriées F Lihacées vo INR RE RER ADO? d Redouté.
AS(TASOlOBIAS Dee LCR 50 en noir Icones plantarum Galliæ rariorum. 50 24. pur Turpin et Poiteau. Mémoires sur les Légumineuses... 70 id. | Orsanosraphe Ar ERACReEREeRt 60 2d. par Heyland. Plantes rares du Jardin de Genève. 24 coloriées
Divers autres mémoires, y compris celui des Myrtacées publié après lmortiude lanteuree een 281 col. ou noir. La plupart d'Heyland.
Une grande partie du texte des Jcones selectæ (5 vol. in-folio) de M. Delessert est d'Aug.-Pyr. de Candolle, qui avait même donné à son ami, pour les insérer dans cet ouvrage, un certain nombre de planches de Composées. Le chiffre total des planches botaniques expliquées ou publiées par mon père, ou faites à ses frais, est donc à peu près de mille.
Environ 300 dessins préparés pour divers ouvrages n’ont pas été publiés, sans parler de 500 dessins, au trait, de germinations, et d'un millier de copies de la Flore du Mexique, mentionnées ci-dessus, p. 288.
Mon père a introduit l'usage des diagrammes ou plans de coupes transversales des fleurs, qui a contribué beaucoup à l'intelligence de la symétrie des organes. (Alph. de C.)
Familles, genres et espèces établis par DC.
1° Familles.
En 1801. Algues (distinguées des Lichens).
1805. Hypoxyla (réunion de deux ordres, l’un dans les Champignons l’autre dans les Lichens), 1805. Alismaceæ (depuis divisées), Colchicaceæ, Valerianeæ, Grossularieæ, Juglandées (indiquées seulement).
1811. Ochnaceæ, Simarubeæ.
1817. Dilleniaceæ.
1821. Podophyllaceæ, Fumariaceæ.
1824. (Déjà en 1813 dans la Théorie élémentaire, sans descriptions), Drosoraceæ, Lineæ, Camellieæ.
1824. Hippocastaneæ, Rhizoboleæ, Oxalideæ, Coriarieæ.
1826. Alangieæ, Memecyleæ.
1828. Fouquieraceæ.
4830. Corneæ (tribu élevée au rang de famille).
1839. Roussæaceæ.
1845. (Déjà dans la Théorie élémentaire, 2e édit., sans description.) Sesameæ.
Total, vingt-cinq familles, adoptées généralement par les botanistes.
20 (Fenres.
Les genres nouveaux établis par mon père s’élevaient en 1839,
d’après la liste qu'il en avait dressée, à ........... de HE Publiés depuis sa mort dans les volumes vit à x du Prodrome ou dans Meissner, Genera....... AN
Total: 78607
L'auteur avait noté vingt-sept genres d'anciens auteurs qui avaient été abandonnés, mais qu'il avait repris et publiés de nouveau en les leur attribuant. Si on les ajoute aux genres de lui, cela forme en tout einq cent trente-quatre genres nouveaux ou rétablis.
3° Tribus et sections.
Nous n'avons pas relevé le nombre des subdivisions de familles (tribus), ni celui des sous-genres (sections) que mon pêre à constitués, parce que ces divisions sont moins fixes et ont une forme moins précise que les familles ou les genres. Elles ont cependant leur valeur, et mon père a beaucoup contribué à les introduire dans la science. C’est même dans la création de ces groupes intermédiaires, fondés sur les principes de la méthode naturelle, que le Prodromus a le plus innové. La subordination des groupes y est complète, tandis que précédemment on faisait volontiers des divisions artificielles dans les familles et surtout dans les genres.
40 Espèces nouvelles.
La liste nominative des espèces nouvelles, annexée au manuscrit des Mémoires, peut se résumer de la manière suivante :
Espèces publiées dans :
Différents mémoires ou articles antérieurs à la Flore française... 31 Astragologia ur. Re MERE ERRRER ER 47 Flore française et son Supplément. Synopsis. Rapports sur les VOYAGES JAN INR ANRT EN RER 5939 Catalogus hontmMonspeliensis MA EEE EEE EEE RER 125 Divers mémoires ou opuscules de 1806 à 1829 et Ficus en 1840. 127 Plantes rares du Jardin de Genève et Notices. .............. 49 Systema et Prodromus jusqu'aux Composées. ............... 1722 Composées dans le Prodromus et dans Wight contributions . . .. 3064 Prodromus Vol vit, part 200 LRPRP ERNEST 148 Totalpendantila vie deNMauteur RER PEER PEER 5846
Après sa mort, dans les volumes viir-x1 du Prodromus. 504
La dernière plante que mon père ait décrite (en 1841) est un Vitex ; la dernière espèce nouvelle est le Vitex Vauthieri, que M. Schauer a publiée dans le Prodromus, vol. x1, page 690.
Le chiffre de 6350, rapproché de celui des genres nouveaux (534), montre que l’auteur n'a pas multiplié les genres outre mesure, comme le pensaient jadis quelques personnes. La proportion de dix à onze espèces par genre est celle qui résulte de l'ensemble des végétaux phanérogames énumérés, en 1841, dans le Nomenclator de Steudel. Depuis cette époque, dans les derniers volumes du Prodromus, je remarque une proportion d'espèces plus grande par genre, mais cela devait arriver, puisque nous approchons du moment où tous les genres qui existent à la surface de la terre seront connus.
Mon père est probablement le botaniste qui a décrit la plus grande quantité de formes nouvelles, génériques et spécifiques, du moins parmi ceux qui ont conservé aux mots genre et espèce leur sens ordinaire. Lamarck, Kunth, de Martius, Blume, sir W.-J. Hooker, Lindley, ont également décrit un bien plus grand nombre de formes nouvelles que Linné; cependant je suis porté à croire que les chiffres indiqués ci-dessus n’ont été atteints par personne. Du reste, le mérite du Prodromus est plutôt dans la classification de toutes les formes, ou importantes ou secondaires, conformément aux principes de la méthode naturelle, et à ce point de vue le groupement des espèces dans les paragraphes, la création de sousgenres où sections de genres, celle de tribus et de sous-tribus mérite-
raient autant d'attention que l'établissement de familles, genres ou espéces. Enfin, le perfectionnement des ouvrages par de bonnes règles de nomenclature et par des procédés d'ordre avance autant la science que certaines nouveautés, et puisque nous faisons ici la récapitulation des services rendus par l’auteur des Mémoires, il convient de mentionner les suivants : 10 il a contribué plus que personne à établir dans la nomenclature la loi de priorité ; 2° il a le premier cité réguliérement les numéros des collections de voyageurs et a recommandé fortement ce moyen d'ordre si commode ; 3° il a introduit l'emploi d’un signe typographique pour indiquer les auteurs ou les localités dont on a vu des échantillons authentiques. (Alph. de C.)
Nomenelature des genres nouveaux.
On à pu remarquer dans le texte des Mémoires (p. 90, 118, 398, etc.), combien l’auteur attachait d'importance à la dédicace d’un genre, et cependant à quel point il tenait aux règles usitées dans cette nomenclature, par exemple à celle de ne pas prendre le nom d'une personne absolument étrangère à la botanique ou aux sciences qui s’y rattachent. Il à voulu aussi montrer l’impartialité qu'il mettait dans les hommages rendus aux botanistes, et dans ce but il avait relevé les noms de genres dédiés par lui à divers botanistes en les classant d’après les pays d’origine des individus. Je donne ce tableau après l'avoir complété.
Le signe + indique une personne qui était morte à l’époque où le genre lui a été dédié ; le signe © une personne du sexe féminin.
SUISSES (30). Huberia. D'autres cantons (11). Macairea. Blanchetia.
Genevois (19). Mt Chaletae Chabræa +. Moricandia. Ginginsia.
Colladonia. Pictetia +. Graflenrieda +.
Delucia +. Pueraria. ed Dubyæa, Rochea +. du :
Dufresnia. SaussureA +. Tschudya +.
Dunantia. Senebiera. Vicatia +.
Fatioa +. Trembleya +. Wydleria.
Heylandia. Vaucheria. Zollikoferia.